L’ARS Île-de-France avait pris connaissance au mois de juin 2025 de discussions au sein du directoire de l’hôpital NOVO en vue de transformer le service d’urgences de l’hôpital de Magny-en-Vexin en antenne de médecine d’urgence. Une telle évolution, qui se serait traduite par le maintien des urgences uniquement de jour, nécessitait une large consultation des acteurs du territoire concerné, notamment pour évaluer les différents impacts.
Au terme de cette instruction de plusieurs mois, il apparaît que le projet de transformation porté par l’hôpital NOVO ne satisfait pas à une exigence réglementaire majeure applicable à l’activité de médecine d’urgence : la création d’une antenne de médecine d’urgence est, en effet, subordonnée à un adossement opérationnel à une structure mobile d’urgence et de réanimation (SMUR) située sur le même site géographique, ou à l’obtention simultanée de cette autorisation.
Or, le site de Magny-en-Vexin ne dispose pas d’un SMUR, et aucune demande d’autorisation correspondante n’a été déposée concomitamment par l’établissement.
Plus encore que cet argument réglementaire, le directeur général de l’ARS a constaté que ce projet suscitait de nombreuses oppositions parmi les acteurs locaux et la population concernée.
La demande de dérogation formulée par l’établissement pour l’antenne de médecine d’urgence a fait l’objet, conformément aux dispositions de l’article R. 6123 6 1 du Code de la santé publique, d’un examen spécifique par le comité consultatif d’allocation des ressources des urgences. Celui-ci a émis un avis défavorable, considérant que le SMUR du site de Pontoise, situé à environ 30 kilomètres, ne permet pas de garantir l’adossement opérationnel nécessaire à la prise en charge des urgences vitales dans des délais compatibles avec les exigences de qualité et de sécurité des soins. La Commission spécialisée de l’organisation des soins a été réunie le 2 avril 2026 et a quant à elle donné un avis positif considérant le faible niveau d’activité nocturne et l’organisation proposée par le groupement hospitalier.
Ces avis, complétés par l’examen de la conformité du projet au cadre réglementaire et aux objectifs du Projet régional de santé Île-de-France 2023-2028, ont convaincu Denis Robin, directeur général de l’ARS Île-de-France, de poursuivre les discussions avec les acteurs du territoire et à réexaminer cette question à l’occasion du prochain Projet régional de santé.
Dans l’attente, il a rejeté la demande de création d’une antenne de médecine d’urgence sur le site de Magny-en-Vexin.
L’ARS Île-de-France réaffirme son engagement à travailler, aux côtés des acteurs hospitaliers et des partenaires territoriaux, à l’amélioration continue de l’organisation des soins non programmés et de l’accès aux urgences, dans le respect du cadre réglementaire et avec une exigence constante de qualité et de sécurité pour les patients.





