La santé avance en Île-de-France

Hospitalisation à domicile de réadaptation : un suivi pluridisciplinaire au service des patients

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Alors que la rééducation ne représente que 3 % de l’activité totale d’hospitalisation à domicile en Île-de-France, l’Agence régionale de santé se mobilise pour développer cette activité. Celle-ci permet en effet aux patients souffrant de handicap moteur ou cognitif de se rééduquer et de se réinsérer directement dans leur milieu de vie habituel.
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Suite à une maladie (AVC, maladie de Parkinson…) ou à un grave accident, certains patients souffrent de déficiences motrices et/ou cognitives. Ils bénéficient alors d’une rééducation afin de prévenir d’éventuelles complications et les aider à retrouver tout ou partie de leur autonomie. Même si les soins commencent à l’hôpital, « c’est mieux s’ils ont la possibilité de rentrer rapidement chez eux et de bénéficier d’une rééducation à domicile en présence de leur entourage », assure Annaïg Durand, responsable du département virage ambulatoire à l’ARS Île-de-France.

En étant directement confrontés aux difficultés du quotidien, les patients peuvent plus facilement évaluer leurs besoins essentiels. De leur côté, les professionnels de santé peuvent constater, in situ, quels sont les aménagements à apporter au domicile. Ces deux paramètres favorisent et accélèrent la reprise d’autonomie ou la réinsertion sociale.

Une offre francilienne en développement

Pourtant, la rééducation demeure très minoritaire au sein de l’activité globale d’hospitalisation à domicile. En effet, l’HAD-R nécessite l’intervention de nombreux acteurs : médecin de médecine physique et de rééducation (MPR), kinésithérapeute, ergothérapeute, orthophoniste, psychologue… Les structures d’HAD polyvalentes qui disposent de telles équipes sont rares. Elles font le plus souvent appel à des professionnels libéraux.

Afin de développer l’accès à l’HAD-R en Île-de-France, l'ARS a autorisé trois établissements d’HAD à proposer spécifiquement et exclusivement de la rééducation orthopédique et neurologique complexe à domicile :

  • le centre de réadaptation de Coubert (77),
  • le centre hospitalier de Saint-Denis (93) et
  • le groupement hospitalier de Montmorency-Simone Veil (95).

Soutenir les partenariats innovants

Précurseur de partenariats innovants, le service de soins de suite et de réadaptation neurologique des Hôpitaux de Saint-Maurice (94) s’est associé à titre expérimental avec l’opérateur d’HAD polyvalentes de l’Assistance publique en 2010, puis avec celui de la Fondation œuvre de la Croix-Saint-Simon en 2013. Ces derniers apportent leurs compétences logistiques (mise à disposition de matériel, acheminement des traitements) et soignantes (pour les soins polyvalents), tandis que l'hôpital de Saint-Maurice apporte ses compétences en rééducation.

S’inspirant de ce modèle, d’autres établissements de SSR, soutenus par l’ARS, ont noué des partenariats similaires : le pôle neurosciences de l’hôpital Sainte-Anne (75), le CMPR de Bobigny (93), le centre de rééducation et de réadaptation du Sud-Yvelines (Cerrsy) ou encore la clinique SSR Clinalliance à Villiers-sur-Orge (91). Par ailleurs, un groupe HAD-R régional se réunit régulièrement pour favoriser le partage d’expériences entre les acteurs de la filière et mettre en place des outils communs.