La santé avance en Île-de-France

Vaccination : politique régionale et ressources

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Un enfant en train d'être vacciné
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Politique vaccinale en Île-de-France, prévention de la rougeole, grippe saisonnière, centres de vaccination franciliens…
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Ne laissons pas la grippe nous gâcher l’hiver.

La grippe saisonnière est une maladie fréquente et généralement bénigne, mais pour des personnes fragiles, elle peut se révéler grave et parfois mortelle. C’est pour cette raison que des efforts sont nécessaires pour l’éviter.

La vaccination est un des principaux gestes de prévention de la grippe. En France, cette vaccination ne concerne pas tout le monde. Les personnes considérées comme à risque de présenter des complications graves de la grippe sont ciblées en priorité :

  • les personnes âgées de 65 ans et plus;
  • les personnes souffrant de certaines affections de longue durée (ALD);
  • les personnes souffrant d’un asthme ou d’une broncho-pneumopathie chronique obstructive (BCPO);
  • l’entourage familial des nourrissons de moins de 6 mois présentant des facteurs de risque de grippe grave;
  • les femmes enceintes quel que soit le trimestre de la grossesse. Elles bénéficient du vaccin antigrippal gratuit.
  • les personnes présentant une obésité avec un IMC ≥ 40 kg / m2;
  • les personnes atteintes d’une hépatopathie chronique avec ou sans cirrhose.

Pour ces personnes, le vaccin est pris en charge par l’assurance maladie à 100%.

Professionnels de santé, faites-vous vacciner !

Les personnes dans les catégories ci-dessus ne répondent pas toujours complètement au vaccin antigrippal. Ceci est souvent dû à l’état de leur système immunitaire, qui ne répond pas à un vaccin comme celui d’une personne en bonne santé.

Pour améliorer leur protection, il faut réduire au maximum les chances de contact avec les virus de la grippe : il est de ce fait très important que les professionnels de santé qui s’en occupent se fassent vacciner quelque soit le secteur ou le mode d’exercice.

Autres personnes éligibles à la vaccination

Outre les personnes ci-dessus, le vaccin peut être proposé par des entreprises au titre de la prévention en milieu professionnel. Il est dans ces cas pris en charge par l’entreprise.

Quand et à quelle périodicité se faire vacciner ?

Le vaccin contre la grippe saisonnière est disponible de début octobre jusqu’à fin janvier tous les ans (6 octobre 2017 au 31 janvier 2018 cette année). La vaccination peut se faire sur toute cette période, mais une vaccination précoce est préférable (pendant le mois de novembre, par exemple).

Attention : le virus de la grippe subit des mutations fréquentes, qui rendent la revaccination annuelle importante. Il n’est pas suffisant de se faire vacciner une fois ou « de temps en temps ». Pour les personnes éligibles, une vaccination annuelle est nécessaire.

Un bouclier de protection contre la grippe saisonnière et les virus de l’hiver

La vaccination n’est pas la seule mesure de protection contre la grippe : l’adoption de certains gestes, appelés « mesures barrière » est tout aussi fondamentale !

Les mesures barrière, lorsque bien comprises et appliquées, diminuent la circulation des virus de la grippe durant toute la saison hivernale. Elles diminuent aussi la circulation des autres virus de l’hiver, d’où leur intérêt.

Aujourd’hui des preuves scientifiques nous ont permis de savoir que les mesures barrière sont aussi efficaces que la vaccination pour la prévention de la grippe. C’est la conjonction vaccination + gestes barrière qui protège, alors, adoptons-les !

Un rappel sur les gestes barrière, c’est par ici !

Le rôle d’information des professionnels de santé auprès de leurs patients

Parce que prévenir des décès évitables est un enjeu majeur de santé publique, relancer le réflexe de la vaccination constitue aujourd’hui une priorité. Comme chaque année, les professionnels de santé sont les interlocuteurs privilégiés des patients et ont un rôle essentiel à jouer dans l’information sur la grippe et son vaccin, ainsi que sur l’importance fondamentale des gestes barrière.

En savoir plus

Pour tous les publics

Pour les professionnels de santé

En plus des 3 vaccins actuellement obligatoires : 

  • la diphtérie, 
  • le tétanos 
  • la poliomyélite

S’ajoutent : 

  • l’haemophilius influenzae B (bactérie provoquant notamment des pneumopathies et des méningites),
  • la coqueluche,
  • l’hépatite B, 
  • la rougeole, 
  • les oreillons,
  • la rubéole, 
  • le méningocoque C (bactérie provoquant des méningites),
  • le pneumocoque (bactérie provoquant notamment des pneumopathies et des méningites)

En pratique, l’extension à 11 vaccins obligatoires représente 10 injections pour les enfants, étalées sur 2 ans. Au moins 70 % des enfants connaissent déjà ces 10 injections sur 2 ans et 80 % plus de 8 injections.

En savoir plus sur le site du Ministère de la Santé

Le calendrier vaccinal fixe les vaccinations applicables aux personnes résidant en France en fonction de leur âge, émet les recommandations vaccinales «générales» et des recommandations vaccinales «particulières» propres à des conditions spéciales (risques accrus de complications, d’exposition ou de transmission) ou à des expositions professionnelles.

Depuis mai 2017, le Comité Technique des Vaccinations est devenu la Commission Technique des Vaccinations, rattachée à la Haute Autorité de Santé (HAS).

Les recommandations vaccinales formulées antérieurement par le Haut conseil de la santé publique (HCSP) demeurent valables, ses missions autres que celles transférées à la HAS sont conservées.

Nouveaux vaccins :

  • Vaccins hexavalents contre diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite, Haemophilus influenzae de type b, hépatite B : un troisième vaccin est désormais disponible : Vaxelis® ; ses indications sont identiques à celles des autres vaccins hexavalents. En l’absence de données d’interchangeabilité pour l’ensemble des vaccins hexavalents, tout schéma vaccinal débuté avec un hexavalent doit être poursuivi avec le même hexavalent.
  • Vaccins tétravalents contre la grippe saisonnière : trois vaccins grippaux tétravalents disposent d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) ; il s’agit des vaccins : Influvac Tetra®, Vaxigrip Tetra®, Fluarix Tetra®.

Arrêt de commercialisation :

  • Le vaccin rougeoleux monovalent Rouvax® n’est plus commercialisé actuellement et ne sera plus disponible à partir d’avril 2018. Actuellement, sa délivrance est réservée aux indications recommandées (nourrissons âgés de 6 à 11 mois devant être vaccinés dans un contexte de post-exposition ou de voyage en zone d’endémie.)

Mise à jour :

  • Les recommandations relatives à des populations particulières qui reposent sur des avis du Haut conseil de la santé publique (personnes immunodéprimées, nourrissons prématurés, femmes enceintes ainsi que personnes âgées) sont regroupées dans un chapitre. Les références aux personnes immunodéprimées ainsi qu’aux voyageurs sont donc retirées des autres chapitres.
  • Un tableau relatif à la vaccination des catégories de personnes immunodéprimées les plus fréquemment rencontrées en médecine de ville a également été ajouté dans la partie tableaux.

En savoir plus sur le calendrier vaccinal 2018 (site du ministère de la Santé)

Pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2018, la vaccination contre la rougeole est obligatoire avec une dose à l’âge de 12 mois et une dose entre 16 et 18 mois.

La rougeole, maladie très contagieuse, peut entraîner des complications graves, voire mortelles ou laisser des séquelles neurologiques.

Pour éviter les épidémies de rougeole, il faut atteindre une couverture vaccinale très élevée, de l’ordre de 95%. Or, aucune région en France n’a aujourd’hui atteint une telle cible.

Après une année 2016 encourageante, avec un faible nombre de cas (79 cas déclarés sur l’année), l’année 2017 commence avec une augmentation inattendue. Au 12 avril 2017, 134 cas de rougeole avaient déjà été déclarés à Santé Publique France au niveau national. Il est probable que ce nombre augmente encore pendant le printemps.

Actualités sur la rougeole par Santé Publique France

L'épidémie récente (2008-2011) a montré les conséquences d'une couverture vaccinale insuffisante. Un vaccin efficace permet d'améliorer la santé de la population.

La rougeole est une maladie à déclaration obligatoire qui doit être signalée sans délai par le médecin traitant à l’ARS Île-de-France pour permettre la mise en œuvre des mesures de contrôle.

Signaler un cas de rougeole

Chiffres-clé en Île-de-France

Une épidémie s'est déroulée de 2008 à 2011. En 2011, 1791 cas de rougeole ont été notifiés en Île-de-France*. 92 % des cas ont été enregistrés au cours du premier semestre.

Pour l’année 2012, 134 cas ont été signalés, sans pic épidémique notable. Depuis le mois de septembre, le nombre de cas a diminués. Mais la vigilance ne doit pas s'éteindre afin de prévenir un pic endémique.

* source : déclaration obligatoire Santé Publique France, Cellule de l’InVS en Régions Île-de-France Champagne-Ardenne (données 2012 provisoires au 27 novembre 2012).

En savoir plus

Le site Info Rougeole

Les pénuries vaccinales sont devenues un problème récurrent pour l’accès au vaccin ces dernière années. Le terme recouvre plusieurs situations : depuis des difficultés d’approvisionnement rapidement résolues aux ruptures totales de stock, en passant par des fluctuations d’approvisionnement durables.

Les pénuries vaccinales ne sont pas un phénomène français : dans la plupart des cas, plusieurs pays sont touchés. Les solutions sont souvent proposées et discutées au niveau international.

Sur le territoire français, l’Agence nationale de sécurité du Médicament (ANSM) assure, en lien avec le laboratoire, le suivi des stocks et la distribution des vaccins. Elle met à disposition sur son site des informations sur les pénuries médicamenteuses dont vaccinales.

Le Ministère en charge de la santé, dans ce cadre, effectue une saisine du Haut comité de santé publique(HCSP). Sur la base de ces recommandations, il élabore de nouvelles stratégies vaccinales (priorisation des sujets à vacciner). Il procède à la diffusion de l’information concernant la priorisation retenue et les mesures de gestion adaptées aux ARS.  

Dans le cadre de ces pénuries, l’ARS relaie les informations et instructions à l’ensemble des professionnels de santé, veille à la mise en œuvre de ces instructions et signale au ministère les difficultés rencontrées. 

Vaccin contre la tuberculose

Le vaccin BCG est actuellement réservé aux structures participant au dispositif gratuit de vaccination :

  • PMI
  • CLAT
  • Centres de vaccination.

Chaque département de la région a une organisation propre concernant cette vaccination.

Ce dispositif devrait évoluer en 2017 pour permettre un accès plus large à la vaccination.

Vaccins contre les hépatites virales

Certaines formes des vaccins contre l’hépatite A ou contre l’hépatite B se retrouvent également en situation de pénurie, depuis 2015 et 2017 respectivement.

Le HCSP a actualisé ses recommandations pour la vaccination tant que les pénuries dureront. Ces recommandations ont été reprises par le Ministère.

Pourquoi un engagement de l'ARS dans la politique vaccinale ?

Des progrès considérables ont été réalisés ces dernières années pour la santé des populations concernant les maladies infectieuses à prévention vaccinale, cette diminution est multifactorielle (amélioration des conditions de vie, antibiothérapie, vaccination) ; hors de nos jours, la place de la vaccination est parfois sous-estimée voir contestée.

Malgré des dispositifs complémentaires (libéraux et publics) qui répondent à la nécessité de protection individuelle et de groupe, il est observé :

  1. la résurgence de maladies : rougeole, coqueluche, du fait de recommandations vaccinales insuffisamment suivies
  2. des professionnels de santé insuffisamment sensibilisés à un calendrier vaccinal en évolution
  3. des innovations vaccinales souvent méconnues
  4. des groupes de population difficiles à atteindre

Ces constats incitent à développer la politique vaccinale régionale

L'ARS  Île-de-France s’engage à développer des actions de promotion de la vaccination :

  • auprès des populations : autour de la périnatalité et de la santé des jeunes
  • par une mobilisation de tous les professionnels (médecins, infirmiers) et ceux dont les missions évoluent (sages-femmes et pharmaciens)
  • par le renforcement de la surveillance des maladies à prévention vaccinale : épidémiologie et connaissance de la couverture vaccinale

La politique nationale de vaccination est arrêtée par le Ministère de la santé, conseillé par le Haut Conseil de la Santé Publique. L’ARS Île-de-France adapte cette politique au regard des spécificités régionales.

Les grandes orientations de la politique  nationale de vaccination sont matérialisées tous les ans sous la forme d’un calendrier vaccinal. Il présente dans le détail chacun des vaccins importants à chaque âge de la vie, et le schéma vaccinal pour garantir la protection des personnes vaccinées. Les effecteurs de la vaccination sont multiples : médecins généralistes, pédiatres, sages-femmes, infirmiers, pharmaciens (dans le cadre d’une expérimentation actuellement). Il est important d’encourager les usagers au dialogue avec leurs professionnels de santé de référence. En plus du secteur privé, plusieurs structures pratiquent également des vaccinations gratuites, pour le compte de cette politique nationale.

Ces dernières années, plusieurs actions ont été entreprises pour mettre la vaccination au cœur du débat public. Elles permettent progressivement de connaître et répondre aux enjeux actuels en la matière.

Fin 2016, une grande concertation citoyenne a eu lieu. Elle a recueilli des contributions en ligne de toute personne souhaitant donner son avis. Des comités d’usagers et de professionnels ont ensuite proposé des recommandations, sous la forme d’un rapport. Au vu des profondes transformations suggérées, il est fort probable que cette politique continue d’évoluer dans les années à venir.

En savoir plus

Programme national d’amélioration de la politique vaccinale 2012-2017

Le guide vaccination (pour tous les professionnels de santé)

Argumentaire en faveur de la triple vaccination rougeole-oreillons-rubéole - Réactualisation (mars 2014) - Questions-réponses pour rassurer en cas de réticences à cette vaccination (Santé Publique France)