La santé avance en Île-de-France

Déconfinement : stratégie de dépistage et recherche de cas-contacts

Actualité
Santé publique
Date de publication
Visuel
En Île-de-France, environ un millier de nouveaux cas Covid-19 pourrait apparaître chaque jour après le 11 mai, avec chacun 10 à 20 contacts en moyenne. L'enjeu majeur est de pouvoir repérer les cas et d’identifier les contacts pour les tester et les isoler pour éviter une nouvelle vague de contamination liée au déconfinement.
Corps de texte

En Île-de-France, l’une des régions les plus touchées par l’épidémie, le nombre de cas baisse sûrement mais reste élevé, et le taux d’occupation des lits de réanimation important. Ces deux facteurs obligent à une vigilance accrue, et la région reste à ce jour classée « rouge ».

Pour rappel, tous les territoires français n’ayant pas été touchés également par l’épidémie, le déconfinement se fait progressivement depuis le 11 mai 2020, selon trois critères :

  1. le taux de nouveaux cas dans la population sur une période de sept jours ;
  2. le niveau de saturation des capacités hospitalières en réanimation ;
  3. l’opérationnalité du système local de tests et de détection des cas contacts.

Cette première phase du déconfinement s’étendra jusqu’au 2 juin.

Retrouvez la carte de France du déconfinement

  1. Élaborer un schéma départemental d’offre de dépistage : recenser les capacités de test (laboratoires privés, publics, hospitaliers, etc.), identifier les structures et professionnels de santé qui pourraient mettre en place une offre de prélèvement spécifique au Covid-19 pour augmenter les capacités de prélèvements (ex : laboratoires de biologie médicale, professionnels soignants formés à pratiquer les prélèvements sous la responsabilité d'un laboratoire de biologie médicale, infirmiers diplômés d’Etat, équipes mobiles d’hygiène)
  2. Organiser la bonne coordination générale du dispositif de « contact-tracing » : s’assurer que le dispositif permet un signalement sans délai à l’ARS des cas complexes et « clusters » (niveau 3), anticiper la gestion des situations complexes, déployer des moyens d’investigation sur le terrain et organiser des campagnes de test ciblées si la situation le nécessite (avec l’appui du Préfet et des collectivités territoriales).
  3. Venir en complément des actions des Préfectures pour assurer le suivi de la prise en charge sanitaire des personnes malades et des sujets contacts : organiser un suivi téléphonique actif et régulier des malades et des personnes contacts isolés à domicile, en complément du suivi sanitaire du médecin traitant, organiser l’accompagnement et le suivi requis dans les lieux dédiés aux personnes malades lorsqu’ils sont isolés en dehors de leur domicile.

L’ARS est en charge de la coordination générale du dispositif de « contact-tracing », qui s’organise en trois étapes :

1. Repérer les cas-contacts pour casser les chaînes de contamination

Les professionnels de santé libéraux (notamment les médecins généralistes et les infirmiers) sont mobilisés en première ligne pour rechercher les cas contacts au sein de la cellule familiale. Ils travaillent ensuite en lien avec l’Assurance Maladie, qui est chargée d’identifier les cas-contacts au-delà de la cellule familiale.

2. Accompagner les cas contacts pendant la période d’isolement

Les préfets et les collectivités territoriales définissent ensemble, avec les acteurs associatifs, les professionnels de santé, et les acteurs de la prise en charge à domicile, le plan d'accompagnement des personnes placées en isolement. Des équipes mobiles (“brigades”) s’assureront que l’isolement se fait dans de bonnes conditions en allant directement chez la personne pour dialoguer avec elle, lui donner des conseils et lui proposer des services (ex: visite d’une assistante sociale, portage des repas, hébergement alternatif éventuellement).

3. Définir une stratégie de gestion des cas complexes et des « clusters »

L’ARS est responsable de la coordination du dispositif de contact-tracing dès la confirmation d’un cas de Covid-19, appartenant, vivant ou travaillant dans l’une des collectivités ou structures suivantes :

  • crèches (hors micro-crèches),
  • établissements scolaires (écoles, collèges et lycées),
  • établissements de santé,
  • EHPAD,
  • EMS de personnes handicapées,
  • établissements pénitentiaires,
  • structures de l’aide sociale à l’enfance,
  • établissements sociaux d’hébergement et d’insertion,
  • structures de soins résidentiels des personnes sans domicile fixe.

Les tests virologiques (PCR) permettent de déterminer si une personne est porteuse du virus au moment du test.

Ces tests virologiques sont possibles :

  • sur ordonnance médicale, aux personnes qui présentent des symptômes (parmi lesquels : difficultés respiratoires, fièvre, toux, fatigue inhabituelle, maux de tête, courbatures, maux de gorge, perte de goût ou d’odorat) ; 
  • sans ordonnance, aux personnes identifiées comme ayant été en contact, avec un risque élevé de transmission, avec une personne testée positivement. Vous serez alors contacté par les services de l’Assurance Maladie

Entre 40 000 et 60 000 tests par jour pourront être réalisés notamment par le réseau des laboratoires de ville. Des sites en mode "drive" à partir d'établissements de santé pourront compléter le dispositif.

Trouvez un lieu de dépistage sur sante.fr

Bon à savoir

  • Les prélèvements sont réalisés par voie naso-pharyngée.
  • Le résultat du test est généralement disponible sous 24 heures.
  • Les tests PCR seront pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie.

Pour toute autre question sur le déconfinement, stratégie nationale et impact sur la vie quotidienne, rendez-vous sur gouvernement.fr.

Aller plus loin

Mots clés