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HAD : mieux cibler la prescription en sortie de maternité

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HAD sortie de maternité
Le rôle de l’hospitalisation à domicile (HAD) en sortie de maternité a évolué. Pour clarifier sa place et celle des autres dispositifs de suivi du couple mère-enfant, l’Agence régionale de santé, les opérateurs d’HAD et les réseaux de périnatalité d’Île-de-France éditent un document destiné aux professionnels de maternité.
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Avec le déploiement du dispositif PRADO et l'augmentation du nombre de sages-femmes libérales en Île-de-France, les modalités de l’HAD en sortie de maternité ont beaucoup évolué. Autrefois indiquée dans le suivi des post-partum physiologiques, elle est désormais réservée aux cas complexes nécessitant des soins fréquents, pluridisciplinaires et continus.

Face à ces changements, l'ARS a accompagné en 2016 le travail d'un groupe pluridisciplinaire composé de professionnels des réseaux de périnatalité, d’HAD et de PMI. Ce groupe a élaboré une plaquette, volontairement schématique, sur l’orientation du couple mère-enfant selon le niveau de risque.

Ce document a ensuite été vu par un groupe de lecture composé de professionnels de maternité et validée par le Comité de pilotage régional de l’HAD (qui réunit tous les partenaires concernés par l’HAD, dont des représentants d’usagers).

Un suivi organisé et adapté au niveau de risque pour toute sortie de maternité

L’objectif du document est double :

  • clarifier la place des différents dispositifs disponibles au domicile alors qu’un même professionnel peut intervenir dans tous (par exemple une sage-femme libérale peut participer aux soins durant un séjour en HAD)
  • identifier les situations médico-psycho-sociales relevant de l’HAD.

Trois niveaux de risque en sortie de maternité ont été identifiés et associés à un dispositif de suivi spécifique :

  • Prado et la PMI pour les bas risques,
  • les sages-femmes libérales pour les risques intermédiaires
  • l’HAD pour les risques élevés.

Sachant qu’un même professionnel peut intervenir quel que soit le dispositif.

« Le document rappelle également qu’il est important de privilégier les mêmes professionnels en anténatal et en post-natal », précise Marina Martinowsky, référente thématique pour l’HAD au sein de l’ARS.

Cette plaquette régionale a été publiée début 2017 sur le site Internet de l’ARS. Elle sera distribuée au sein des maternités par les professionnels d’HAD ou des réseaux de périnatalité, accompagnée d’un document précisant les ressources locales produit par chaque réseau de périnatalité.

Favoriser le lien parents/enfant

Mieux informés, les professionnels de maternité seront en mesure de prescrire l’HAD à bon escient. « Le suivi de situations à haut risque ne recouvre pas forcément des soins très techniques, notamment lorsqu’il s’agit de prévenir la maltraitance. Mais il requiert une bonne coordination entre les professionnels impliqués dans la prise en charge et une continuité des soins 24h/24. C'est ce que permettent les opérateurs d’HAD », souligne Marina Martinowsky.

En évitant une hospitalisation complète, l’HAD aide les familles à reprendre un rythme et une relation plus normaux et favorise le lien parents/enfant.

 

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