Services de pédiatrie : point de situation du 18/10/2019

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L'ARS fait le point sur la situation des services de pédiatrie d’Île-de-France à compter du 4 novembre prochain suite aux choix semestriels des internes de Médecine Générale.
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Rappel du contexte

Les résultats de la procédure de choix des internes de médecine générale pour le semestre d’hiver 2019 ont conduit à une légère réduction du nombre d’internes ayant choisi d’effectuer leur stage dans un service de pédiatrie, mais surtout à une répartition de ces 159 internes qui n’est pas en adéquation avec les besoins de fonctionnement des services de pédiatrie et d'urgences pédiatriques. Ces résultats vont conduire à des tensions fortes dans certains services déjà largement sollicités, car ils s’inscrivent dans un contexte global de tension sur la démographie des pédiatres dans la région Île-de-France, qui ne sont pas suffisamment nombreux pour faire face aux besoins.

Dès que le résultat des choix des internes a été connu, les différentes parties prenantes - Agence régionale de santé, doyens, coordination de médecine générale, coordination de pédiatrie, syndicat d’internes de médecine générale, fédérations et AP-HP, responsables des services de pédiatrie - ont organisé en urgence une réunion qui s’est tenue lundi 14 octobre au soir pour identifier des solutions visant à faire face à cette situation préoccupante, et à maintenir la continuité des soins dans l’ensemble des services de pédiatrie et au sein des urgences pédiatriques de la région, à compter du 4 novembre et tout au long de l’hiver.

Etat d’avancement de la situation au 18 octobre 2019

  • Une réflexion territoriale est menée par les équipes de l’ARS pour organiser la mutualisation des ressources entre établissements, notamment pour la période de permanence des soins ; le soutien des sites de l’AP-HP ou des GHT accueillant un nombre important d’internes pourra être envisagé ; l’hypothèse d’une réorganisation des modalités de fonctionnement de certains sites d’urgences pédiatriques pourra être étudiée au cas par cas. Là encore, il conviendra de rendre le dispositif incitatif pour les internes qui accepteraient de prendre des gardes sur un autre site que celui dans lequel ils sont affectés.
  • L’ARS et le Syndicat représentatif parisien des internes de médecine générale (SRP-IMG) organisent, sur la base du volontariat, le transfert d’internes affectés à des services accueillant un nombre important d’internes vers des services en difficulté. Des compensations financières seront allouées aux internes. A ce jour, une quarantaine de postes ont été identifiés comme étant susceptibles d’être redéployés vers des services en difficulté, sans compromettre le fonctionnement des services d’origine. L’AP-HP a donné son accord pour participer à l’effort de solidarité régional, tous comme certains établissements du 92 et du 94.
  • Par ailleurs l’Agence régionale de santé va faciliter et accompagner le recrutement de médecins étrangers. Les contacts ont déjà été pris avec les 8 préfectures et la Direccte.
  • Les internes en stage chez les praticiens, et notamment ceux qui ont déjà effectué un stage en pédiatrie, seront incités à prendre des gardes aux urgences pédiatriques, notamment les veilles de jours où il n'y aurait pas d'activité clinique ou universitaire obligatoire. Là aussi des compensations financières seront allouées aux internes volontaires.
  • Une information transparente et exhaustive a été diffusée par voie de presse par l’ARS afin d’expliquer la situation et d’accompagner la mobilisation des autorités sanitaires sur le sujet. L’ARS vous tiendra informé de l’avancement de la situation.

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