La santé avance en Île-de-France

VIH-Sida : dépistage, signalements...

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Dépistage, signalements à l’ARS, chiffres clés en Île-de-France, liens utiles…
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Contexte

L’Île-de-France est une région toujours autant touchée par l’épidémie. Aussi, la prévention doit être maintenue et renforcée.

En Île-de-France, comme le révèlent les chiffres publiés par l’ORS Île-de-France, 2 500 personnes ont découvert leur séropositivité en 2016. L’épidémie de VIH/sida recule dans tous les groupes, sauf chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes.

Dépistage

Le dépistage et le traitement ARV (Antirétroviraux) sont des outils majeurs de la Réduction Des Risques (RDR).

La promotion du dépistage reste un enjeu majeur. On estime, au niveau national, qu’environ une personne sur trois qui vit avec le VIH l’ignore. Le retard au dépistage accroît fortement le poids de l’épidémie, tant au plan collectif (risque de transmission) qu’au plan individuel (bénéfice d’une prise en charge thérapeutique précoce). L’activité de dépistage est particulièrement soutenue en Île-de-France, mais plus d’un Francilien sur 4 qui a découvert sa séropositivité au cours des cinq dernières années était à un stade avancé de sida.

Ces données requièrent de promouvoir le dépistage et de renforcer le lien entre dépistage et prise en charge. L’ARS Île-de-France s’y est engagée dans les orientations qu’elle a retenues à l’issue des Etats généraux de la prise en charge globale des personnes vivant avec le VIH. L’objectif de l’ARS est d’assurer aux personnes touchées des parcours de santé cohérents et sécurisés, intégrés à leurs parcours de vie.

Repères pour votre pratique : En 2017, que savoir sur le dépistage du VIH ? (Santé Publique France 2017)

Signalement

Signaler et notifier un cas de VIH-SIDA à l’ARS Île-de-France (PAPS)

La politique de lutte régionale

La lutte contre le VIH repose en premier lieu sur la prévention, l'éducation, l'information, le dépistage et le diagnostic précoce

La politique de lutte s'inscrit dans le dernier plan national de lutte contre le VIH et les Infections sexuellement transmissibles (IST) 2010-2014. Ce 5ème plan national est consultable en cliquant sur ce lien.

Les Agences Régionales de Santé (ARS), en lien avec les Coordinations régionales de lutte contre le virus de l'immunodéficience humaine (COREVIH), sont chargées de son déploiement en région.

L’Agence Régionale de Santé Île-de-France a décliné les mesures et actions du plan dans son Projet régional de santé.

Le plan insiste sur le dépistage régulier et précoce et sur la mise sous traitement précoce. Les comportements de prévention sont promus par la multiplication du nombre de campagnes de communication et leur diversification selon les populations concernées.

L’Agence régionale de santé Île-de-France soutient et finance différentes actions de prévention du Sida.

Les chiffres clés

  • L'Île-de-France reste toujours la région de France métropolitaine la plus touchée par le VIH avec des taux d'incidence estimés près de 4 fois supérieurs à ceux du reste de la France métropolitaine.
  • Dans le centre de Paris, les modes de contaminations sont majoritaires chez des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH). Dans la périphérie de Paris, et dans les autres départements il s’agit  majoritairement de contamination par voie hétérosexuelle. En Seine-Saint-Denis et dans le Val d’Oise, les personnes hétérosexuelles touchées sont principalement des personnes nées à l’étranger.
  • Au niveau infra-régional, les départements de Paris et de Seine-Saint-Denis se démarquent par des taux d’ALD 7 VIH hommes et femmes les plus importants de la région. A un niveau géographique plus fin, on remarque une grande hétérogénéité de l’épidémie.
  • Le délai médian entre l’infection et le diagnostic est très important (plus de 3 ans en 2014, Marty and al. JIAS 2018). Une personne contaminée entre 2013 et 2018 sur 4, l'a été à un stade tardif. Or, les retards au diagnostic et à la mise sous traitement antirétroviral (ARV) constituent des facteurs qui aggravent le pronostic individuel des personnes touchées par le VIH et les efforts collectifs pour stopper la transmission de l'épidémie. Selon les estimations de V. Supervie et al., en 2014, plus de 10 000 personnes en Île-de-France ignoraient leur séropositivité au VIH. Cela concernerait pour un tiers des HSH et pour les deux tiers des personnes contaminées par voie hétérosexuelle et nées à l’étranger.
  • Les données infra-territoriales d’ALD pour VIH montrent des disparités très fortes et pointent les territoires franciliens dans lesquels les besoins sont importants. Ces besoins portent tant sur l'intensification du dépistage du VIH (autotests, TROD, tests en laboratoire, CEGIDD, etc.) auprès des populations les plus à risque, sur la mise sous traitement des personnes séropositives que sur la promotion des outils de prévention disponibles (préservatif, traitement post exposition, prophylaxie pré-exposition-PreP).

Source : ORS Île-de-France - Pour une région sans SIDA (2018)