Surdose de substances psychoactives : comment adopter les bons réflexes ?

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À l’occasion de la Journée mondiale de prévention des surdoses, le 31 août, l’ARS rappelle que les surdoses demeurent un enjeu majeur de santé publique. Alors que les opioïdes restent la principale cause de décès par surdose en France, la diffusion des bons réflexes, l’accès à la naloxone et le recours aux dispositifs de réduction des risques constituent des leviers essentiels pour sauver des vies

En France, en 2024, 659 décès liés à une surconsommation de substances psychoactives (médicament ou drogue illicite) ont été enregistrés par le dispositif DRAMES piloté par le Centre d’Addictovigilance de Grenoble. Cela correspond à une diminution de presque 10% du nombre de décès par rapport à 2023 (732). Dans la région francilienne, entre 2016 et 2024, 924 décès ont été enregistrés par le Centre d’Addictovigilance d’Île-de-France.

La prévention des surdoses c’est à la fois un enjeu de prévention des addictions en général, un enjeu de réduction des risques dans les pratiques et d’apprentissage des bons réflexes de secours.

Vos professionnels de santé de proximité, à commencer par votre médecin traitant et pharmacien, comme les professionnels plus spécialisés (addictologues, professionnels des CSAPA et CAARUD) peuvent vous accompagner en cas de difficulté avec une consommation.

Les bons réflexes en cas de surdose ? La naloxone et l’appel du 15

La naloxone est un médicament qui permet de renverser rapidement les effets d’une surdose opioïdes, par une injection intramusculaire ou grâce à un spray nasal.

Il n’y a pas de risque à administrer la naloxone, même dans le doute. La naloxone n’entraîne aucun effet chez une personne n’ayant pas consommé d’opioïdes. Elle ne présente pas de potentiel d’abus.

Les spécialités de naloxone sont délivrées gratuitement aux usagers à risque par les CSAPA et les CAARUD (y compris lors de leurs actions hors les murs), les établissements hospitaliers (patients sortant d’une hospitalisation en service d’addictologie, des urgences), les unités sanitaires en milieu pénitentiaire (personnes sortant de détention), les centres et structures disposant d’équipes mobiles de soins aux personnes en situation de précarité ou d’exclusion gérés par des associations.
La naloxone est également disponible en pharmacie d’officine.

Vous trouverez en bas de page des documents relatifs à l’utilisation de la naloxone et aux médicaments de substitution aux opiacés.  Vous pouvez également consulter https://naloxone.fr/ afin de bénéficier de formation quant à l’utilisation de naloxone.

Il convient également de noter que près de 35% des surdoses mortelles en France sont causées par la consommation de cocaïne. Contrairement aux opioïdes, il n’existe pas d’antidote à la cocaïne. Contactez le 15 si vous assistez à une situation d'accident ou de surdose à la cocaïne.

Prévenir le risque de surdose, d’effets indésirables liés aux consommations de substances, bénéficier d’accompagnement en matière de réduction des risques

L’ARS Île-de-France soutient plusieurs structures différentes accompagnant les personnes faisant usage de substances dans un objectif de réduction des risques :

  • L’association Analyse Ton Prod Ile-de-France, qui propose un service d’analyse de drogues anonymes, gratuits et de proximité, dans un objectif de sécuriser les usagers vis-à-vis de leurs consommations. 
    En cas de doute sur le produit (dont la composition est un facteur important de risque de surdose et d’accident), vous pouvez le tester et analyser auprès du dispositif Analyse ton Prod (Tél : 07 63 70 13 76. Réseaux sociaux : Analyse ton prod IDF | Paris | Facebook ; Analyse Ton Prod - IDF (@analyse_ton_prod_idf) • Instagram ; Sintes IdF: gpfau@oppelia.fr.).
    • Pour plus d’informations sur l’analyse de produits, consultez analysetonprod.fr.
  • L’association SAFE, participant à des missions de réduction des risques comme la mise en place d’automates distribuant des kits de matériels de consommation à moindres risques et de collecter les seringues usagées, 7j/7 et 24h/24, ou encore à l’envoi postal de ce même matériel.
  • Les Centre d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques pour les usagers de drogues (CAARUD)
  • La Halte Soins Addictions

Depuis 2026, l’ARS Île-de-France soutient également le projet POP’IN (Prévention et réduction des risques des surdoses liées aux OPIoides et Naloxone.

Porté par les centres d’addictovigilance, ce projet national vise à renforcer la prévention des surdoses aux opioïdes et à promouvoir l’accès et l’utilisation de la naloxone.

Dans ce cadre, des actions de sensibilisation et de formation sont proposées aux professionnels intervenant auprès des personnes exposées au risque de surdose. Les CSAPA, CAARUD, Haltes Soins Addictions, centres de la douleur ainsi que l’ensemble des structures concernées sont invités à y participer.

Ces formations, interactives et adaptables aux besoins des équipes (d’une heure à une demi-journée), abordent notamment :

  • Le risque de surdose aux opioïdes : facteurs de risque, repérage et prise en charge ;

  • La naloxone : indications, accès, prescription, dispensation et administration.

À l’issue des formations, des supports de prévention (flyers, affiches et bandes dessinées à destination des usagers, disponibles en plusieurs langues) pourront être commandés gratuitement par les structures participantes.

Les structures intéressées sont invitées à se manifester au courriel : ceip.addictovigilance-paris.lrb@aphp.fr afin d’organiser une intervention adaptée à leurs besoins. 

 

Vous pouvez déclarer toute situation d’accidents, d’abus, ou de dépendance liée à la consommation d’une substance psychoactive sur le Portail de signalement des événements sanitaires indésirables ou contacter le Centre d’Addictovigilance d’Île-de-France par mail : ceip.addictovigilance-paris.lrb@aphp.fr, ou par téléphone au 01 40 05 42 70.

Déclarer au Centre d’Addictovigilance d’Île-de-France 

Que vous soyez professionnel de santé, usager de substance, ou de l’entourage d’un usager, Vous pouvez déclarer toute situation d’accidents, d’abus, ou de dépendance liée à la consommation d’une substance psychoactive sur le site internet du Centre d’Addictovigilance francilien. 
Vous pouvez contacter le Centre à l’adresse mail ceip.addictovigilance-paris.lrb@aphp.fr et par téléphone 01 40 05 42 70.