Cancers et dépistage

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Femme faisant une mammographie
Crédit : Phovoir

Cancer colorectal, cancer du sein, dépistage organisé en Île-de-France...

Les personnes âgées de 50 à 74 ans sont invitées tous les 2 ans à pratiquer une recherche de sang dans leurs selles par le test immunologique et à faire pratiquer une coloscopie si la recherche est positive.

Le cancer colorectal touche, chaque année, 45 000 personnes en France. Il est responsable de près de 18 000 décès par an.

Il représente le 2ème cancer le plus meurtrier avec 17 500 décès par an et le 3ème cancer le plus fréquent. Pourtant, dépisté à temps, il se guérit dans 9 cas sur 10.

Organisation du dépistage

Les personnes âgées de 50 à 74 ans sont invitées tous les 2 ans à se rendre chez leur médecin traitant qui décide, en fonction des antécédents, de l’opportunité de faire ou non un test immunologique. Certaines personnes ne justifient pas d’un test immunologique, mais relèvent d’un suivi individuel consistant en une coloscopie directe réalisée par un gastroentérologue.

Le test immunologique consiste à rechercher du sang sur des fragments de selles. Le médecin délivre le test et explique comment procéder de manière précise. Lorsque la recherche est positive, le patient est invité à faire réaliser une coloscopie par un gastroentérologue. La coloscopie permet de détecter le CCR, mais également d’enlever des tumeurs bénignes susceptibles de se cancériser. Le dépistage est généralisé depuis fin 2008.

Le patient n'a pas de frais à avancer. Le kit est remis gratuitement par le médecin traitant à son patient et l'analyse du test est automatiquement prise en charge à 100% par l'Assurance maladie.

Résultats 2016/2017

Sur la période 2016-2017, le taux de participation en Île-de-France est de 29,2 %.

  • Paris (75) : 21%
  • Seine-et-Marne (77) : 36 %
  • Yvelines (78) : 30,1 %
  • Essonne (91) : 35,9 %
  • Hauts-de-Seine (92) : 25,5 %
  • Seine-Saint-Denis (93) : 28,4 %
  • Val-de-Marne (94) : 30,3 %
  • Val-d’Oise (95) : 34,4 %

Source : Santé Publique France 

Résultats 2017-2018 du dépistage organisé

 

Organisation du dépistage

Les femmes de 50 à 74 ans sont invitées tous les 2 ans, par courrier ou par leurs médecins, à bénéficier d’un examen des seins (inspection et palpation médicale) et d’une mammographie de dépistage gratuite sans avance de frais chez le radiologue agréé de leur choix (en ville ou à l’hôpital). Dans 15% des cas environ, les seins étant encore denses (niveau de densité 3 ou 4), une échographie est également nécessaire (remboursée à 70% par l’assurance maladie + part mutuelle).

Lorsque l’examen des seins ou/ou la mammographie est jugée anormale par le radiologue, celui-ci procède sans tarder aux examens complémentaires nécessaires. Ce bilan dit de diagnostic immédiat est le plus souvent une échographie et/ou un ou plusieurs cliché(s) complémentaire(s).

Si la mammographie est jugée normale, elle est adressée par le radiologue au centre de coordination des dépistages organisés de son département où elle est lue par un 2ème radiologue spécialisé dans la lecture des mammographies. C’est la double lecture.

En Ile de France une grande partie des femmes se font dépister en dehors du système organisé, en pensant « que c’est pareil ».

Pourquoi choisir le dépistage ORGANISE du cancer du sein ?

Apports pour la patiente

  • Assurance de qualité :
    • grâce à un engagement individuel du radiologue par contrat : vérification du réglage des appareils de radiologie tous les 6 mois,
    • sélection de radiologues par la structure en fonction d’un seuil minimal d’activité de lecture de mammographies.
    • ​​​​​​​Double lecture par des radiologues ayant bénéficié d’une formation complémentaire, car la lecture d’une mammographie est difficile. Elle demande une grande expérience et une discussion des cas difficiles. La relecture centralisée de toutes les mammographies négatives par des radiologues spécialisés en sénologie limite le risque de laisser passer une anomalie et améliore la qualité des résultats. Le diagnostic est plus sûr.
  • Gratuité totale de la mammographie sans avance des frais et sans dépassements d’honoraires et une liberté de choix du radiologue (en ville ou à l’hôpital) sur la liste proposée.

Apports pour la collectivité

  • Réduction des inégalités d’accès à la préventionToutes les femmes de 50 à 74 ans sont invitées à bénéficier du dépistage. Parmi elles, beaucoup ne l’auraient pas fait sans cette invitation valant ordonnance, par manque d’information ou de temps pour y penser. De plus, la structure de gestion fait des campagnes de promotion auprès de femmes de milieux défavorisés, souvent moins bien informées afin qu’elles en bénéficient également.
  • Evaluation continue du programme : avec suivi des pratiques médicales assurant une meilleure qualité des soins. La structure de gestion recueille des indicateurs de qualité : taux de mammographies anormales en 1ère et 2ème lectures, taux de mammographies de mauvaise qualité, taux de cancers dépistés, etc. Chaque indicateur est comparé à une référence et une enquête est réalisée s’il s’en éloigne trop. Des actions rectificatrices sont ensuite mises en oeuvre (contrôle des appareils, formation des manipulateurs radio ou des radiologues par exemple).
  • Meilleur rapport qualité/coût.

Chiffres clés

  • Un total de 9 440 nouveaux cas annuels est estimé chez les femmes d’Île-de-France et 1862 décès (Données 2007-2016- ORS-Focus santé en IDF mars 2021). Globalement une situation plus défavorable en Ile de France par rapport à la moyenne nationale avec plus de nouveaux cas à Paris, dans les Hauts-de-Seine et les Yvelines et plus de mortalité en Seine-et-Marne et en Seine-St-Denis. La survie à 5 ans est de 88%
  • 9440 nouveaux cas estimés 2007-2016  soit 37 % de l’ensemble des cancers féminins dans la
  • Région avec plus de cas recensés à Paris, dans les Hauts-de-Seine et les Yvelines.
  • En Île-de-France, c’est l’un des deux cancers caractérisé par une surmortalité féminine par
  • rapport aux autres régions françaises : en 2007-2016, on recensait 1 862 décès.  La surmortalité par cancer du sein des Franciliennes est inégalement répartie dans la région. Les départements les plus touchés par la surlmortlité sont Paris, la Seine et Marne et la Seine Saint Denis

Résultats 2019-2020 du dépistage organisé du cancer du sein (données SPF) :

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Taux de participation Insee standardisé2 (%)

2019-2020

France entière

45,6

Ile-de-France

36,3

.   Paris

28,6

.   Seine-et-Marne

45,1

.   Yvelines

37,5

.   Essonne

38,9

.   Hauts-de-Seine

31,8

.   Seine-Saint-Denis

36,3

.   Val-de-Marne

37,5

.   Val-d'Oise

40,9

 Tableaux de bord ARS Ile-de-France :