L’hygiène des baigneurs essentielle pour maintenir une qualité de l’eau
La qualité de l’eau de baignade dans une piscine est le résultat de trois éléments essentiels :
le bon fonctionnement des installations
l’efficacité du traitement de l’eau
et le comportement des usagers
Même lorsqu’une piscine est correctement équipée et entretenue, l’apport continu de polluants d’origine humaine constitue un facteur majeur influençant la qualité de l’eau.
Chaque baigneur introduit naturellement dans le bassin des micro‑organismes (bactéries, virus, champignons) ainsi que des substances organiques issues du corps ou de produits utilisés au quotidien : sueur, cheveux, résidus de cosmétiques, crèmes solaires, maquillage mais aussi urine ou salive. Ces apports sont inévitables mais peuvent être minimisés avec de bonnes pratiques et augmentent proportionnellement au nombre de personnes présentes dans le bassin, en particulier lors des périodes de forte affluence.
Ces matières organiques réagissent ensuite avec les produits de désinfection, principalement le chlore, utilisés pour garantir la qualité microbiologique de l’eau. Cette réaction peut conduire à la formation de sous‑produits de désinfection, comme les chloramines, responsables d’irritations oculaires et respiratoires, d’odeurs (irritantes) caractéristiques et d’une diminution de l’efficacité désinfectante du chlore. En parallèle, une surcharge organique peut perturber l’équilibre du traitement de l’eau, entraînant une dégradation de la transparence, un déséquilibre du pH ou une diminution de l’action désinfectante.
Enfin, si la désinfection est insuffisante ou si les apports de pollution sont trop importants, certains micro‑organismes peuvent survivre et se transmettre entre baigneurs. Cela peut favoriser l’apparition d’infections cutanées (mycoses, verrues plantaires), d’infections ORL ou digestives, et, dans certains environnements comme les bains à remous mal entretenus, de pathologies plus graves telles que des légionelloses.
Ainsi, la qualité sanitaire d’une piscine dépend autant de la performance des installations techniques que de l’adoption de bonnes pratiques d’hygiène par les usagers avant d’entrer dans le bassin (douche savonnée, passage au pédiluve, démaquillage, etc.), qui contribuent directement à limiter la pollution organique et à maintenir un environnement de baignade sain.
Les bonnes pratiques à adopter avant et pendant la baignade
Des gestes simples permettent aux baigneurs de participer activement au maintien d’une eau de bonne qualité :
Avant d’entrer dans l’eau
- La douche savonnée est obligatoire afin d’éliminer la majorité des germes et des substances organiques apportées par le corps et les cheveux,
- Se démaquiller avant la baignade,
- Passer aux toilettes avant d’accéder au bassin, surtout pour les jeunes enfants,
- Respecter les zones « pieds chaussés / pieds nus » pour éviter l’apport de saletés extérieures dans les vestiaires et la zone de baignade,
- Ne pas se baigner en cas de plaie, infection ou maladie transmissible (rhume, angine, gastro-entérite…), car les agents pathogènes peuvent contaminer le bassin et les autres usagers.
Dans l’eau et aux abords des bassins
- Ne pas courir, cracher ou s’essuyer le nez dans l’eau,
- Utiliser les sanitaires en cas de besoin (notamment pour les jeunes enfants),
- Pour les bébés et les très jeunes enfants : utiliser un maillot couche adapté, changer régulièrement, et éviter toute baignade en cas de diarrhée récente,
- Ne pas manger au bord des bassins.
Après le bain
- Prendre une douche savonnée ;
- Se sécher correctement pour éviter les problèmes de peau.





