Journée mondiale de lutte contre le sida et covid-19 : l’ARS Île-de-France mobilisée

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Dans le contexte particulier de la crise sanitaire liée au Covid-19 et à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida, l’ARS Île-de-France poursuit son engagement aux côtés des professionnels de santé et des associations dans la lutte contre le sida.
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Un 1er décembre à l’ombre du Covid-19, qui demande une vigilance accrue

10 mois après le commencement de la pandémie de Covid-19 et bien que les données précises manquent encore,  de nombreux signaux nous alertent sur  l’impact de la pandémie sur la vie des personnes affectées par le VIH/sida, sur celle des groupes les plus vulnérables et plus généralement sur la progression de la pandémie d’infections à VIH.

Après une augmentation de près de 6% en 2019 par rapport à 2018, le nombre total des dépistages du VIH réalisés depuis le début de l’année a chuté sur les 8 premiers mois de l’année 2020 (650 000 tests en moins France entière), selon les données de l‘Assurance maladie (EPI-PHARE). A Paris, le nombre de tests du VIH a chuté de 70% pendant le premier confinement ; les dépistages ont repris en juin et  la situation est revenue quasiment à la normale pendant l’été. 

Du côté de la PrEP, la poursuite des consultations dédiées, en CeGIDD et dans les services spécialisés, souvent en téléconsultation, a permis un maintien des délivrances, mais la dynamique de croissance des nouvelles instaurations observées jusqu’en février 2020 a fortement ralenti, et l’extension souhaitée à de nouveaux publics ne se concrétise pas.

En termes d’accès aux soins, et d’information, la délivrance de traitement ARV s’est maintenue, en parallèle de l’implication majeure des acteurs du VIH dans la prise en charge du COVID (SMIT, virologues, chercheur…). Les COREVIH ont conduit une concertation active avec les acteurs dont les personnes affectées, en organisant des webinaires (COREVIH Ouest et Sud) et en tenant à jour l’état des ouvertures des centres de dépistage ou de suivi (horaires, modalités d’accès) et les recommandations aux PVVIH.

Une mobilisation francilienne continue depuis le début de la crise du Covid-19

Dès le début de l’épidémie, puis lors du confinement, l’Agence régionale de santé a demandé aux CEGIDD de prioriser leurs activités et de les réorganiser, afin de préserver l’accès aux soins et à la prévention pour tous les groupes sociaux. Elle a souhaité maintenir son soutien aux associations pour leur permettre à la fois de franchir le cap et de s’adapter aux différentes phases de l’épidémie

De leur côté, un des points les plus saillants a été la capacité de réaction, et d’évolution de leurs modes d’interventions, des acteurs de première ligne, associatifs surtout, pour à la fois répondre aux exigences de sécurité sanitaire liées au COVID (arrêt des interventions en groupe, limitation des accueils de jour collectifs) mais surtout aux nouveaux besoins de leurs bénéficiaires dont un grand nombre ont subi une baisse de revenus, l’isolement et l’anxiété, les difficultés d’hébergement.

Ainsi se sont développés les distributions de colis alimentaire, le portage de repas, le suivi et le soutien téléphonique individuels, les aides financières directes, les lignes ouvertes, groupes Whatsapp, ou tchat sur les réseaux sociaux (y compris avec envoi d’autotests VIH, ou d’ordonnance pour bilan IST). Cette capacité à innover afin de répondre aux vraies urgences des personnes affectées est une force qui doit être saluée.

En outre les acteurs de la lutte contre le VIH se sont engagés dans la promotion des mesures barrières contre le COVID, au-delà même de leurs bénéficiaires habituels, et dans le cadre de l’opération Tous contre le COVID ensemble animée par l‘ARS, forts de leur pratique de l’engagement communautaire et de l’aller-vers les personnes les plus éloignés des systèmes sanitaires et sociaux.

La crise du COVID a frappé les plus fragiles, et souligné à nouveau les inégalités de santé dans notre région, multipliant les risques pour les personnes vivant avec le VIH, ou en particulière vulnérabilité d’en être affectée. L’ARS, en mobilisant l’ensemble des dispositifs (CEGIDD, COREVIH) et en soutenant les associations, agit au côté de ces personnes, pour qu’elles puissent continuer à bénéficier des soins et de l’accompagnement social et communautaire, que leur apporte un réseau d’acteurs particulièrement dynamique.

Focus sur quelques actions de prévention franciliennes

  • Cinq spots de prévention « Femmes et VI(H)E » à destination des femmes vivant avec le VIH, par le COREVIH Est à découvrir ici
  • La campagne « Pourtant je m’appelle »contre les inégalités et les discriminations qui font le lit de l’épidémie, par AIDES et à retrouver ici.
  • La campagne d’Afrique Avenir sur la question LGBT en milieu afro-caribéen, en lien avec Afrique Arc en Ciel et soutenu par l’ARS, à retrouver sur le site afrosantelgbt.org , un espace d’information et de ressources pour les acteurs de prévention.
  • « La Seine Saint Denis s’aime sans sida », avec Vers Paris sans sida et le département de Seine Saint Denis : kits d’information en santé sexuelle pour les professionnels de santé de ville distribués aujourd’hui dans toutes les communes du 93. Plus d’informations ici.
  • Le bilan des actions 2019-2020 et les perspectives 2021, de Vers Paris sans sida à retrouver sur le site de la Mairie de Paris. L’association lance la campagne « Vivre avec le VIH, c’est d’abord vivre », revient sur l’opération « Au labo sans ordo » et souligne les actions mises en œuvre pour et avec les communautés.

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