Présence de plomb dans les espaces publics

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Les bâtiments anciens, les immeubles anciens d’habitation avec balcons, des monuments historiques, des établissements recevant du public peuvent être, notamment lorsqu’ils font l’objet d’importants travaux de rénovation, à l’origine de poussières de plomb susceptibles de se déposer sur les espaces publics : voirie, trottoirs, mobilier urbain…

Les chantiers de Notre-Dame et de la tour Eiffel font l’objet d’une surveillance environnementale spécifique appuyée par l’Agence.

A l’exception de ces deux chantiers de grande ampleur, l’Agence relaie sur cette page les informations dont elle a connaissance concernant la surveillance de la présence de plomb dans les espaces publics : espaces fréquentés par le public contigus à des chantiers « plomb » importants en cours en Ile-de-France, diagnostics menés dans des établissements recevant du public et notamment ceux accueillant des enfants, autres mesures réalisées dans les espaces publics.

Cette page n’est pas exhaustive.

Chantiers importants de rénovation en cours en Ile-de-France faisant l’objet d’une surveillance environnementale « plomb » :

  • Rénovation de la gare SNCF d’Austerlitz, Paris : vous pouvez accéder aux données de la surveillance environnementale mise en œuvre par SNCF Gares&Connexions, ainsi qu’aux investigations réalisées sur les espaces publics à l’intérieur et à l’extérieur de la gare par le Laboratoire Central de la Préfecture de Police de Paris lors d’une campagne ponctuelle réalisée à la demande de l’Agence le 18 octobre 2022 :

 

 

L’Agence rappelle pour les personnes fréquentant les abords de tels chantiers que le geste essentiel de prévention est le lavage des mains, et celles des enfants, ainsi que leur visage, à l’eau et au savon (les gels hydro alcooliques ne sont pas efficaces dans cette situation), notamment avant de manger.

Investigations menées par la ville de Paris dans les établissements recevant de jeunes enfants

Par ailleurs, l’Agence s’est engagée dans une démarche visant à documenter le « bruit de fond » parisien.

Suite à l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, l’Anses a été saisie sur l’évaluation des expositions liées à la contamination des espaces publics extérieurs. L’ANSES a publié son avis le 7 février 2020.

Cet avis confirme l’intérêt de documenter le « bruit de fond » des espaces publics et soulève la difficulté d’en évaluer la contribution dans les intoxications des enfants.

Comme elle s’y était engagée, l’Agence a confié au LCPP, en lien avec le LERES (EHESP) et le CSTB, une étude pilote pour la définition d’un protocole de prélèvements et d’analyse des poussières de plomb dans les espaces publics extérieurs. Une méthodologie a été développée en 2021 et est en cours de test en situations réelles. Ces travaux seront finalisés en 2023. La réalisation d’un référentiel décrivant le « bruit de fond » parisien selon cette méthode sera engagée par la suite, ce référentiel sera diffusé sur le site de l’Agence.