Prévention des maladies vectorielles : l’ARS Île-de-France renforce la surveillance des arboviroses

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photo d'un moustique tigre posé sur une main

Comme chaque année, le 1er mai 2021 marque le début de la saison de surveillance renforcée des arboviroses, virus transmis par les moustiques, dans la région francilienne.

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Jusqu’au 30 novembre l’ARS Île-de-France déploie avec ses opérateurs un dispositif de surveillance épidémiologique et de la présence de moustiques vecteurs visant à empêcher l’apparition de cas autochtones de dengue, de chikungunya ou de Zika sur le territoire régional.

L’objectif est double : prévenir l’apparition de cas autochtones tout en limitant autant que possible l’emploi de mesures de traitement chimique. L’ensemble des collectivités territoriales et le grand public peuvent s’associer à cette démarche.

Les arboviroses sont des pathologies qui, dans certaines conditions, peuvent être transmises par les moustiques et plus particulièrement par les Aedes albopictus, dit moustique tigre. Parmi ces pathologies on trouve notamment la dengue, le chikungunya et le Zika. Si c’est maladies circulent principalement dans les départements et les pays de la zone intertropicale, elles peuvent être introduites en métropole à l’occasion des voyages. Il s’agit de maladies à « déclaration obligatoire », les médecins et biologistes qui les diagnostiquent en informent donc l’ARS pour que l’enquête puisse être engagée dans l’environnement du patient. Une personne malade de retour en Île-de-France peut en effet, si elle est piquée par un moustique tigre, être le point de départ d’un foyer de transmission local.

Afin d’empêcher la survenue de cette situation, l’ARS Île-de-France met en œuvre des mesures de surveillance et de prévention pendant la période d’activité du moustique tigre, soit du 1er mai au 30 novembre de chaque année. Les mesures de surveillance se divisent en deux volet : épidémiologique, avec la réalisation d’enquêtes autour des cas pour identifier les lieux de contamination et identifier les mesures de préventions individuelles et locales ; entomologique, avec le déploiement d’un réseau de surveillance par piège sur l’ensemble de la région combiné aux déclarations des particuliers qui peuvent signaler la présence du moustique via le site www.signalement-moustique.anses.fr.

On trouve aujourd’hui le moustique tigre dans sept des départements d’Île-de-France. Pour limiter son implantation sur le territoire chacun peut agir en limitant les lieux de pontes et de développement du moustique. Une action simple et efficace est la suppression des eaux stagnantes : limiter l’utilisation de soucoupes pour pots de fleurs, s’assurer du bon écoulement des gouttières, couvrir les réservoir d’eau avec des voiles moustiquaire, etc. L’ensemble des mesures qui peuvent être mises en œuvre per les particuliers et les communes sont disponibles sur le site de l’ARS Île-de-France : https://www.iledefrance.ars.sante.fr/moustique-tigre-en-ile-de-france.

L’ARS Île-de-France travaille en lien étroit avec les services de l’Etat et les collectivités territoriales pour l’intégration de la prévention des maladies vectorielles dans la gestion de l’urbanisme, en lien avec les problématiques liées au changement climatique et à la santé.