Moderna et Pfizer : 2 vaccins au fonctionnement comparable et à l’efficacité identique

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Alors que la campagne de rappel vaccinal contre le Covid-19 bat son plein, nombreux sont les Franciliens qui s’interrogent sur les similitudes et les différences entre les vaccins Moderna et Pfizer. Quel vaccin pour la dose de rappel ? Pourquoi Moderna n’est-il pas recommandé pour les personnes de moins de 30 ans ? L’ARS fait le point.

L'Agence lance un support synthétique de comparaison des vaccins contre la Covid-19 à destination des professionnels de santé engagés dans la vaccination et confrontés aux questions éventuelles des usagers. Ce guide propose via une présentation synthétique, des clés de lecture pour expliquer simplement les spécificités des vaccins Pfizer et Moderna autorisés en France et répondre aux questions les plus fréquemment posées.

Téléchargeable et facilement imprimable, ce document a été pensé pour permettre un usage simple et rapide auprès des professionnels mobilisés en Île-de-France.

Covid-19 : comprendre les vaccins Moderna et Pfizer

 

Vaccins Covid-19 : Questions réponses

Le document propose également de répondre à certaines questions fréquemment posées par les usagers sur les vaccins autorisés en France.

Les 2 vaccins Pfizer et Moderna sont équivalents. Ils ont le même principe actif (selon la technique dite de l’ARN messager) et la même efficacité sur les formes grave de la maladie. Ils sont compatibles entre eux. Les seules différences concernent leur conditionnement et leurs modalités de conservation. On peut donc utiliser indifféremment l’un ou l’autre pour effectuer sa dose de rappel, quel que soit le vaccin initialement utilisé pour la vaccination.

Des analyses menées par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM)1 ont montré que, dans de très rares cas (132/1 000 000) les vaccins ARNm pouvaient créer chez les jeunes hommes, dans les sept jours suivant la vaccination, des myocardites et péricardites (inflammations passagères du muscle cardiaque qui n’occasionnent pas de décès). Chez les moins de 30 ans, les données montrent que ce phénomène est moins fréquent avec le vaccin Pfizer qu’avec le vaccin Moderna. Au-delà de 30 ans le risque, très faible, est le même avec les 2 types de vaccin. En France, la Haute autorité de santé (HAS) recommande 2  donc de privilégier l’utilisation du vaccin Pfizer chez les personnes de moins de 30 ans, qu’il s’agisse d’une primo-vaccination ou d’un rappel vaccinal.

Selon les données recueillies, alors que les deux vaccins à ARNm Pfizer et Moderna ont été utilisés pour des milliards d’injections dans le monde, nous savons que les deux sont extrêmement efficaces dans la prévention des formes graves et contre l’infection à la Covid-19, et présentent un très haut profil de sécurité. Les vaccins permettent de diviser par 12 le risque d’être hospitalisés en soins critiques, et par 10 le risque de décès, par rapport à une personne non vaccinée. Les patients, y compris âgés de moins de 30 ans, ayant reçu une dose de Moderna par le passé n’ont aucune inquiétude 
à avoir. Comme le souligne la Haute Autorité de Santé et l’ANSM, les rares cas de myocardites ou de péricardites recensés sont survenus principalement dans les 7 jours suivant la vaccination, et n’ont à ce jour provoqué aucun décès. Malgré une vigilance partagée par tous les pays du monde utilisant ces 2 vaccins sur l’ensemble de leurs populations, aucun effet secondaire de moyen ou long terme n’a été identifié pour le vaccin Moderna comme pour le vaccin Pfizer.

Oui, il n’y a aucune contre-indication médicale à recourir à une vaccination hétérologue, c’est-à-dire à faire son rappel avec un autre vaccin que celui avec lequel on a effectué son premier schéma vaccinal.

L’immunité vaccinale contre le Covid-19 commence à diminuer au bout de cinq à six mois en général, quel que soit le vaccin utilisé lors du premier schéma vaccinal. Pour les personnes âgées ou immunodéprimées, ce délai est réduit à trois mois. C’est cette baisse de l’immunité qui explique la nécessité de faire une dose de rappel. Il est indispensable de bénéficier d’un « boost » immunitaire pour conserver une protection forte et durable contre le virus.

Le variant Omicron étant apparu récemment, nous ne disposons pas encore de données précises sur l’efficacité des vaccins contre lui. Nous devrions en savoir plus dans les semaines à venir. En tout état de cause, il est indispensable d’effectuer un rappel vaccinal sans attendre, 5 mois après avoir effectué un premier schéma de vaccination complet, pour rester efficacement protégé contre la maladie.

Lorsqu’un vaccin est mis au point, il est conçu pour créer plusieurs types d’anticorps, liés aux différentes parties du virus. De cette façon, même si une partie du virus mute, les anticorps peuvent quand même reconnaître le reste du virus et intervenir. Il est toutefois possible qu’un variant rende un vaccin moins efficace.

C’est pour cela que les chercheurs continuent à travailler sur de nouvelles versions des vaccins, adaptés aux différents variants.

 

De manière générale, les personnes jeunes (20-30 ans) ont un meilleur système immunitaire que leurs aînés. Leurs défenses immunitaires réagissent donc de façon plus vigoureuse à l’injection d’une forme atténuée du virus.

C’est probablement pour cela que les jeunes ont plus de risques de développer des effets indésirables (fièvre, fatigue, maux de tête, courbatures). Cela ne rend pas le vaccin moins efficace et les effets indésirables, quand il y en a, durent rarement plus de quelques jours.

 

 

 


Votre interlocuteur direct pour toutes vos questions de santé, conseils médicaux reste votre médecin traitant, notamment en cas de symptômes évocateurs du Covid-19 (fièvre, toux, douleurs articulaires…). Si la maladie s’aggrave (essoufflement, difficultés respiratoires), il faut contacter le SAMU-Centre 15.


 

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