La santé avance en Île-de-France

Julie, inspectrice tous terrains [portrait d'agent]

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ARS Ile-de-France
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Photo de Julie Pena, inspectrice à l'ARS Île-de-France
Julie, inspectrice à l'ARS Île-de-France (Copyright F. Juge, ARS IDF)
Julie a rejoint l’ARS Île-de-France récemment. Après un parcours dans les collectivités territoriales, elle travaille à présent à l’Inspection régionale autonomie santé (IRAS) en tant que chargée d’inspection et d’audit dans les domaines sanitaire et médico-social.
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Une première expérience en conseil départemental

Dès le début de sa carrière professionnelle, Julie s’intéresse au secteur médico-social et souhaite travailler pour le service public au sein des collectivités territoriales. Juriste de formation, elle obtient le concours d’attaché territorial. Elle travaille ainsi pendant dix ans au Conseil départemental des Bouches du Rhône, puis à celui des Hauts-de-Seine. Sa mission ? Chargée du contrôle et de la tarification des établissements pour personnes âgées.

Si le métier reste le même, Julie note des différences entre les deux territoires : « C’est quand même un grand changement et pas seulement géographique. En changeant de collectivité, on change de pratiques et de culture » analyse-t-elle. Son poste couvre un large périmètre. Elle assure à la fois le contrôle budgétaire et financier, le suivi des projets de restructuration, ainsi que le respect des conditions de prise en charge des personnes accueillies au sein des établissements.

Au quotidien, elle est en interaction permanente avec les directeurs des établissements : « pour quelqu’un qui apprécie le contact, c’était très enrichissant ». Aujourd’hui, elle reconnaît que ce lien direct avec les établissements lui manque, mais cela lui permet de mener sa mission en toute objectivité.

Bien que passionnée par son travail, elle estime que le panel de ses missions au Conseil départemental est trop large et lui donne parfois l’impression de ne pas aller suffisamment au fond des dossiers. Elle ressent alors le besoin d’évoluer, de découvrir d’autres d’établissements que ceux destinés aux personnes âgées. Lorsqu’elle apprend que l’inspection se régionalise à l’ARS Île-de-France, elle décide alors de candidater pour rejoindre l’équipe.

Son quotidien à l’ARS

Ce qu’elle apprécie dans l’inspection à l’Agence, c’est qu’il s’agit avant tout d’un travail d’équipe. Chaque inspection est pilotée par un coordonnateur et mobilise trois ou quatre personnes de l’IRAS. Elle s’appuie également sur l’expertise technique d’autres services de l’Agence et sur la connaissance du terrain des Délégations Départementales.

Préparer une inspection exige un gros travail en amont pour se documenter et se former à la réglementation applicable aux établissements inspectés. Ensuite, il faut aller très vite : un jour sur place pour la visite d’inspection, puis la rédaction et la remise du rapport avant la procédure contradictoire…

« Inspecter, c’est pointer les dysfonctionnements mais c’est aussi assurer un rôle de conseil, d’accompagnement des établissements ». Elle donne ainsi des clés d’amélioration aux établissements. « Quand on nous dit merci à la fin d’une inspection, c’est qu’on a réussi ! », se réjouit-elle.

En parallèle à sa prise de poste, Julie suit la formation « Inspection Contrôle en ARS » à l’EHESP de Rennes. L’enjeu est de taille : valider cette formation lui permettra de coordonner des inspections.

Son rapport d’étonnement en bref

Quand elle était au Conseil départemental, elle avait, comme ses collègues, le sentiment que les agents de l’ARS étaient davantage informés de l’évolution de la réglementation. L’Agence bénéficiait d’une reconnaissance forte auprès des acteurs de terrain.

Aujourd’hui, alors qu’elle s’acclimate à une nouvelle culture, elle est encore impressionnée par l’étendue et la diversité des missions de l’Agence. Depuis son arrivée, elle a participé à des inspections avec des pharmaciens ou des dentistes, spécialistes avec lesquels elle n’avait pas eu l’opportunité de travailler auparavant. Les échanges avec les Délégations départementales sont très riches également.

« Les perspectives de l’inspection en ARS sont très larges ! », se félicite-t-elle après quelques mois à l’Agence.