La santé avance en Île-de-France

VIH : priorité au dépistage et à la prévention pour combattre l’épidémie non diagnostiquée

Communiqué de presse
Santé publique
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En 2016, 2650 nouvelles infections ont été déclarées en Île-de-France, un nombre qui tend à stagner. Premier financeur de la lutte contre le VIH dans la région avec 43M d’euros mobilisés, l’ARS assume ses missions de pilote des politiques de lutte contre la maladie.
Corps de texte

L'Agence déploie un plan d’actions de prévention diversifiée et de promotion du dépistage avec ses partenaires (collectivités, associations...).

Comme elle l’a défini dans son Projet régional santé 2018-2022, l’ARS Île-de-France met en œuvre une stratégie qui s’articule autour de trois priorités :

  • réduire l’épidémie non diagnostiquée en dépistant mieux pour faire accéder plus tôt au traitement les personnes contaminées et diminuer la charge virale communautaire  (on estime à 10000 le nombre de personnes vivant avec le VIH sans le savoir en Île-de-France);
  • faire reculer l’incidence en déployant sur tous les territoires l’ensemble des outils de la prévention combinée ;
  • assurer aux personnes touchées et à leur entourage une qualité de vie optimale, grâce à un accompagnement sanitaire et social adapté.

Favoriser un dépistage précoce

L’accès au dépistage est un droit inconditionnel : l’Agence agit pour un dépistage accessible à tous, sur tous les territoires. Le réseau des Centres gratuits d’information de dépistage et de diagnostic (CeGIDD) est un élément central au service de la politique régionale. L’ARS subventionne leur fonctionnement à hauteur de 17 M€ par an.

En 2017, les 29 CeGIDD de la région et leurs 40 antennes ont accueilli plus de 100 000 personnes, pratiqué 90 000 tests VIH et découvert 460 séropositivités. Par ailleurs, l’Agence travaille à une meilleure équité territoriale de l’implantation des CeGIDD pour en améliorer l’accessibilité sur l’ensemble de la région. Ce sera l’objet du processus de renouvellement des habilitations début 2019.

En Île-de-France, 17 associations sont habilitées par l’Agence régionale de santé Île-de-France pour réaliser les tests d’orientation diagnostique communautaires, au plus près des populations vulnérables, et y compris dans des lieux d’échange/consommation sexuels (sauna, lieux de rencontre extérieurs). Elles ont effectué près de 27 000 tests en 2017, dont 272 se sont révélés positifs, démontrant l’intérêt de cette approche en termes de nouvelles découvertes de séropositivité. CSAPA et CAARUD bénéficient également de moyens pour réaliser les TROD.

Promouvoir une prévention diversifiée

Chacun a droit à une démarche de prévention adaptée à ses choix de vie. L’ARS apporte un appui direct aux opérateurs de prévention (association, collectivités locales) pour développer des projets ou programmes sur différentes thématiques et pour les divers publics les plus vulnérables vis-à-vis de l’infection.  En 2018, 3,5 millions d’euros ont été consacrés à ces actions.

L’ARS soutient la diffusion de la PrEP, un outil supplémentaire, très efficace, pour diminuer les nouvelles infections à VIH. Des crédits additionnels de 2,6 millions d’euros ont été octroyés aux CeGIDD afin qu’ils soient en capacité de la proposer. En 2018, de nombreux traitements prophylactiques ont ainsi été engagés : au 30 septembre, 1 696 personnes avaient pu bénéficier d’une initiation de PrEP en CeGIDD.  Plusieurs CeGIDD, notamment hors Paris, ont pu commencer à mettre à disposition des Franciliens qui le souhaitaient ce mode de prévention.

Organiser des parcours de prise en charge 

Le VIH aujourd’hui, c’est d’abord une maladie chronique, pour laquelle il faut organiser des parcours de soins proches des patients, et adaptés à leurs conditions sociales. Les COREVIH ont pour mission d’organiser ces parcours de soins et d’en coordonner les acteurs. Les 5 COREVIH sont engagés avec l’ARS dans un Contrat commun d’objectif et de moyens, représentant un financement de 4.6 M€ par an par l’Agence. L’Agence est ainsi en contact étroit avec les équipes du soin aux personnes infectées par le VIH, services de maladies infectieuses de l’AP-HP et hors AP-HP. Un des enjeux reste l’articulation entre ces équipes et celles intervenant en appui social (hébergement, accès aux droits, soutien communautaire) pour maintenir les patients dans le soin, sur la durée.

Par ailleurs, 47 programme d’ETP sur le VIH sont agréés et financés par l’Agence (à hauteur de 1,4 million), dont 7 portés par des acteurs extra hospitaliers.

Les appartements de coordination thérapeutique permettent à des patients avec des soins chroniques importants de bénéficier d’une prise en charge adaptée : près de la moitié des patients bénéficiant d’un ACT sont porteurs du VIH. L’ARS les finance à hauteur de 13 millions d’euros.

Appel à initiatives lancé en 2018 sur le thème de la santé sexuelle 

En 2018, conformément aux orientations du Projet régional de santé et à celles de la Stratégie Nationale de Santé Sexuelle, l’Agence a initié un appel à initiatives pour des actions de prévention en faveur de la santé sexuelle, dans une démarche plus globale. 34 projets ont été déposés, et 24 retenus, pour un montant total d’environ 400 000 euros.

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