Paris 2024 : l’ARS IDF promeut l’accès à la pratique d’activités physiques et sportives

Actualité

L’ARS Île-de-France, le fonds de dotation Paris 2024 et l’Agence nationale du Sport, partenaires de l’appel à manifestation d’intérêt pour promouvoir l’accès à la pratique d’activités physiques et sportives dans les territoires prioritaires, ont retenu 31 projets en Île-de-France.

L’accès et la pratique d’activité physiques et sportives, recommandés et adaptés à chaque personne, se trouvent entravés par l’évolution des contraintes et modes de vie, en premier lieu la sédentarité et les habitudes alimentaires. C’est pourquoi toutes les initiatives qui accompagnent la pratique physique et sportive, en particulier dans les milieux où elle est moins accessible, pour des questions urbaines, économiques, sociales, doivent être soutenues. Il est important de rappeler qu’en Île-de-France, seulement 14% de la population pratique une activité physique en accord avec les recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé, et ce taux s’infléchit sensiblement chez les populations plus précaires.

Renforcer l'accès pratique d’activité physique et sportive notamment dans les quartiers populaires

L’approche des Jeux de Paris 2024, se déroulant tout particulièrement dans notre région, est un tremplin unique pour renforcer l’accès à la pratique d’activité physique et sportive dans les quartiers populaires, et pour mener des actions de facilitation du sport sur prescription, en direction des habitants les plus éloignés de ces pratiques.

Trois acteurs ont dédié des fonds importants pour cet appel à manifestation : 500 000 euros de mesures nouvelles pour l’Agence régionale de santé, 250 000 euros pour le fonds de dotation Paris 2024, et 250 000 euros pour l’Agence nationale du Sport. Au total, c’est 1 million d’euros chaque année sur 3 ans, déployé pour changer les modes de vie et accroitre les facteurs de protection de la santé dans les milieux plus défavorisés.

La crise sanitaire a amplifié les facteurs de risque : sédentarité accrue, troubles psychiques, difficultés liées aux contraintes en milieu éducatif, à la perte d’emploi, à la crainte de l’avenir, et aussi progression du non recours aux soins, au suivi des malades chroniques. Ainsi, depuis le début de cette crise, un quart des Français déclare avoir renoncé et/ou annulé certains soins de leur propre initiative. (Association d’usagers France Assos santé). L’initiative est donc cruciale pour éviter l’aggravation des inégalités. Car l’activité physique prévient les maladies cardio‑vasculaires, les insuffisances respiratoires, le diabète associé au surpoids. Elle améliore considérablement la santé mentale.

31 actions déployées dans des quartiers prioritaires

Les trois partenaires vont suivre ensemble les 31 actions développées dans des quartiers prioritaires, au croisement des politiques régionales et locales par le biais des dynamiques des Contrats Locaux de Santé, majoritairement des communes de Seine-Saint-Denis.  Elles seront également menées par des partenaires associatifs, professionnels de santé et professionnels du sport. Le principe est de permettre à tous ces acteurs de co-construire des réponses pour lever les freins face à la pratique de l’activité physique et sportive. 

Plusieurs temps forts sont d’ores et déjà prévus dès 2023 pour rassembler ces acteurs volontaires sur les territoires, ancrés dans le partenariat des associations sportives et des acteurs du social, du soin et de la prévention, les faire connaitre, évaluer et progresser. Une journée régionale « sport santé en Île-de-France » est notamment en préparation, pour échanger sur ces projets, faire le lien avec les maisons sport santé et dispositifs Prescriforme, et travailler à la mise œuvre de la loi du 2 mars 2022 visant à démocratiser le sport.