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Cancers et dépistage

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Femme faisant une mammographie
Crédit : Phovoir
Cancer colorectal, cancer du sein, dépistage organisé en Île-de-France...
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Les personnes âgées de 50 à 74 ans sont invitées tous les 2 ans à pratiquer une recherche de sang dans leurs selles par le test immunologique et à faire pratiquer une coloscopie si la recherche est positive.

Le cancer colorectal touche, chaque année, 40 500 nouvelles personnes en France. Il représente le 2ème cancer le plus meurtrier avec 17 500 décès par an et le 3ème cancer le plus fréquent. Pourtant, dépisté à temps, il se guérit dans 9 cas sur 10.

Organisation du dépistage

Les personnes âgées de 50 à 74 ans sont invitées tous les 2 ans à se rendre chez leur médecin traitant qui décide, en fonction des antécédents, de l’opportunité de faire ou non un test immunologique. Certaines personnes ne justifient pas d’un test immunologique, mais relèvent d’un suivi individuel consistant en une coloscopie directe réalisée par un gastroentérologue.

Le test immunologique consiste à rechercher du sang sur des fragments de selles. Le médecin délivre le test et explique comment procéder de manière précise. Lorsque la recherche est positive, le patient est invité à faire réaliser une coloscopie par un gastroentérologue. La coloscopie permet de détecter le CCR, mais également d’enlever des tumeurs bénignes susceptibles de se cancériser. Le dépistage est généralisé depuis fin 2008.

Le patient n'a pas de frais à avancer. Le kit est remis gratuitement par le médecin traitant à son patient et l'analyse du test est automatiquement prise en charge à 100% par l'Assurance maladie.

Résultats 2013/2014

Sur la période 2013-2014, le taux de participation en Ile-de-France est de 22,7 %.

·       Paris (75): 14 %

·       Hauts-de-Seine (92): 18 %

·       Seine-et-Marne (77): 30,2 %

·       Seine-Saint-Denis (93): 27,8 %

·       Yvelines (78): 22,4 %

·       Val-de-Marne (94): 24,7 %

·       Essonne (91): 26,9 %

·       Val-d’Oise (95): 26,1 %

Source : Institut de Veille Sanitaire (InVS)

Les femmes âgées de 50 à 74 ans sont invitées tous les 2 ans à réaliser une mammographie de dépistage gratuite chez le radiologue de leur choix.

Organisation du dépistage

Depuis la généralisation du dépistage en 2004, elle est confiée, dans chaque département, à la structure de gestion de dépistage des cancers.

Les femmes de 50 à 74 ans sont invitées tous les 2 ans à bénéficier d’un examen des seins suivi d’une mammographie de dépistage gratuite sans avance de frais chez le radiologue de leur choix sur une liste jointe à l’invitation (en ville ou à l’hôpital). Dans 15% des cas environ, les seins étant plus denses, une échographie est également nécessaire (remboursée à 70% par l’assurance maladie).

Lorsque la mammographie est anormale ou qu’un symptôme clinique suspect est découvert, un bilan de diagnostic immédiat est réalisé.

Si la mammographie est normale, elle est envoyée par le radiologue à la structure de gestion où elle est lue par un 2ème radiologue spécialisé dans la lecture des mammographies.

Pourquoi choisir le dépistage organisé du cancer du sein ?

Le dépistage organisé (DO) a 6 apports essentiels :

•    assurance de qualité ;
•    double lecture centralisée ;
•    gratuité sans avance des frais ;
•    réduction des inégalités d’accès à la prévention ;
•    suivi des pratiques médicales ;
•    meilleur rapport qualité/coût.

Dans la mesure où le dépistage du cancer du sein comprend un examen clinique des seins et une mammographie qui sont des actes individuels, beaucoup pensent qu’il n’y a aucune différence entre le DO et le dépistage individuel, et que seule compte la compétence du radiologue.

Apports pour la patiente

•    Assurance de qualité grâce à un engagement individuel du radiologue par contrat : étalonnage des appareils de radiologie tous les 6 mois (assurance qualité des mammographies), sélection des radiologues par la structure de gestion en fonction d’un seuil minimum d’activité, formation spécifique reprise régulièrement.

•    Double lecture centralisée, car la lecture d’une mammographie est difficile. Elle demande une grande expérience et une discussion des cas difficiles. Le diagnostic est plus sûr.

•    Gratuité totale de la mammographie sans avance des frais et sans dépassements d’honoraires et une liberté de choix du radiologue (en ville ou à l’hôpital) sur la liste proposée.

Apports pour la collectivité

•    Réduction des inégalités d’accès à la prévention
Toutes les femmes de 50 à 74 ans sont invitées à bénéficier du dépistage. Parmi elles, beaucoup ne l’auraient pas fait sans cette invitation. De plus, la structure de gestion fait des campagnes de promotion du DO auprès de femmes de milieux défavorisés afin qu’elles en bénéficient également.

•    Suivi des pratiques médicales assurant une meilleure qualité des soins. La structure de gestion recueille des indicateurs de qualité : taux de mammographies anormales en 1ère et 2ème lectures, taux de mammographies de mauvaise qualité, taux de cancers dépistés, etc. Chaque indicateur est comparé à une référence et une enquête est réalisée s’il s’en éloigne trop. Des actions rectificatrices sont ensuite mises en œuvre (contrôle des appareils, formation des manipulateurs radio ou des radiologues par exemple).

•    Meilleur rapport qualité/coût.

Chiffres clés

  • 8 759 nouveaux cas estimés en 2005, soit 38 % de l’ensemble des cancers féminins dans la région.
  • En Île-de-France, c’est l’un des deux cancers caractérisé par une surmortalité féminine par rapport aux autres régions françaises : en 2006, on recensait 1 882 décès.
  • La surmortalité par cancer du sein des Franciliennes est inégalement répartie dans la région : en 2006, les taux standardisés de mortalité les plus élevés sont observés en Seine-et-Marne, à Paris et en Essonne.

Résultats 2014-2015 du dépistage organisé

 

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Cancer Dépistage Inégalités de santé