La santé avance en Île-de-France

Mise au point de l’ARS Île-de-France suite à un article de Mediapart

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L'Agence régionale de santé Île-de-France fait une mise au point après la publication d'un article de presse de Mediapart le 5 août relatif aux conséquences de l'incendie de Notre-Dame de Paris.
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Depuis l’incendie de Notre Dame de Paris l’Agence régionale de santé a mis en place d’importantes mesures pour s’assurer de la maîtrise des potentiels impacts sur la santé de cet événement exceptionnel. L’Agence régionale de santé, en lien étroit avec toutes les autorités publiques, a agi avec pour seule préoccupation la préservation de la santé des populations et a mis en place un dispositif inédit et renforcé le suivi des plombémies et des situations individuelles.

Mediapart est revenu hier soir sur ce sujet en donnant des informations partielles et en omettant sciemment des éléments portés à sa connaissance comme le dispositif de suivi spécifique par le Centre antipoison et de toxicovigilance de Paris, de tous les enfants dont les plombémies ont révélé des résultats se situant dans l’intervalle de vigilance.

Cet article présente de surcroît comme des révélations des données qui ont fait l’objet d’une communication dédiée de l’Agence le 18 juillet dernier. L’ARS avait en effet à cette date présenté l’intégralité des résultats dont elle disposait de façon agrégée après qu’ils avaient été communiqués aux familles individuellement les semaines précédentes.

L’Agence régionale de santé tient à rappeler quelques éléments de fait :

  • Au-delà de mesures effectuées sur l’air extérieur et sur l’espace public, l’Agence régionale de santé a incité les populations à procéder à un dépistage pour les publics fragiles, en particulier les enfants et les femmes enceintes vivant à proximité de la cathédrale. L’Agence a elle-même communiqué sur ce point le 4 juin et ses recommandations ont été très largement relayées. Ce sont justement ces préconisations qui ont permis d’obtenir des dépistages de plombémie à une échelle totalement inédite à Paris. L’ARS disposera dans quelques heures des résultats incluant les prélèvements de juillet qui auront permis au total un dépistage sur plus de 150 personnes. Ces éléments seront communiqués dès qu’ils auront fait l’objet d’une analyse complète.
  • L’Agence a eu l’occasion de préciser que sur les 89 plombémies effectuées, une se situait au-dessus du seuil de déclaration obligatoire (50 microgramme par litre de sang) et dix au-dessus du seuil de vigilance (entre 25 et 50 microgramme par litre de sang). Ces éléments ont été rendus publics à l’occasion du point presse organisé le 18 juillet, et dans l’avis sanitaire rendu par l’ARS le même jour.
  • Une enquête environnementale a été diligentée au domicile du jeune enfant se situant au-dessus du seuil de déclaration obligatoire. Elle a permis de mettre en évidence une source d'exposition au plomb dans le bâti, préalable à l’incendie (balcon recouvert de plomb laminé).
  • Toutes les personnes dont les taux se situaient dans l’intervalle de vigilance (25-50 microgrammes) ont fait l’objet d’un suivi spécifique renforcé, au-delà des exigences réglementaires, avec une analyse individuelle par des médecins spécialistes du Centre antipoison et de toxicovigilance. Cette analyse permet d’orienter le suivi médical qui doit être ensuite organisé par le médecin traitant.
  • L’Agence a par ailleurs procédé à des prélèvements aux domiciles de personnes potentiellement fragiles et exposées. Ces résultats ont montré l’efficacité des premières mesures de nettoyage et l’intérêt de les maintenir dans le temps.
  • En ce qui concerne la famille dont la situation est évoquée par Mediapart, des échanges directs et des recommandations lui ont été adressées par l’ARS et le Centre antipoison et de toxicovigilance de Paris pour l’accompagner dans la gestion de la situation.
  • Contrairement, enfin, à ce qui est avancé par Mediapart, ce n’est pas par «erreur ou fraude» que le laboratoire mandaté fait référence au seuil de 1000 microgrammes par m², mais parce qu’il s’agit du seul seuil prévu par le Code de la santé publique. Ce laboratoire n’adresse pas de recommandations, il effectue des mesures sur la base desquelles se fondent ensuite les recommandations. En l’espèce, non seulement le seuil moyen de 70 microgrammes par m², fixé par le Haut conseil de la Santé publique, n’était pas dépassé, mais les recommandations qui doivent être faites en cas de dépassement de ce seuil avaient en tout état de cause été formulées à la famille par précaution (sensibilisation au dépistage et recommandations de nettoyage).

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