La vaccination vise à proposer à toutes et tous l'accès à une protection contre le virus. C’est une nouvelle arme mise en place pour freiner sa circulation qui est complémentaire des protocoles sanitaires déjà en vigueur, et ne saurait remplacer l'application des gestes barrières.
Vaccination - campagne de rappel
Pour continuer à se protéger face au virus du Covid-19, la vaccination est recommandée pour les publics les plus fragiles. À la suite de la campagne automnale de vaccination contre la grippe et le Covid-19, une campagne de renouvellement vaccinal contre le Covid-19 est organisée au printemps 2026, conformément aux recommandations de la Haute Autorité de santé.
En complément de la campagne automnale qui s’est achevée le 28 février dernier, la HAS recommande une campagne de renouvellement vaccinal contre le Covid-19 au printemps pour les personnes à risque de formes graves. Elle se déroulera du 20 avril au 30 juin.
Qui est éligible au renouvellement de printemps ?
Conformément aux recommandations de la Haute autorité de santé (HAS), la vaccination est recommandée pour les personnes les plus à risque de formes graves :
- les personnes âgées de 80 ans ou plus ;
- les personnes immunodéprimées, quel que soit leur âge :
- les résidents des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes et en unités de soins de longue durée, quel que soit leur âge ;
- toute personne identifiée comme étant à très haut risque, selon chaque situation médicale individuelle et dans le cadre d'une décision médicale partagée avec les équipes soignantes.
Un délai minimum de six mois doit être respecté depuis la dernière injection ou infection. Ce délai peut être réduit à trois mois pour les personnes les plus à risque de formes graves, dans le cadre d'une décision médicale partagée avec les équipes soignantes.
Calendrier de la campagne de rappel
La campagne de renouvellement vaccinal se déroulera du 20 avril au 30 juin 2026 avec possibilité de prolongation en fonction de la situation épidémiologique.
Ce calendrier permet d'assurer une protection des personnes les plus fragiles pendant la période estivale, tout en garantissant leur rééligibilité au début de la campagne automnale dans des conditions optimales.
Modalités de commande des vaccins
Les commandes se font directement sur l'outil de commande de Santé publique France, selon les mêmes modalités que les campagnes de vaccination précédentes.
Continuons à respecter les gestes barrières
Les gestes barrières, utiles pour prévenir les infections contre le Covid-19 mais également contre toutes les infections respiratoires aigües de l’hiver, comme la grippe, restent essentiels et doivent être maintenus et renforcés, y compris après la vaccination.
Je n’ai encore jamais été vacciné ? Comment faire ?
La vaccination en ville est ouverte à toutes les personnes dès l'âge de 6 mois.
La primo vaccination
Le schéma vaccinal peut être initié par les professionnels de ville qui proposent des injections avec :
- Vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech classique (30µg), pour la primo-vaccination de personnes âgées de 12 ans et plus ;
- Vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech, forme pédiatrique (10µg), pour la vaccination des enfants âgés de 5 à 11 ans ;
- Vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech, forme pédiatrique (3µg), pour la vaccination des enfants âgés de 6 mois à 4 ans ;
- Vaccin Nuvaxovid du laboratoire Novavax pour les adultes allergiques ou réticentes à l’ARNm.
La vaccination des enfants
En primo-vaccination, un vaccin spécialement dosé pour les enfants de 5 à 11 ans est disponible. Il s’agit de la forme pédiatrique du vaccin Pfizer-BioNTech, qui est trois fois moins dosée que la forme adulte du vaccin.
Selon l’avis de la HAS, un vaccin adapté pour les enfants à risque de faire une forme grave du Covid-19 est disponible pour les enfants âgés de 6 mois à 4 ans, dosé à 3µg.
A la suite de la promulgation de la loi du 30 juillet 2022 mettant fin aux régimes d'exception créés pour lutter contre l'épidémie liée au Covid-19, l’autorisation des deux parents est nécessaire pour la vaccination de toutes les personnes mineures, dans la mesure du possible.
Comment peut-on se faire vacciner ?
Que ce soit pour initier un schéma vaccinal ou pour bénéficier d’une dose de rappel, la vaccination contre la Covid-19 est accessible chez le professionnel de santé de votre choix : médecin traitant, pharmacien, en cabinet d'infirmiers, sages-femmes, ou chirurgien-dentiste.
Listes des pathologies conduisant à un très haut risque de forme grave
o personnes atteintes de cancers et de maladies hématologiques malignes en cours de traitement par chimiothérapie ;
o personnes atteintes de maladies rénales chroniques sévères, dont les patients dialysés ;
o personnes transplantées d’organes solides ;
o personnes transplantées par allogreffe de cellules souches hématopoïétiques ;
o personnes atteintes de poly-pathologies chroniques et présentant au moins deux insuffisances d’organes ;
o personnes atteintes de certaines maladies rares et particulièrement à risque en cas d’infection (liste spécifique établie par le COS et les filières de santé maladies rares) ;
o personnes atteintes de trisomie 21
- Pathologies cardio-vasculaires
o Hypertension artérielle compliquée (notamment complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales),
o Antécédent d’accident vasculaire cérébral,
o Antécédent de chirurgie cardiaque,
o Insuffisance cardiaque ;
o Antécédents de coronaropathie - Diabètes de type 1 et 2 ;
- Pathologies respiratoires chroniques susceptibles de décompenser lors d’une infection virale, notamment
o bronchopneumopathie obstructive,
o insuffisance respiratoire,
o asthme sévère,
o fibrose pulmonaire,
o syndrome d’apnées du sommeil,
o mucoviscidose, - Insuffisance rénale chronique ;
- Obésité avec indice de masse corporelle supérieure ou égale à 30 ;
- Cancer ou hémopathie maligne ;
- Maladies hépatiques chroniques, en particulier la cirrhose;
- Immunodépression congénitale ou acquise ;
- Syndrome drépanocytaire majeur ou antécédent de splénectomie ;
- Pathologies neurologiques
o Maladies du motoneurone,
o Myasthénie grave,
o Sclérose en plaques,
o Maladie de Parkinson,
o Paralysie cérébrale,
o Quadriplégie ou hémiplégie,
o Tumeur maligne primitive cérébrale,
o Maladie cérébelleuse progressive ;
Plus d'informations : La liste des comorbidités et des maladies associées à un risque de forme grave de Covid-19 - Ministère de la Santé, de la Famille, de l'Autonomie et des Personnes handicapées
- Troubles psychiatriques ;
- Démence
I. Les cas de contre-indication médicale faisant obstacle à la vaccination contre la covid-19 mentionnés à l'article 2-4 sont :
1. Les contre-indications inscrites dans les dernières versions des résumés des caractéristiques du produit (RCP) :
a) Contre-indications pour tous les vaccins autorisés en France
- antécédent d'allergie documentée à un des composants du vaccin, produit actif ou excipients tels que mentionnés dans le RCP ;
- réaction anaphylactique au moins de grade 2 (atteinte au moins de 2 organes) secondaire à une injection d'un vaccin contre la covid-19, confirmée par une après expertise allergologique.
b) Contre-indications aux vaccins Vaxzevria (Astra Zeneca) et JCovden (Janssen) :
- personnes ayant déjà présenté un ou plusieurs épisodes de syndrome de fuite capillaire (contre-indication commune au vaccin Vaxzevria (AstraZeneca) et au vaccin JCovden (Janssen)) ;
- personnes ayant présenté un syndrome thrombotique et thrombocytopénique (STT) à suite d’une vaccination par le vaccin Vaxzevria (AstraZeneca) ou le vaccin JCovden (Janssen).
2. Une recommandation médicale de ne pas initier une vaccination (première dose) :
- myocardites ou myo-péricardites associées à une infection par SARS-CoV2.
3. Une recommandation établie après concertation médicale pluridisciplinaire de ne pas effectuer une dose supplémentaire de vaccin (deuxième dose ou dose de rappel) suite à la survenue d'un effet indésirable d'intensité sévère ou grave attribué à une précédente injection de vaccin signalé au système de pharmacovigilance (par exemple : la survenue de myocardite, de syndrome de Guillain-Barré, de syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique (PIMS)…).
4. Une recommandation établie par un centre de référence maladies rares (CRMR) ou un centre de compétence maladies rares (CCMR) après concertation médicale pluridisciplinaire (avis collégial documenté) de ne pas initier la vaccination contre la covid-19.
II. Les cas de contre-indication médicale temporaire faisant obstacle à la vaccination contre la covid-19 mentionnés à l'article 2-4 sont :
1. Traitement par anticorps monoclonaux anti-SARS-CoV-2 ;
2. Myocardites ou péricardites d'étiologie non liée à une infection par SARS-CoV-2 survenues antérieurement à la vaccination et toujours évolutives ;
3. Syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique (PIMS) post-infection par le SARS-CoV-2, pendant 3 mois suivant la survenue du PIMS. La vaccination peut avoir lieu passé ce délai, après récupération d’une fonction cardiaque normale, et en l’absence de tout syndrome inflammatoire.
Dans l’état actuel des connaissances scientifiques, il n’y a pas de contre-indication à la vaccination des patients présentant des symptômes prolongés de Covid-19 (ou «Covid long»). Par ailleurs, dans son avis du 26 novembre 2021, le COSV rappelle que les maladies auto-immunes, dont la polyarthrite rhumatoïde et la sclérose en plaques (SEP), ne sont pas des contre-indications à la vaccination contre le Covid-19.
Plus d'information : Covid-19 | Vaccination Info Service
Dès le 17 novembre 2021, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français a recommandé la vaccination de toutes les femmes enceintes, quel que soit le stade de la grossesse. Le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale a rappelé l’importance de la vaccination, y compris en rappel, chez les femmes enceintes et les femmes ayant un désir de grossesse y compris celles qui ont une assistance médicale à la procréation dans sa note du 2 février 2022 (Source COSV 02/02/2022).
Quels sont les risques si je suis enceinte et non vaccinée ?
La non-vaccination entraîne des risques pour la femme enceinte et son enfant.
Les femmes enceintes sont plus à risque de développer des formes graves de Covid-19 que les femmes du même âge qui ne sont pas enceintes. Cette plus forte vulnérabilité peut augmenter les risques de complications de la grossesse, la survenue d’accouchement prématuré et de complications pour le fœtus et le nouveau-né chez les femmes enceintes infectées au Covid-19.
Pourquoi est-il important de se faire vacciner lorsqu’on est enceinte ?
Les femmes enceintes qui se font vacciner transmettent des anticorps au fœtus et protègent ainsi le nouveau-né contre le virus. Se faire vacciner lorsqu’on est enceinte, c’est se protéger et protéger son bébé.
La grossesse ne constitue pas une contre-indication à la vaccination et n’est donc pas une dérogation possible à l’obligation vaccinale.
Quels vaccins une femme enceinte peut-elle recevoir ?
Que ce soit en primo-vaccination ou en rappel, les femmes enceintes peuvent se faire vacciner avec un vaccin à ARN messager. Elles peuvent recevoir le vaccin Pfizer peu importe leur âge ou le vaccin Moderna pour les personnes âgées de plus de 30 ans.
Le schéma vaccinal à suivre est identique.
Où peut-on se faire vacciner lorsqu’on est enceinte en Île-de-France ?
Que ce soit pour initier un schéma vaccinal ou pour bénéficier d’une dose de rappel, la vaccination contre la Covid-19 est accessible chez le professionnel de santé de votre choix : médecin traitant, pharmacien, en cabinet d'infirmiers, sages-femmes, ou chirurgien-dentiste.





