Coronavirus (Covid-19) : Recommandations au grand public

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En l’absence de traitement, la meilleure des protections pour vous et pour vos proches est de respecter les mesures barrières et la distanciation physique. En complément, portez un masque quand la distance d’un mètre ne peut pas être respectée.
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Résumé : ce qu'il faut savoir

Conseils personnalisés : Mes conseils Covid (Ministère)

Bien porter le masque grand public

Le masque doit couvrir la bouche et le nez. Il ne faut pas le manipuler lorsqu'il est en place, ne pas toucher sa surface ou le déplacer (sous le menton par exemple). Tenez-le toujours par les lanières élastiques, pour le mettre comme pour l'enlever.

Les gestes barrières 

Que sont les gestes barrières ? 

Le virus ne circule pas tout seul, c’est l’homme, porteur du virus, qui circule donc les mesures suivantes sont des mesures de bon sens.

Face aux infections respiratoires, il existe des gestes simples pour préserver votre santé et celle de votre entourage :

  • Se laver les mains très régulièrement.
  • Tousser ou éternuer dans son coude.
  • Utiliser des mouchoirs à usage unique et les jeter à la poubelle
  • Ne pas se toucher le visage
  • Saluer sans se serrer la main, éviter les embrassades
  • Respecter une distance physique d'au moins un mètre

Les affiches, déjà traduites en 9 langues, sont téléchargeables sur le site du Ministère. Tous les supports pour le public sont déposés au fil de leur production sur cette page de questions/réponses sur le Coronavirus.

L’ARS Île-de-France mobilise ses partenaires pour diffuser ces supports auprès des publics les plus fragiles.

Comment savoir s’il faut appeler le 15, son médecin ou aller à l'hôpital ?

En phase de déconfinement, les patients sont invités, en cas de symptômes évocateurs du Covid-19 (fièvre, toux, douleurs articulaires…), à contacter leur médecin traitant. Si la maladie s’aggrave (essoufflement, difficultés respiratoires) il faut contacter le SAMU-Centre 15.

Quels sont les symptômes ?

Le COVID-19 peut se manifester par :

  • la fièvre ou la sensation de fièvre (frissons, chaud-froid) ;
  • la toux ;
  • des maux de tête, courbatures, une fatigue inhabituelle ;
  • une perte brutale de l’odorat (sans obstruction nasale), une disparition totale du goût, ou une diarrhée ;
  • dans les formes plus graves : difficultés respiratoires pouvant mener jusqu’à une hospitalisation en réanimation voire au décès.

Vous pensez avoir été exposé au Coronavirus COVID-19 et avez des symptômes ?

Vous pouvez répondre à un questionnaire en ligne sur le site  https://maladiecoronavirus.fr/

Conduite à tenir

Si vous pensez être infecté par le virus.

Vous avez des symptômes comme des difficultés respiratoires, de la toux, de la fièvre, des courbatures, de la fatigue inhabituelle, une perte de goût ou d’odorat, des maux de gorge ou de tête :

  • Porter obligatoirement un masque grand public en contact avec d’autres personnes à l’extérieur ; 
  • Contacter au plus vite un médecin, afin d’organiser une téléconsultation ou une visite à domicile si possible, ou une consultation en cabinet sur plage aménagée. Il vous prescrira un test virologique (RT-PCR) s’il suspecte le Covid-19. En cas de difficulté à entrer en contact avec un médecin, vous pouvez contacter des médecins de garde. Pour cela, composer le 0 800 130 000, se renseigner sur Internet, ou s’adresser à la pharmacie ou au laboratoire d’analyses médicales pour connaître la liste des médecins de garde. En cas d’urgence ou de signes de gravité (difficultés respiratoires, essoufflements, malaises, etc.), composer le numéro 15 ;
  • Identifier le centre de dépistage le plus proche sur le site sante.fr et le contacter pour prendre rendez-vous ;
  • Se rendre au centre de dépistage avec votre carte d'identité, votre Carte Vitale et votre ordonnance pour faire le prélèvement ;
  • Rester confiné en attendant les résultats du test.

Vous êtes identifié comme "personne contact" par un médecin généraliste ou par l'assurance maladie :

  • Porter systématiquement un masque grand public en contact avec d’autres personnes à l’extérieur ; 
  • Contacter le centre de dépistage le plus proche sur le site sante.fr pour prendre rendez-vous. Le test doit avoir lieu immédiatement si vous vivez dans le même foyer que la personne contaminée ou en observant un délai de 7 jours après votre dernier contact avec cette personne, si vous ne vivez pas avec elle ;
  • Se rendre au centre de dépistage avec votre carte d'identité, votre Carte Vitale et votre ordonnance pour faire le prélèvement ;
  • Rester confiné en attendant les résultats du test.

Les tests virologiques (RT-PCR) sont  :

  • accessibles à tous, sans ordonnance, et remboursés par l’Assurance maladie.
  • De plus, dans l’objectif de raccourcir les délais d’attente, la liste des professionnels habilités à effectuer le prélèvement évolue. En plus des biologistes médicaux et techniciens de laboratoire, le prélèvement naso-pharyngé pourra être réalisé, après formation, par : les infirmiers diplômés d’Etat, les étudiants en odontologie, en maïeutique et en pharmacie, les aides-soignants, les sapeurs-pompiers, les marins-pompiers et les secouristes des associations agréées de sécurité civile.

Suivi en ligne

Les patients infectés par le COVID-19 bénéficient aujourd’hui de traitements symptomatiques, c’est-à-dire visant à soulager les symptômes.

Il n’existe pas encore de traitement spécifique efficace, validé et approuvé contre le virus, d’où l’importance de freiner sa propagation par les gestes mesures barrières et les mesures de distanciation physique.

Si vous avez des questions relatives à mes traitements en cas de COVID-19 : ne pas pratiquer l’automédication. Pour toute question https://www.covid19-medicaments.com/

Evitez toute automédication !

Le traitement d’une fièvre ou des douleurs dans le cadre du COVID19 repose sur le paracétamol, sans dépasser la dose de 60mg/kg par jour et de 3g/jour. Les ventes de paracétamol, seul médicament recommandé contre la fièvre et la douleur dans le contexte de l'épidémie de Covid-19, sont limitées par les autorités sanitaires pour éviter la pénurie.

L’ANSM a annoncé le 17 mars la limitation à une seule boîte par patient en bonne santé et deux boîtes pour ceux qui présentent des symptômes de douleur ou de fièvre. Une mesure pour éviter des achats de précaution qui pourraient déboucher sur une pénurie de ces produits. Par ailleurs, l’ANSM annonce l’arrêt des ventes sur internet du paracétamol ou ibuprofène.

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens doivent être proscrits ! (nurofen, ibuprofen, advil, antadys…).

Evitez la prise de corticoïdes sans indication médicale stricte.

Au moindre doute, appelez votre médecin traitant ou pharmacien pour un avis adapté à votre situation.

Cette recommandation fait suite aux signalements de plusieurs évènements indésirables liés à l’utilisation des anti-inflammatoire non stéroïdiens chez des patients atteints de covid19 et fait écho à une recommandation antérieure datée d’avril 2019 par l’ANSM qui suggérait le rôle aggravant de ces AINS en cas d’infection.

Sont concernés tous les médicaments AINS avec une indication antalgique et/ou antipyrétique: notamment l’acide tiaprofénique, l’acide méfénamique, acide niflumique, l’alminoprofène, le diclofénac, le fénoprofène, le flurbiprofène, l’ibuprofène, le kétoprofène, le morniflumate et le naproxène.

Le Haut Comité de Santé Publique considère que les personnes à risque de développer une forme grave d’infection au covid-19 sont les suivantes :

  • Les personnes âgées de 70 ans et plus. Les personnes entre 50 ans et 70 ans doivent être surveillés de façon plus rapprochée que le reste de la population ;

  • Les personnes présentant une insuffisance rénale chronique dialysée et une insuffisance cardiaque ;

  • Les malades atteints de cirrhose au stade B au moins ; 

  • Les patients aux antécédents cardiovasculaires : hypertension arterielle, ATCD d’accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, chirurgie cardiaque ;

  • Les personnes diabétiques insulinodépendants ou présentant des complications secondaires à leur pathologie (micro ou macro angiopathie) ;

  • Les personnes en insuffisance respiratoires chroniques sous oxygénothérapie ou asthme ou mucoviscidose ou toute pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale ;

  •  Les personnes avec une immunodépression :

    • médicamenteuses (chimiothérapie anti cancéreuse, immunosuppresseur, biothérapie et/ou une corticothérapie à dose immunosuppressive) ;

    • liée à une infection au VIH non contrôlé

    • liée à une greffe d’organe solide ou de cellules souche hématopoïétiques, et atteintes d’hémopathie maligne en cours de traitement,

    • présentant un cancer métastasé,

  • Les femmes enceintes ;

  • Les personnes présentant une obésité morbide.

Pour en savoir plus sur les publics spécifiques, rendez-vous sur le site du gouvernement (rubrique “Consignes sanitaires”).

Personnes de plus de de 60 ans et/ou en situation de maladies chroniques

Comme toutes les infections virales, les personnes âgées sont plus exposées aux complications liées aux virus. Il est recommandé de respecter strictement les gestes barrières (se laver régulièrement les mains ; tousser et éternuer dans un mouchoir à usage unique ou dans son coude ; ne pas serrer les mains et éviter les embrassades) et d’appeler le 15 en cas de complications des symptômes (difficultés respiratoires et/ou dégradation de l’état général).

Il est également recommandé aux personnes de plus de 60 ans de :

  • rester, si possible et sauf raison impérative, chez soi ;

  • réduire considérablement les sorties et déplacements au strict minimum ;

  • limiter au maximum les rencontre avec les proches et notamment les plus jeunes.

Pour les personnes prenant un traitement immunosuppresseur (dont le système immunitaire peut être affaibli par des chimiothérapies et radiothérapies, par une greffe d’organes, par une pathologie chronique…), il est recommandé de ne pas suspendre ou reporter les traitements, mais d’appliquer les gestes barrières (se laver régulièrement les mains ; tousser et éternuer dans un mouchoir à usage unique ou dans son coude ; ne pas serrer les mains et éviter les embrassades) et d’appeler le 15 en cas de complications des symptômes (difficultés respiratoires et/ou dégradation de l’état général).

Femmes enceintes

Les femmes enceintes sont plus à risque face aux infections virales.  Au cours du 3e trimestre de la grossesse, elles ont un risque accru de développer une forme sévère de la maladie liée au COVID-19. Les femmes enceintes testées positives au COVID-19 mais sans signe de gravité respiratoire, sans pathologie chronique associée et sans problème obstétrical n’ont pas besoin d’être hospitalisées. Il est recommandé aux personnes enceintes d’être particulièrement attentives à respecter les «gestes barrière» (1. Se laver les mains très régulièrement ; 2. Tousser ou éternuer dans son coude ou son mouchoir ; 3. Utiliser des mouchoirs à usage unique ; 4. Saluer sans se serrer la main et éviter les embrassades), à éviter les contacts rapprochés avec les personnes malades qui présentent des symptômes grippaux. Il leur est également recommandé de limiter les visites à l’hôpital ou dans les lieux de soins aux seules consultations nécessaires à leur suivi et à leur accouchement. Les visites à la maternité sont limitées aux seuls parents des nouveau-nés.

A cette date, l’existence d’une transmission intra-utérine de la mère  à son enfant pendant la grossesse n’a pas été prouvée. Pour éviter les risques de transmission après la naissance, des mesures de protection du nouveau-né sont recommandées (masque pour la mère, lavage des mains…), mais l’allaitement est possible.

Si la personne concernée présente une fièvre, une toux sèche et/ou une difficulté respiratoire, il est recommandé de contacter le médecin traitant ou le référent obstétrical d’abord par téléphone, ou bien le 15. Les directives pour une prise en charge seront indiquées ainsi que la nécessité ou non d’un prélèvement COVID. 

Les recommandations spécifiques pour les femmes enceintes sont élaborées avec la validation du Collège national des gynécologues-obstétriciens français (CNGOF) et sont mises à jour toutes les semaines en lien avec l’évolution de la pandémie COVID-19 sur le territoire. Les recommandations pour les services de néonatologie élaborées par la Société française de néonatologie et validées par la Direction générale de la santé ont été diffusées aux maternités et services de néonatologie d’Île-de-France.

Personnes vivant avec le VIH

Dans l’attente de résultats des études sur le sujet, les experts s’accordent sur l’hypothèse que les personnes infectées par le VIH ne seraient a priori pas plus à risque que les autres, de développer une forme grave de COVID-19 à condition d’avoir des CD4 suffisants (>200/mm3) et un virus contrôlé sous traitement antiviral.

Il est recommandé d’être particulièrement attentif aux « gestes barrières » (1. Se laver les mains très régulièrement ; 2. Tousser ou éternuer dans son coude ou son mouchoir ; 3. Utiliser des mouchoirs à usage unique ; 4. Saluer sans se serrer la main et éviter les embrassades), et d’éviter les contacts rapprochés avec les personnes qui présentent des symptômes grippaux.

Pour rappel, la recommandation de vaccination contre la grippe et le pneumocoque pour les personnes vivants avec le VIH est toujours d’actualité.

Si la personne concernée présente une fièvre et une toux sèche et ou une difficulté respiratoire, il est recommandé de contacter le médecin traitant ou le référent VIH d’abord par téléphone, ou bien le 15.  Les directives pour une prise en charge seront indiquées ainsi que la nécessité ou non d’un prélèvement COVID. 

Afin d’éviter des déplacements et des attentes en salle de consultations, des téléconsultations vont être organisées avec vos médecins par la plupart des hôpitaux. Les équipes médicales restent disponibles pour toute consultation d’urgence. 

Personnes détenues 

Des mesures ont été envoyées aux établissements pénitenciers : prévenir et sensibiliser les personnes détenues, mettre à leur disposition des équipements pour respecter les gestes barrières (savon par exemple), identifier des cellules individuelles pour héberger les personnes détenues concernées par les mesures de prévention ainsi qu’un lieu pour isoler la personne en attendant l’intervention d’une équipe médicale en cas de symptômes.

Lorsque qu’un détenu est positif au COVID-19, il faut se référer aux recommandations nationales pour les établissements de santé en ce qui concerne la gestion des cas confirmés.

Covid-19 : continuité d’activité des PASS en Île-de-France

Pour assurer la continuité de leurs missions auprès des personnes précaires, à la rue et / ou vivant dans des situations de promiscuité ou d’errance, les établissements accueillant une Permanence d’Accès aux Soins de Santé (PASS) maintiennent leurs activités, tout en les adaptant pour limiter le risque d’exposition au Covid-19.

Retrouvez des précisions sur le fonctionnement des PASS franciliennes dans ce document régulièrement mis à jour.

Covid-19 : équipes mobiles psychiatrie précarité (EMPP) 

Solinum recense toutes les structures qui restent ouvertes aux personnes précaires dans chaque département.

Les conditions particulières dans lesquelles interviennent les décès des suites du Covid-19 peuvent rendre le deuil des proches plus difficile. Un décès dû au Covid-19 peut avoir été soudain, sans qu’il y ait eu de contact possible avec l’entourage. Les obsèques se déroulent elles aussi dans des conditions inhabituelles.

Un dispositif de soutien psychologique est mis en place par l’ARS Île-de-France, l’AP-HP et le Centre Régional du Psychotraumatisme Paris Nord (CRPPN) afin de permettre aux proches endeuillés de prendre contact avec des professionnels de santé dans les jours ou les semaines suivant un décès.

Toute personne qui en éprouve le besoin, pour elle-même ou pour ses proches (notamment ses enfants), pourra s’exprimer librement et bénéficier d’une écoute bienveillante lors d’entretiens téléphoniques confidentiels et gratuits réalisés par des psychologues et psychiatres du CRPPN.

Pour bénéficier d’un accompagnement :

01 48 95 59 40 (du lundi au vendredi de 10 h à 17 h, possibilité de laisser un message en dehors de ces horaires afin d’être recontacté)

[email protected] (afin qu’un professionnel vous rappelle)

 

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