La santé avance en Île-de-France

Moustique tigre en Île-de-France

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Photo Moustique tigre
Copyright JB Ferre / EID Méditerranée
Le moustique tigre est présent et actif dans tous les départements d'Île-de-France, à l'exception du Val d'Oise. Fortement nuisible, il peut transmettre certaines maladies lorsqu’elles circulent sur le territoire. Voici comment le signaler, éviter sa prolifération et se protéger des piqûres, notamment lors des voyages.
Corps de texte

Aedes albopictus, est un moustique tropical plus connu sous le nom de "moustique tigre". Lorsqu’il pique une personne infectée par le virus Zika, de la dengue ou du chikungunya, il peut transmettre cette infection. Il est donc aussi important de bloquer le développement de ce moustique que de s’en protéger lorsqu’on est malade. Aucun cas de transmission de virus par ce moustique n’a été observé en région Île-de-France. 

Signaler un moustique tigre

Vous pensez avoir observé un moustique tigre ? Vous souhaitez le signaler ? L’ensemble de la population peut participer à la surveillance de cette espèce afin de mieux connaître sa répartition. Il s'agit d'une action citoyenne permettant ainsi de compléter les actions mises en place.

Pour pouvoir signaler la présence d’un moustique tigre aux autorités sanitaires, il faut disposer 

  • d’une photo d’un moustique tigre ou
  • d’un moustique dans un état permettant son identification.

Aucune identification ne sera possible si vous ne disposez pas de l’un ou de l’autre.

Signaler la présence d'un moustique tigre
sur le Portail de signalement du moustique tigre

Le moustique « tigre » est fortement affilié à l’homme et il aime vivre au plus près de chez nous parce qu’il y trouve :

  • de la nourriture pour ses œufs, en nous piquant ;
  • des endroits pour pondre dans les eaux stagnantes ;
  • des lieux de repos à l’ombre des arbres.  

Les produits anti-moustiques (insecticides et répulsifs) ne permettent pas d’éliminer durablement les moustiques. En revanche, vous pouvez agir en éliminant ses lieux de repos et ses lieux de ponte.

Pour limiter les lieux de repos des moustiques adultes, il faut :

  • Débroussailler, tailler les herbes hautes et les haies, élaguer les arbres ;
  • Ramasser les fruits tombés et les débris végétaux ;
  • Réduire les sources d’humidité (limiter l’arrosage) ;
  • Entretenir votre jardin.

Pour détruire les larves et éviter la prolifération, il faut :

Éliminer les endroits où l’eau peut stagner :

  • petits détritus
  • pneus usagés : vous pouvez aussi les remplir de terre, si vous ne voulez pas les jeter
  • encombrants
  • outils de jardinage laissés à l’extérieur

  • déchets verts

Changer l’eau des plantes et des fleurs une fois par semaine ou, si possible, supprimer les soucoupes des pots de fleurs, remplacer l’eau des vases par du sable humide.

Vérifier le bon écoulement des eaux de pluie et des eaux usées et nettoyer régulièrement gouttières ; regards ; caniveaux et drainages.

Couvrir les réservoirs d’eau avec un voile moustiquaire ou un simple tissu les bidons d’eau ; citernes ; bassins.

Couvrir les piscines hors d’usage et évacuer l’eau des bâches ou traiter l’eau (eau de javel, galet de chlore, etc.).

Si vous vous trouvez dans une région où le moustique tigre est implanté, protégez-vous des piqûres .

  • Porter des vêtements couvrants et amples ;
  • Si possible, allumez la climatisation : les moustiques fuient les endroits frais ;
  • Appliquer sur votre peau des produits antimoustiques en vous conformant aux conseils de votre médecin ou de votre pharmacien. Un répulsif cutané doit être choisi suivant la tranche d’âge et la population concernée, surtout en ce qui concerne les enfants et les femmes enceintes. Télécharger : Répulsifs pour la protection contre les moustiques et autres insectes piqueurs du ministère en charge de la santé ;
  • Des moustiquaires de berceau imprégnées peuvent être utilisées pour les nourrissons et les bébés ;
  • Utiliser des diffuseurs d’insecticides à l’intérieur et des serpentins à l’extérieur.

Télécharger le dépliant

Moustique tigre : ce qu'il faut savoir, comment se protéger, comment éviter sa prolifération

Dans certaines régions du monde, notamment tropicales, les moustiques peuvent transmettre des maladies comme le chikungunya, la dengue ou le zika.

Protégez-vous des piqûres de moustique. Là-bas comme à votre retour.

Vous pourrez trouver des informations complémentaires pour les voyageurs dans le BEH hors-série - Recommandations sanitaires pour les voyageurs 2019.

Les collectivités locales ont un rôle majeur dans la lutte contre les moustiques vecteurs de maladies, que ce soit par la sensibilisation des populations où la mise en œuvre d’action pour éliminer les gîtes de développement des moustiques.

Vous trouverez dans cette section un guide détaillant les possibilités d’actions des collectivités ainsi que des documents de communication à destination du grand public.

Guide à l'attention des collectivités souhaitant mettre en oeuvre une lutte contre les moustiques urbains vecteurs de dengue, de chikungunya et de zika (Centre National d’Expertise sur les Vecteurs CNEV)

Kit de communication

Vous trouverez ci-dessous des supports à imprimer pour votre communication locale :

 

Les autorités surveillent l'implantation de ce moustique en France métropolitaine en raison de sa capacité de transmettre des maladies tropicales après avoir piqué des personnes malades.

Depuis le 1er janvier 2020, l’ensemble des départements du territoire métropolitain est considéré comme à risque de d’implantation et de développement du moustique tigre. L’ARS a été désignée comme responsable de la mise en œuvre de la surveillance et de la lute contre les moustiques vecteurs de maladies. Pour mener à bien cette mission, l’ARS fait appel aux opérateurs habilités suivants pour intervenir sur le terrain.

Plus d’informations sur la présence du moustique tigre en France métropolitaine (Ministère)

Modalités de surveillance

  • une surveillance entomologique (c’est-à-dire des populations de moustiques). Elle est renforcée à partir du 1er mai dans les zones où le moustique est présent ou susceptible de s’implanter. Elle est assurée sur l'ensemble de la région au moyen de pièges pondoirs. Cette surveillance vise à détecter l'implantation et l’activité du moustique ;
  • une surveillance épidémiologique (c'est-à-dire des malades). L’ARS est informée via les professionnels de santé des cas de Dengue, Chikungunya ou Zika qui surviennent dans la région. Grâce aux informations données par les malades, l’ARS peut orienter les actions de lutte anti-vectorielle pour empêcher la survenue  d’un cas autochtone , ce qui ne s’est jamais produit dans la région ;
  • une sensibilisation des personnes résidant dans les zones où la présence du moustique est avérée. Il s'agit d'éliminer autour et dans leur habitat toutes les sources d’eau stagnantes, gîtes potentiels de reproduction des moustiques. Des actions d’information et de communication sont menées en période estivale par les autorités publiques locales, en lien avec les Conseils départementaux et les communes concernées.

Les préfectures et l'ARS mettent en œuvre les dispositions du Code de la santé publique (R.3114-9 et suivants) de façon à prévenir la circulation de maladies transmises par les moustiques sur le territoire régionale. Ce dispositif est actif sur l’ensemble de la région et régi par arrêtés du ministère de la santé, déclinés au niveau local en concertation avec les Préfectures et les collectivités locales.

Arrêté du 23 juillet 2019 relatif aux modalités de mise en œuvre des missions de surveillance entomologique, d'intervention autour des détections et de prospection, traitement et travaux autour des lieux fréquentés par les cas humains de maladies transmises par les moustiques vecteurs

Arrêté du 23 juillet 2019 fixant la liste des départements où est constatée l'existence de conditions entraînant le développement ou un risque de développement de maladies humaines transmises par l'intermédiaire de moustiques et constituant une menace pour la santé de la population