Du côté des territoires : Le dispositif « ACT Un Chez-soi d’abord 92 »

Actualité
un chez soi d'abord 92

Chaque semaine, l'Agence met en lumière un dispositif, un programme déployé sur le terrain par des acteurs de la santé publique partenaires dans le cadre de sa lettre d’information. Cette semaine, zoom sur le dispositif « ACT Un Chez-soi d’abord 92 ».

La croyance en la capacité humaine d’évoluer et de se développer est au cœur des pratiques du dispositif Un Chez-soi d’abord 92. L’objectif de ce dispositif est de fournir l'accès à un logement ordinaire et à un accompagnement guidé par la conviction que les personnes accompagnées possèdent des forces qui doivent être mises à profit dans l’atteinte d’un mieux-être.

Dans les Hauts-de-Seine, plusieurs acteurs (Association Aurore, Fondation de l’Armée du Salut, GCSMS La Canopée, Association Oppelia, Association Agata, Hôpital Max Fourestier - CASH de Nanterre) se sont regroupés pour constituer un Groupement de Coopération Sociale et Médico-sociale (GCSMS) afin de répondre à l’appel à projet « ACT un chez soi d’abord 92 ». En février 2021, un arrêté de l'Agence régionale de santé Île-de-France a autorisé la création de 100 places sur ce département.

A qui s'adresse ce dispositif ?

Un Chez-soi d’abord 92 s’adresse à des personnes majeures, durablement sans-abri et atteintes d’une ou plusieurs pathologies mentales ; celles qui échappent habituellement aux dispositifs ordinaires de prise en charge.

Comment se traduit le dispositif de coordination thérapeutique ?

Le dispositif de coordination thérapeutique propose une intervention dans le milieu de vie des personnes, en s’attachant à proposer une palette de services large : droits, accès aux soins, insertion sociale, emploi, loisirs, etc. Il s’appuie sur une démarche orientée vers le rétablissement en santé mentale et la réduction des risques et des dommages, un accompagnement global et pluridisciplinaire et une gestion locative des logements.

Ces ACT ont vocation à répondre aux besoins identifiés sur les territoires T4 (Courbevoie, Garches, La Garennes-Colombes, Levallois-Perret, Nanterre, Neuilly-sur-Seine, Puteaux, Rueil-Malmaison, Saint-Cloud, Suresnes, Vaucresson) et T5 (Asnières, Bois-Colombes, Clichy, Colombes, Gennevilliers, Villeneuve-la-Garenne). Ils interviennent au sein d'un parc de logements loués à des bailleurs privés et sociaux sur ces mêmes territoires.   

Un dispositif ambitieux qui se poursuivra en 2023

Le dispositif répond ainsi aux besoins spécifiques des personnes sans-abris souffrant de troubles psychiques aspirant à vivre et s’épanouir dans un logement ordinaire. A ce jour, 23 personnes accompagnées dont 15 logées et 8 en cours d’aménagement. D’ici fin 2022, 45 admissions sont attendues par l'intermédiaire d'une commission d'orientation se réunissant mensuellement. Le déploiement se poursuivra en 2023 pour atteindre 100 places.

La DRIHL et l’ARS Île-de-France soutiennent financièrement ce dispositif et participent dans sa mise en œuvre sur les territoires identifiés.

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