La santé avance en Île-de-France

Prévention et réduction du tabagisme : bilan de l'appel à projets

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Santé publique
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Personne déchirant une cigarette
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L’ARS Ile-de-France a bénéficié d’une enveloppe de 4 millions d’euros dans le cadre de l’appel à projets régional de prévention et de réduction du tabagisme - Fonds de lutte contre le tabac.
Corps de texte

L'enjeu est de mettre en œuvre et de renforcer des actions sur 4 axes :

  • protéger les jeunes et éviter l’entrée dans le tabagisme
  • aider les fumeurs à s’arrêter
  • amplifier certaines actions auprès des publics prioritaires avec la volonté de réduire les inégalités sociales de santé
  • déployer le dispositif « lieux de santé sans tabac »

L’ARS Ile-de-France a reçu 84 dossiers d’actions portées par des promoteurs variés : associations, établissements de santé, collectivité territoriales, caisse primaire d’assurance maladie, établissements scolaires. Le montant de subventions demandées s'élève à 10 692 468 euros.

60 dossiers ont été retenus pour un montant de 3 947 800 euros.

Une somme de 52 200 euros est réservée au financement de la formation infirmières à la prescription des TSN (traitement de substituts nicotiniques) pour des sessions en 2018 et 2019.

Au-delà du respect du cahier des charges, les actions retenues sont dirigées vers

  • des publics prioritaires : jeunes, femmes, personnes vulnérables
  • des territoires ciblés : contrat local de santé, quartier prioritaire de la politique de la ville.

Plusieurs d’entre elles sont financées de façon pluriannuelle. Elles s’inscrivent dans la démarche de l’ARS Ile-de-France, promoteur de santé publique, visant à mettre la prévention au cœur de sa démarche, dans un objectif affirmé de réduction des inégalités sociales et territoriales de santé.

L'action régionale s'inscrit dans une stratégie nationale

Le tabac constitue la première cause de mortalité évitable (73 000 décès par an), de mortalité précoce (avant 65 ans), de mortalité par cancer (45 000 décès par an) et de mortalité par maladies cardiovasculaires (16 500 décès par an).

Le tabac est inégalitaire : sa consommation est fortement liée à des déterminants sociaux, et contribue aux écarts de santé entre catégories sociales et entre territoires. La prévalence du tabagisme est moins forte en Ile-de-France que dans le reste de la France mais elle demeure supérieure à celle des autres pays européens.               

La lutte contre le tabagisme est une priorité de la stratégie nationale de santé. Des politiques publiques de grande envergure ont été mises en place pour endiguer ce fléau et dénormaliser la consommation du tabac :

  • paquet neutre,
  • #Mois sans tabac,
  • remboursement renforcé des substituts nicotiniques,
  • augmentation du prix du tabac,
  • élargissement des prescripteurs,
  • passage du programme national de réduction du tabagisme au programme national de lutte contre le tabagisme avec une plus grande palette d’interventions dans les champs économiques, sociaux et sanitaires.

La création du fonds de lutte contre le tabac vient amplifier cette dynamique en donnant des moyens considérables à la lutte contre le tabagisme.

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