La santé avance en Île-de-France

Projet régional de santé : l’ARS sollicite l’avis des Franciliens

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Depuis le 22 mars et pour 3 mois, l’ARS Île-de-France propose à chaque Francilien de participer à l’élaboration du Projet régional de santé à travers une large consultation. Cette opération inédite vient achever une démarche globale de co-construction qui a fait intervenir tous les acteurs locaux.
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Vieillissement de la population, pluri-pathologies, handicap, forte croissance de la population, problématiques sociales… l’Île-de-France est confrontée à de nombreux défis en matière de santé, qui dépassent le périmètre d’action immédiat de l’ARS. L’Agence a donc voulu faire de l’élaboration de son prochain projet régional de santé un grand moment de démocratie sanitaire.

Une démarche de co-construction

La coopération entre tous les acteurs concernés de près ou de loin par les sujets de santé est le fil conducteur du projet. Représentants de l’État, associations de patients, professionnels de santé, élus, l’ensemble des acteurs ont travaillé avec l’ARS, depuis la phase de diagnostic démarrée en 2016, jusqu’à la définition du Cadre d’orientation stratégique (2018 - 2027), du Schéma régional de santé (2018 - 2022) et du Programme régional d'accès à la prévention et aux soins des personnes les plus démunies (PRAPS). « Ce projet est avant toutes choses un grand rendez-vous qui doit permettre à tous les porteurs de politiques de comprendre que nous avons tous à gagner à réfléchir collectivement aux grands enjeux de santé de demain. Il ne s’agit pas là d’une simple consultation mais véritablement d’une co-construction, » explique Yannick Le Guen, directeur de la stratégie à l’ARS Île-de France.

Tandis que le PRAPS propose des actions spécifiques envers les plus démunis, le Schéma régional de santé adopte une logique transversale et se décline en 5 axes stratégiques. Des groupes projets pluridisciplinaires se sont réunis pour définir des objectifs précis et chiffrés ainsi qu’une feuille de route opérationnelle. L’enjeu ? Optimiser les parcours de soins, favoriser l’accès aux innovations en santé, inscrire la santé dans toutes les politiques, etc. (retrouvez les 5 axes ici). Huit thématiques de santé prioritaires (périnatalité, handicap, santé mentale…) ont également été identifiées.

Quel rôle pour les usagers ?

Enfin, le Projet régional de santé entend renforcer, dans les prochaines années, l’autonomie et le pouvoir d’action des usagers et des patients sur leur santé. Il prévoit également de remettre leur parcours et leurs besoins au cœur de toute réflexion future. Un objectif qui passe toutefois par une meilleure implication des Franciliens dans la construction des politiques de santé. Les associations d’usagers, qu’elles soient populationnelles ou liées à certaines pathologies, ont été associées à toutes les étapes de la construction de ce projet régional. L’ARS a également organisé des discussions avec les habitants de quartiers défavorisés.

Aujourd’hui, chaque Francilien, qu’il représente une association d’usagers, qu’il soit touché par une pathologie ou qu’il s’intéresse tout simplement aux politiques de santé liées à son territoire, peut s’exprimer sur l’ensemble des documents issus du Projet régional de santé. Toutes les contributions sont les bienvenues : les Franciliens peuvent par exemple partager des initiatives locales, des expériences, donner leur avis sur des aspects développés dans le projet, faire remonter des besoins… « Le projet tel qu’il est présenté n’est pas un produit fini, il est amené à être amendé régulièrement et ce même pendant sa mise en œuvre : la capacité à s’adapter est l’une de nos grandes priorités à 10 ans, » conclut Yannick Le Guen.

Consulter le Projet régional de santé 2018-2022 et soumettre des observations