L'ARS Île-de-France accélère sa démarche de facilitation de l’accès à la vaccination et va consacrer 50 000 doses de vaccins jusqu’à fin mars pour « aller vers » les publics les plus éloignés de la vaccination

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Eviter de créer des inégalités et répondre aux inégalités existantes est une exigence forte de cette campagne vaccinale, comme de toute démarche de santé publique.

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Cette exigence concerne bien sûr des groupes sociaux très précaires mais aussi l’ensemble des Franciliens confrontés à l’isolement, à la pauvreté, à des difficultés de mobilité, d’accès aux soins ou d’accès aux informations, parfois à l’enclavement de leur quartier. Il s’agit, en Ile-de-France, d’une population nombreuse, qui a déjà été lourdement touchée par l’épidémie de COVID.

Dès la création des centres de vaccination ambulatoires, des orientations claires ont été mises en œuvre dans chaque département, sous l’égide des Préfets, avec l’appui des équipes de l’ARS. Les doses de vaccin Pfizer allouées ont été renforcées dans les départements les plus touchés par l’épidémie, qui étaient également ceux accueillant le plus de populations pauvres, précaires ou simplement fragilisées.

Les collectivités territoriales, en lien avec les professionnels des centres de vaccination, ont de leur côté été invitées à se mobiliser pour faciliter la prise de rendez-vous et accompagner ces publics à se rendre dans un centre de vaccination. Dans une grande partie des 119 centres ambulatoires de la région, des actions spécifiques ont déjà été mises en place par les élus.

Début février, dans un contexte contraint, lié à la baisse imprévue des livraisons annoncées initialement par Pfizer, la priorité a été d’honorer tous les rendez-vous qui avaient déjà été pris dans les centres ambulatoires. Cet objectif a été atteint.

L’Agence régionale de santé Île-de-France va désormais dédier un volume régional de doses de vaccins qui sera alloué chaque semaine dans les huit départements de la région pour mettre en place des stratégies territoriales d’intervention, adaptées à chaque territoire, et toucher les publics les plus éloignés de la vaccination. 

De la fin du mois de février jusqu’à la fin du mois de mars, un volume de 50 000 doses de vaccin sera consacré à ces politiques d’aller-vers.

Cette dotation sera affectée dans les départements en tenant compte de la population et de la situation sociale. Elle doit permettre d’engager des démarches facilitant la vaccination de personnes en résidences autonomie, des personnes âgées isolées à domicile, ayant peu de moyens pour se rendre en centre de vaccination, de personnes âgées en foyers de travailleurs migrants ou de différentes catégories de personnes âgées précaires ou très isolées.

Ces démarches, qui souvent conduiront à vacciner à domicile ou dans l’hébergement collectif, sont laissées à l’initiative des acteurs départementaux, sous la coordination des Préfets, avec l’appui de l’ARS.

Au-delà de ces démarches, des dispositifs renforcés pourront être mis en place dans certains territoires avec les Caisses primaires d’Assurance-maladie (CPAM), en lien étroit avec l’ARS et les Préfets, pour ouvrir, si les besoins le justifient, des centres de vaccinations dédiés aux personnes éligibles mais présentant des risques de ne pas s’inscrire dans les autres démarches.

Dans une logique « d’aller-vers » renforcé, la CPAM identifie ces personnes grâce à ses données de santé, en cherchant celles qui paraissent particulièrement éloignées du système de santé (consultations peu fréquentes ou lointaines par exemple) et qui sont à risque (certaines affections de longue durée par exemple). Les collectivités territoriales participent à cette identification à travers les actions sociales qu’elles peuvent mener auprès des populations fragiles.

Les personnes identifiées, toutes éligibles à la vaccination, sont contactées par l’Assurance-maladie qui leur propose de se faire vacciner et, si elles l’acceptent, prend pour elles un rendez-vous dans le centre. En cas de difficulté de transport ou de besoin d’accompagnement, des solutions adaptées sont construites avec les collectivités territoriales.

Dans un étroit partenariat avec le Préfet de la Seine-Saint-Denis, un premier centre de ce type, coordonné par l’Assurance-maladie, ouvre à Drancy / Bobigny dès ce lundi 15 février.

Plus de 500 rendez-vous ont déjà été fixés cette semaine par l’Assurance-maladie dans ce nouveau centre, à la suite d’une opération de prise de contact directe en fin de semaine dernière auprès de personnes âgées en difficulté du département.

D’autres mesures seront progressivement mises en place dans l’objectif de lutter contre les inégalités d’accès à la vaccination. Elles trouveront leur pleine efficacité grâce à la mobilisation de l’ensemble des partenaires (collectivités, associations, professionnels de santé) qui s’engagent d’ores et déjà pleinement aux côtés des services de l’Etat.