La démoustication menée par l’ARS Île-de-France s’inscrit dans une démarche de santé publique visant à réduire le risque de transmission locale de maladies comme la dengue, le chikungunya ou le Zika par le moustique tigre (Aedes albopictus). Ces opérations de lutte antivectorielle sont strictement encadrées et déclenchées uniquement lorsqu’un risque sanitaire est identifié.
Tout savoir sur les opérations de démoustication de l’ARS
Dans quel cas une opération de démoustication est-elle déclenchée ?
Uniquement lorsque l’ARS évalue un risque de transmission épidémique d’une arbovirose (dengue, chikungunya ou Zika).
Dès lors que les investigations menées confirment la présence simultanée d’une personne en période de virémie, phase pendant laquelle le virus peut être transmis par piqûre de moustique, et de moustiques adultes, une évaluation du risque épidémique est réalisée par l’ARS Île-de-France permettant de statuer sur la nécessité de mettre en œuvre un traitement.
Ce traitement est réalisé dans un périmètre défini (généralement de 150 mètres autour des lieux fréquentés par le malade) et dans le respect de la réglementation environnementale vis-à-vis des points ou cours d’eau (application d’une zone tampon).
Le traitement adulticide est réalisé principalement de nuit, entre minuit et 5 heures du matin, lorsque le moustique tigre est au repos sur la végétation. L’opération est réalisée par pulvérisation spatiale ou nébulisation à ultra-bas volume depuis un véhicule spécialisé ou à pied dans les zones difficiles d’accès. Les habitants du quartier sont informés de l'opération.
Il vise à réduire au maximum le nombre de moustiques adultes, susceptibles d’avoir piqué le malade et donc de transmettre la maladie à d’autres personnes à proximité.
Quelles investigations sont réalisées avant le traitement ?
Lorsqu’un professionnel de santé déclare un cas de dengue, chikungunya ou Zika à l’ARS via le dispositif des maladies à signalement obligatoire (MSO), une enquête épidémiologique est immédiatement engagée.
Cette enquête permet :
- d’identifier les lieux fréquentés par la personne malade pendant la période où le virus peut être transmis par piqûre de moustique ;
- d’évaluer le risque de transmission ;
Une enquête entomologique est ensuite menée sur le terrain afin de rechercher :
- des moustiques adultes ;
- des gîtes larvaires ;
- des zones favorables au repos ou à la prolifération du moustique.
Les investigations reposent notamment sur :
- le piégeage ;
- l’utilisation de pièges pondoirs ;
- l’observation des eaux stagnantes ;
- l’analyse des zones humides et des réseaux d’eaux pluviales.
Qui est l’Agence Régionale de Démoustication (ARD) mandatée par l’ARS ?
L’Agence Régionale de Démoustication (ARD) est un opérateur spécialisé habilité et mandaté par l’ARS Île-de-France pour réaliser les interventions de terrain ainsi que des actions de sensibilisation et de formation de différents publics (collectivités territoriales, professionnels de santé, grand public, etc.).
Contrairement à ce que son nom peut laisser penser, l’ARD n’est pas une administration publique mais une entreprise de démoustication intervenant dans le cadre des missions de santé publique pilotées par l’ARS.
Ses missions comprennent :
· l’expertise entomologique ;
· les enquêtes de terrain ;
· le repérage des gîtes larvaires ;
· les opérations de démoustication à Paris et en Île-de-France.
Les techniciens disposent de certifications spécifiques pour manipuler les produits biocides et utilisent des équipements de protection individuelle adaptés.
Une opération de démoustication est prévue dans mon quartier : ce qu'il faut savoir
Comment suis-je informé d’une opération dans mon quartier ?
Les habitants concernés sont informés au minimum 36 heures avant l’intervention.
L’information est diffusée par :
- distribution de flyers ;
- affichage dans les immeubles ;
- communication des collectivités locales.
Les documents précisent :
- la date et l’horaire ;
- le périmètre de traitement ;
- les gestes à adopter ;
- les coordonnées utiles en cas de question.
Dans certaines situations d’urgence, notamment lors d’un risque élevé de chikungunya, les délais peuvent être raccourcis.
Les bons gestes à adopter avant, pendant et après la démoustication
Avant l’intervention :
- rentrer le linge, les jouets et les aliments ;
- protéger les bassins et points d’eau ;
- mettre les animaux à l’abri ;
- couvrir les ruches ou les déplacer.
Pendant l’intervention :
- rester à l’intérieur ;
- fermer les fenêtres ;
- éviter toute exposition au nuage de pulvérisation.
Après l’intervention :
- vider les contenants d’eau exposés ;
- laver les fruits et légumes du jardin ;
- attendre trois jours avant récolte si nécessaire.
Pour limiter durablement la prolifération du moustique tigre, il est essentiel de pratiquer chaque semaine :
- la suppression des eaux stagnantes ;
- l’assainissement des extérieurs ;
- le nettoyage des gouttières ;
- la gestion des eaux pluviales.
L’usage de moustiquaires, de répulsifs et de barrières physiques peut également compléter la prévention.
Le technicien doit-il entrer dans mon logement ou mon jardin privé ?
Les techniciens n’entrent jamais dans les habitations. Toutefois, certaines opérations peuvent nécessiter un accès temporaire à des espaces extérieurs privés afin d’assurer une couverture complète de la zone traitée. Le traitement est entièrement pris en charge par l’ARS Île-de-France. Aucun prix de démoustication ni devis de démoustication n’est demandé aux habitants.
Santé, environnement et produits utilisés
Quel type de produit est utilisé lors des opérations de démoustication ?
Le produit utilisé dans le cadre des opérations de lutte antivectorielle est Aqua K’Othrine®, un insecticide autorisé par l’Anses. Sa substance active est la deltaméthrine, appartenant à la famille des pyréthrinoïdes.
Ce produit agit par contact sur les moustiques adultes et est utilisé à très faible concentration grâce à des techniques de nébulisation à froid ou de pulvérisation ultra-bas volume. Il ne s’agit pas de produits phytosanitaires agricoles mais de produits biocides strictement encadrés par la réglementation sanitaire.
Lorsque cela est possible, des traitements biologiques à base de Bti (Bacillus thuringiensis israelensis) peuvent également être utilisés pour cibler les larves dans certains gîtes impossibles à supprimer.
Quels sont les risques pour la santé et l’environnement ?
Les opérations de démoustication sont encadrées afin de limiter l’exposition de la population et protéger la faune non-cible.
Aux doses utilisées, les traitements ne présentent pas de risque sanitaire majeur pour les habitants. Toutefois, des précautions sanitaires doivent être respectées :
- ne pas s’exposer directement au nuage de pulvérisation
- rentrer chez soi (le traitement est systématiquement interrompu en cas de présence humaine à l’extérieur),
- fermer portes et fenêtres ;
- arrêter temporairement la ventilation ;
- attendre avant de retourner dans le jardin.
Certaines personnes peuvent ressentir des picotements au niveau des yeux, du nez ou de la gorge (signes irritatifs bénins) ou développer des réactions allergiques aux produits utilisés. Les enfants, les personnes âgées et les individus ayant des problèmes de santé chroniques pourraient être plus vulnérables aux effets secondaires de la lutte antivectorielle.
Si vous présentez des symptômes tels que des irritations, vertiges, vomissements, démangeaisons ou tout autre signe d’intoxication, vous devez le signaler rapidement le centre antipoison et de toxicovigilance (CAPTV) de Paris, situé à l’Hôpital Fernand Widal AP-HP dans le 10e arrondissement de Paris au numéro suivant : 01 40 05 48 48. Les médecins de ce centre sont systématiquement informés lorsqu’une démoustication est effectuée pour assurer une prise en charge adaptée en cas de besoin.
Quelles précautions pour les apiculteurs et les animaux domestiques ?
Les traitements étant réalisés la nuit, l’exposition des abeilles et des prédateurs naturels reste limitée.
En cas de déclenchement d’un traitement de démoustication, certaines Fédérations Régionales des Groupements de Défense sanitaire (FRGDS) recommandent, lorsque cela est possible, de déplacer les colonies situées à moins de 500 mètres de la zone de traitement.
Lorsqu’un rucher ne peut pas être déplacé au vu des délais très courts (généralement moins de 48 heures avant le traitement), il est conseillé, dans la mesure du possible, de fermer temporairement les ruches avant l’application du produit.
Les traitements adulticides présentent un risque limité pour les abeilles, car ils sont :
- réalisés exclusivement de nuit, lorsque les abeilles sont dans les ruches,
- appliqués principalement en zones urbaines et/ou densément peuplées, à des concentrations bien inférieures à celles utilisées en agriculture,
- ciblés sur un périmètre restreint d’environ 150 mètres autour du domicile ou du lieu de passage de la personne malade.
Le risque d’exposition des abeilles aux produits utilisés reste donc limité.
Les apiculteurs situés à proximité d’une zone de traitement sont invités à déplacer les ruches lorsque cela est possible ;
ou fermer temporairement les ruches pendant l’intervention.
Les riverains doivent également :
- rentrer les animaux domestiques ;
- protéger les aquariums et bassins ;
- couvrir les piscines et bacs à sable ;
- éloigner les gamelles et aliments.
Prévention et lutte au quotidien
Pourquoi ne traite-t-on pas toutes les communes préventivement ?
La démoustication chimique n’est pas une solution durable contre le moustique tigre.
Ces traitements :
- n’agissent pas sur les œufs ;
- n’éliminent pas les larves ;
- peuvent favoriser des résistances chez les moustiques ;
- impactent potentiellement d’autres espèces.
L’utilisation répétée de traitements préventifs de désinfection ou de lutte contre les nuisibles est donc limitée afin de préserver l’efficacité des interventions d’urgence. La méthode la plus efficace reste la lutte mécanique contre les gîtes larvaires dans les espaces privés.
Quelle différence entre démoustication sanitaire et démoustication de confort ?
L’Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France n’intervient que pour des raisons sanitaires impérieuses. La démoustication qu’elle pilote, appelée lutte antivectorielle, vise exclusivement à éliminer les moustiques tigres (Aedes albopictus) autour du domicile d’une personne porteuse d’un virus (dengue, chikungunya ou Zika) pour éviter une épidémie locale.
À l’inverse, la démoustication de confort, destinée à réduire les nuisances sonores ou les piqûres sans risque de maladie, n’est pas de la compétence de l’ARS. Elle relève de la responsabilité des particuliers ou des collectivités territoriales qui peuvent faire appel à des entreprises privées.
L’usage excessif d’insecticides de confort peut compromettre l’efficacité future des traitements sanitaires.
Peut-on se débarrasser définitivement du moustique tigre ?
Non. Une fois implanté, le moustique tigre ne peut pas être éliminé définitivement.
En revanche, chacun peut agir pour limiter sa prolifération :
- supprimer les eaux stagnantes ;
- entretenir les extérieurs ;
- surveiller les contenants d’eau ;
- protéger les habitations avec des moustiquaires ;
- signaler sa présence.
La prévention quotidienne reste aujourd’hui le moyen le plus efficace pour limiter le développement du moustique tigre en Île-de-France.
Démoustication : foire aux questions
Non, vos informations personnelles ne sont pas communiquées. L'identité et l'adresse exacte du cas d'arbovirose sont protégées par le secret médical afin de garantir le respect de la vie privée et d'éviter tout risque de discrimination ou de stigmatisation. Toutefois, l’ARS Île-de-France met en place la démoustication de manière ciblée autour du lieu de résidence du cas, en lien avec la commune, pour empêcher la transmission locale du virus.
À la suite de la déclaration d’un cas de dengue, de chikungunya ou de Zika (maladies à déclarations obligatoires à l’ARS par les professionnels de santé), une enquête épidémiologique est conduite par l’ARS pour identifier les lieux fréquentés par le patient au cours de sa période de virémie.
Une enquête entomologique est ensuite conduite dans ces lieux par l’agence régionale de démoustication (ARD), opérateur mandatée par l’ARS. En cas de présence de moustiques tigres, et si le risque sanitaire est avéré, un traitement est réalisé dans un rayon de 150 mètres autour des lieux fréquentés par le malade. L’ARS et l’ARD se chargent d’informer l’ensemble des acteurs concernés – notamment le maire, le préfet, le Centre antipoison et de toxicovigilance de Paris -CAPTV, etc. - et réalisent avec eux l’information des riverains de la date et des lieux de traitement en amont de l’opération.
Le traitement est réalisé entre 00h et 5h du matin, pendant la période de repos du moustique sur la végétation, pour limiter l’exposition de la population au produit pulvérisé et l’impact pour la biodiversité, en particulier sur les insectes pollinisateurs.
Il est appliqué selon un plan d’intervention validé par l’ARS Île-de-France.
Même si les produits insecticides sont utilisés dans des conditions strictement encadrées et à des concentrations très faibles, il est fortement recommandé d’éviter toute exposition directe en suivant les précautions rappelées dans les réponses aux questions ci-après et diffusées à l’occasion d’un traitement par l’ARS et la collectivité.
Le traitement de démoustication est réalisé par l’Agence Régionale de Démoustication (ARD), opérateur mandatée par l’ARS Île-de-France et spécialisé dans la lutte contre les moustiques.
Le traitement est appliqué par nébulisation, c’est-à-dire une pulvérisation fine de l’insecticide dans l’air, sous forme de minuscules gouttelettes. Cette opération est généralement effectuée depuis un véhicule de type pick-up, équipé d’un appareil appelé pulvérisateur à ultra-bas volume, qui limite fortement la quantité de produit utilisé. Le jet est principalement dirigé vers la végétation, jusqu’à 2 ou 3 mètres, car ce sont les zones de repos du moustique tigre. Dans les endroits difficiles d’accès, les agents de l’ARD utilisent un appareil manuel pour réaliser une nébulisation à pied ce qui permet de traiter plus précisément certaines zones.
Les agents de l’ARD sont des professionnels formés et habilités à manipuler des insecticides dans un cadre professionnel (certificat Certibiocide). Etant directement exposés pendant toute la durée des traitements qu’ils réalisent, ils interviennent avec des équipements de protection individuelle (EPI) spécifiques : combinaison, masque, lunettes de protection, gants, bottes en caoutchouc, casque de sécurité.
Il est à noter que les appareils utilisés peuvent générer une nuisance sonore lors du traitement.
Le produit utilisé s’appelle Aqua K’Othrine®. Il est autorisé par l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES), qui évalue et garantit son efficacité et sa sécurité pour l’usage prévu.
Il s’agit d’un insecticide qui agit par simple contact avec les insectes. Sa substance active, la deltaméthrine, est présente en très faible quantité. Ce produit appartient à la famille des pyréthrinoïdes, des substances que l’on trouve couramment dans les sprays et diffuseurs anti-moustiques disponibles en pharmacie et dans le commerce, dans les traitements contre les poux, ou encore dans certains produits antiparasitaires pour animaux de compagnie (chiens et chats).
Ces produits insecticides utilisés ne présentent pas de risques pour la santé aux doses et méthodes d’application utilisées par l’ARD dans le cadre des opérations de démoustication. En effet, les substances actives sont utilisées à faible dose et perdent rapidement en efficacité. Toutefois, ces insecticides peuvent présenter des risques pour la santé humaine si les personnes sont exposées directement aux produits chimiques à des doses importantes.
C’est pourquoi, il est recommandé de :
Ne pas s’exposer directement au nuage de pulvérisation et rentrer chez soi (le traitement est systématiquement interrompu en cas de présence humaine à l’extérieur),
Fermer les portes et les fenêtres et les maintenir fermées pendant 1 à 2 heures après l’intervention (attendre 3 heures avant d’accéder à votre jardin),
Si possible, couper le système de ventilation mécanique.
Certaines personnes peuvent ressentir des picotements au niveau des yeux, du nez ou de la gorge (signes irritatifs bénins) ou développer des réactions allergiques aux produits utilisés. Les enfants, les personnes âgées et les individus ayant des problèmes de santé chroniques pourraient être plus vulnérables aux effets secondaires de la lutte antivectorielle.
Si vous présentez des symptômes tels que des irritations, vertiges, vomissements, démangeaisons ou tout autre signe d’intoxication, vous devez le signaler rapidement le centre antipoison et de toxicovigilance (CAPTV) de Paris, situé à l’Hôpital Fernand Widal AP-HP dans le 10e arrondissement de Paris au numéro suivant : 01 40 05 48 48. Les médecins de ce centre sont systématiquement informés lorsqu’une démoustication est effectuée pour assurer une prise en charge adaptée en cas de besoin.
L’effet du produit insecticide utilisé contre les moustiques adultes est temporaire et dépend de la durée pendant laquelle les particules restent en suspension dans l'air, généralement de 1 à 2 heures selon les conditions météorologiques. De plus, le produit actif est photosensible, les UV de la lumière du jour vont donc le détruire rapidement sur les surfaces des objets.
En revanche, ce produit a une forte persistance dans l’eau, il est donc conseillé de vider les contenants en eau qui n’auraient pas été ramassés ou couverts avant le traitement insecticide.
Oui, cette substance active est toxique pour tous les insectes. Il peut aussi y avoir un impact sur les organismes aquatiques, les animaux à sang froid, comme les reptiles, amphibiens, poissons, mais aussi sur l'écosystème environnant. C’est pourquoi une distance de sécurité est respectée lors des traitements à proximité de plans d’eau, de zones protégées ou de ruches. Ces zones ne sont pas traitées afin de préserver l’environnement.
Assurez-vous de protéger vos points d'eau et de garder vos animaux à l'intérieur pendant la nuit où le traitement est effectué. Les chats errants devraient naturellement s'éloigner de la zone en raison du bruit des machines et ne sont pas exposés à des risques importants.
Il est ainsi conseillé de :
Rentrer les animaux ainsi que leurs gamelles ou de les éloigner,
Protéger les animaux aquatiques et à sang froid,
Couvrir les bassins, piscines et bacs à sable,
Déplacer ou protéger les ruches.
Malheureusement, il n'existe pas d'insecticide spécifique qui cible exclusivement les moustiques adultes. Cependant, l'effet toxique du produit varie en fonction de l'anatomie de chaque insecte. Le moustique tigre est particulièrement sensible à l'action de ce produit. Cela permet son utilisation à une concentration plus faible que celle qui serait requise pour d’autres insectes.
En cas de déclenchement d’un traitement de démoustication, certaines Fédérations Régionales des Groupements de Défense sanitaire (FRGDS) recommandent, lorsque cela est possible, de déplacer les colonies situées à moins de 500 mètres de la zone de traitement.
Lorsqu’un rucher ne peut pas être déplacé au vu des délais très courts (généralement moins de 48 heures avant le traitement), il est conseillé, dans la mesure du possible, de fermer temporairement les ruches avant l’application du produit.
Les traitements adulticides présentent un risque limité pour les abeilles, car ils sont :
Réalisés exclusivement de nuit, lorsque les abeilles sont dans les ruches,
Appliqués principalement en zones urbaines et/ou densément peuplées, à des concentrations bien inférieures à celles utilisées en agriculture,
Ciblés sur un périmètre restreint d’environ 150 mètres autour du domicile ou du lieu de passage de la personne malade.
Le risque d’exposition des abeilles aux produits utilisés reste donc limité.
Avant l’opération (la veille au soir) :
Pensez à rentrer tout ce qui pourrait être exposé au produit : le linge séchant dehors, les jouets des enfants, ainsi que la nourriture ou les ustensiles laissés à l’extérieur.
Mettez vos animaux de compagnie à l’abri (chiens, chats…) et veillez à protéger leurs gamelles.
Couvrez soigneusement les points d’eau comme les piscines, les bassins et les bacs à sable, pour éviter toute contamination. Cette précaution est essentielle pour protéger les poissons, les amphibiens ou les reptiles, sensibles au produit utilisé.
Si vous avez des ruches, il est conseillé de les déplacer temporairement. Si ce n’est pas possible, fermez-les hermétiquement et couvrez-les durant toute la durée de l’opération.
Pendant la pulvérisation et dans l’heure qui suit :
Rentrez chez vous et fermez les fenêtres côté rue pendant le passage du véhicule chargé de la pulvérisation. Laissez-les closes pendant au moins une heure après l’intervention.
Évitez de rester à proximité des machines de traitement et ne vous exposez pas aux aérosols du produit diffusé.
Après l’opération :
Videz les contenants en eau qui n’auraient pas été ramassés ou couverts avant l’opération de traitement.
Attendez un délai de trois jours avant de récolter les fruits et légumes de votre potager. Avant toute consommation, veillez à bien les laver.
Pour limiter la prolifération des moustiques, vérifiez chaque semaine que tous les contenants pouvant retenir de l’eau stagnante (comme les seaux, bidons, pneus, cache-pots...) sont vidés, nettoyés ou recouverts.
L’opérateur de démoustication, l'Agence régionale de démoustication (ARD) informe les habitants au moins 36h avant la démoustication, en distribuant des flyers avec la date et l’heure du traitement, les gestes à adopter avant, pendant et après l’intervention dans toutes les boîtes aux lettres des quartiers concernés et/ou appose une affichette à l’entrée des copropriétés.
Ce flyer comporte également plusieurs conseils pour faciliter les interventions, ainsi l’adresse électronique de l’opérateur en cas de questions.
À noter que pour les cas de Chikungunya, les délais d’incubation et de transmission du virus étant plus courts que pour la dengue ou le Zika, il peut être nécessaire de réduire le délai d’information, afin de réaliser le traitement rapidement et empêcher une transmission locale. Dans ce cas, l’ARS et l’ARD mettent tout en œuvre pour prévenir les riverains dans les meilleurs délais possibles.
Les traitements ne sont déclenchés par l’ARS qu’en cas de risque de propagation épidémique d’une arbovirose (dengue, chikungunya ou Zika). La démoustication est réalisée uniquement autour de lieux qui ont été fréquentés par des personnes malades et où la présence de moustiques tigres a été avérée, dans le cadre strict de la lutte antivectorielle. La surface de traitement est alors limitée à la zone de déplacement du moustique tigre à savoir 150 mètres autour de son lieu de naissance, tout en respectant des distances de sécurité vis à vis des sites à risque (ex : pas d’application à moins de 50 mètres des cours d’eau et plans d’eau).
L'utilisation d'insecticides dans un périmètre restreint et uniquement en cas de risque sanitaire avéré permet de limiter l’apparition de résistances des moustiques tigres à ces produits (qu'ils soient chimiques ou biologiques), garantissant ainsi l'efficacité des traitements d'urgence.
De plus, ces traitements ne sont dans tous les cas pas une solution durable pour réduire la nuisance car ils n’ont aucun effet sur les œufs ni les larves de moustiques. L'objectif est d’éliminer les moustiques adultes qui auraient pu piquer la personne malade et ainsi devenir porteur du virus qu’ils pourraient transmettre à une nouvelle personne en la piquant. Il a été constaté qu’au bout de 10 jours après une démoustication, une nouvelle population de moustiques tigres (sains) apparaît et peut ainsi recoloniser la zone.
Le moyen le plus efficace pour freiner la prolifération du moustique tigre repose sur l’élimination des gîtes larvaires via des gestes simples qui doivent donc être maintenus à une fréquence d’au moins une fois par semaine. Dans la plupart des cas, les lieux de pontes et de développement des larves du moustique-tigre sont situés dans l’habitat privé.
Les traitements sont effectués uniquement dans les zones où un risque réel de transmission du virus a été identifié, afin de protéger votre santé et celle de vos voisins. Ces interventions se déroulent généralement dans les espaces publics, en utilisant les voies de circulation.
Cependant, il peut être nécessaire pour les opérateurs d’accéder à des espaces extérieurs de propriétés privées pour assurer la couverture complète de la zone à traiter. Vous êtes en droit de refuser l’accès à votre propriété, mais le maire peut ordonner la mise en œuvre des mesures nécessaires et faire appel aux forces de l'ordre pour entrer sur votre terrain si cela est requis.
Non, les techniciens de lutte antivectorielle ne rentrent jamais dans les habitations.
Le traitement est pris en charge par l’ARS. En aucun cas il ne vous sera demandé une participation financière.
La dengue, le chikungunya et le Zika sont des maladies à déclaration obligatoire, c’est-à-dire qu’elles doivent obligatoirement être déclarées à l’ARS afin que des actions soient mises en place pour éviter notamment la survenue d’un foyer épidémique.
La procédure mise en œuvre permet de limiter la transmission de ces maladies à d’autres personnes, grâce aux opérations de lutte antivectorielle menées contre le moustique-tigre et coordonnées par l’ARS, en lien avec l’opérateur de démoustication (ARD).
L’ARS contacte la commune afin de faciliter la mise en œuvre des actions de lutte antivectorielle et le cas échéant, des actions de démoustication réalisées dans le cadre de cette dernière. Il est notamment attendu que la commune relaie les informations sur la réalisation des opérations et les gestes de prévention auprès de la population.
La démoustication de confort vise à réduire les nuisances engendrées par la présence des moustiques en diminuant leur densité de population dans une zone géographique donnée. Encadrée par la loi n° 64-1246 du 16 décembre 1964, la lutte contre la nuisance relève des compétences du maire de la commune ou du conseil départemental.
Par opposition, la démoustication liée à la lutte antivectorielle ne peut être déclenchée qu’en présence simultanée d’un cas d’arbovirose (dengue, chikungunya ou Zika) et de moustiques tigres et relève de la prérogative exclusive des ARS. La démoustication de lutte antivectorielle est une démoustication ciblée (rayon de 150 mètres) centrée sur le lieu de passage d’un cas d’arbovirose.
Cependant, l’usage répété ou non ciblé de ces insecticides peut favoriser l’apparition de résistances chez les moustiques, en particulier chez le moustique tigre. Il est fortement recommandé de limiter la démoustification de confort pour préserver l’efficacité des traitements LAV en cas de situation à risque épidémique.
En général, une fois installé, le moustique tigre ne peut plus être éradiqué car ses œufs sont pondus dans de multiples gîtes et sont très résistants, même aux conditions très défavorables des périodes hivernales. En revanche, il est possible de freiner sa prolifération en réduisant les lieux de ponte dans son environnement direct.
Plus d'informations : Lutter contre la prolifération du moustique tigre | Agence régionale de santé Ile-de-France
Ces solutions ont une efficacité limitée et ne permettent pas de lutter durablement contre le moustique tigre. Les mesures les plus efficaces restent la suppression des eaux stagnantes, l’installation de moustiquaires, le port de vêtements couvrants et l’utilisation de répulsifs adaptés lorsque cela est nécessaire.
Les professionnels de santé franciliens jouent un rôle de sentinelle. En cas de suspicion de dengue, Zika ou chikungunya chez un patient, ils doivent procéder à un diagnostic biologique rapide et effectuer un signalement immédiat auprès du point focal régional (PFR) de l’ARS Île-de-France. Cette réactivité est capitale : elle permet de déclencher les investigations entomologiques et, si nécessaire, les opérations de lutte antivectorielle avant que le virus ne se propage dans le voisinage.
Un simple signalement de moustique tigre n’est pas un motif suffisant pour une opération de démoustication chimique. L’usage massif d’insecticides est évité pour prévenir l’apparition de résistances chez les moustiques et protéger la biodiversité. L’intervention n’est justifiée que si deux conditions sont réunies : la présence avérée du moustique vecteur et la présence d’une personne malade capable de lui transmettre le virus. Pour réduire la prolifération au quotidien, la méthode la plus efficace reste la suppression des gîtes larvaires (eaux stagnantes) par les citoyens.





