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Incendie Notre-Dame : avis sanitaire du 29/08/2019 et point de situation

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L’ARS continue de mettre à œuvre son dispositif de prévention et de protection de la population suite aux éventuelles conséquences sanitaires que pourrait avoir la pollution au plomb consécutive à l’incendie de Notre-Dame. Les prélèvements dans les écoles, le dépistage des enfants et la formulation de recommandations pour la gestion de la situation se sont poursuivis tout au long de l’été.
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Mise en œuvre de l’avis sanitaire du 18 juillet

Dans son avis sanitaire du 18 juillet, l’ARS Île-de-France a recommandé d’opérer des prélèvements dans tous les établissements qui accueillent de jeunes enfants se situant à proximité de la cathédrale ou d’une voirie où une valeur élevée de plomb (> 5000 µg/m2) a été relevée dans les poussières.

Cette recommandation a conduit la Ville de Paris à effectuer tout au long de l’été des prélèvements dans les espaces intérieurs et les cours de récréations de ces établissements. Lorsque des valeurs sont anormales, des mesures de nettoyage ou de travaux ont été ou sont mises en œuvre, suivies de nouvelles analyses afin de s’assurer que les mesures prises ont été efficaces. L’ensemble des établissements identifiés et dépollués dans le cadre de ces mesures vont ainsi pouvoir être rouverts par la Ville de Paris pour la rentrée scolaire du 2 septembre. Une démarche similaire est en cours avec les établissements privés ne relevant pas de l’autorité municipale.

Poursuite de l’activité de dépistage

En plus d’avoir facilité l’accès au dépistage par l’ouverture d’une consultation spécialisée à l’Hôtel-Dieu, l’ARS Île-de-France a recommandé à l’ensemble des familles avec enfant de moins de 7 ans vivant à proximité de la cathédrale, ou dont les enfants de moins de 7 ans fréquentent un établissement au sein duquel des valeurs élevées de poussières de plomb auraient été retrouvées, de procéder à un examen de dépistage (« plombémie »).

Cette mesure a conduit le Centre anti poison et de toxicovigilance (CAPTV) à recenser au 31 juillet 173 dépistages depuis l’incendie. Près d’une centaine de dépistages complémentaires ont été effectués au mois d’août : un point complet sera publié par l’ARS début septembre.

Ces dépistages ont permis d’identifier un 3e enfant avec un taux trop élevé de plomb dans le sang (52 µg/L), légèrement supérieur au seuil de déclaration obligatoire (50 µg/L). Toutefois, l’enquête environnementale conduite au domicile de l’enfant a mis en évidence plusieurs sources d’exposition au plomb présentes dans l’habitat. Un lien avec les conséquences de l’incendie de Notre-Dame ne peut être formellement établi.

Pour rappel, deux cas de dépassement de seuil de déclaration obligatoire avaient été précédemment identifiés (voir communiqués ARS du 4 juin et du 6 août) : un enfant pour lequel l’enquête environnementale au domicile a permis d’établir qu’une source de pollution y existait préalablement à l'incendie ; un enfant pour lequel l’enquête a conclu à des sources de contamination faibles dans l’habitation et modérées dans l’école.

Nouvel avis sanitaire relatif à la pollution au plomb dans les squares et jardins

Dans un souci constant d’adapter ses recommandations et d’orienter efficacement les mesures de gestion, l’ARS Île-de-France a émis mercredi 28 août un nouvel avis sanitaire concernant les squares et jardins accessibles au public présentant des teneurs moyennes de plomb supérieures à 300 mg/Kg.

Considérant la variété des usages possibles par la population de ces espaces l’ARS recommande :

  • d’informer les usagers qu’à la suite de prélèvements effectués consécutivement à l’incendie de la cathédrale Notre-Dame, une pollution au plomb a été constatée dans ces espaces ;
  • d’appeler la vigilance sur les pratiques à risque, en particulier les comportements mains-bouches des jeunes enfants, et rappeler les mesures d’hygiène à respecter ;
  • d’inviter les personnes à risque, en particulier pour les enfants de moins de 7 ans, les femmes enceintes et les femmes ayant un projet de grossesse dans les 6 mois, qui pensent avoir été en contact répété avec ces terres, à consulter un médecin en vue de la prescription d’une plombémie.

Concernant le cas particulier de la crèche de l’Hôtel de Ville dont les enfants utilisent la semaine le jardin des Combattants de la Nueve, l’ARS recommande :

  • d’inviter les parents à consulter leur médecin afin de faire réaliser une plombémie à leur enfant ;
  • en cohérence avec la démarche nationale «établissements sensibles», de mettre fin à cette exposition pour les enfants fréquentant la crèche.