La santé avance en Île-de-France

Coronavirus (Covid-19) : Recommandations au grand public

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L’ARS Île-de-France vous rappelle que vous sauvez des vies en restant chez vous !
Respectez le confinement et les règles de distanciation sociale pour :
- Vous protéger et protéger les autres
- Casser les chaînes de transmission
- Réduire l’impact du nombre de malades en ville et à l’hôpital
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Résumé : ce qu'il faut savoir

Comment savoir s’il faut appeler le 15, son médecin ou aller à l'hôpital ?

En phase épidémique, les patients sont désormais invités, en cas de symptômes évocateurs du Covid-19 (fièvre, toux, douleurs articulaires…), à contacter leur médecin traitant. Si la maladie s’aggrave (essoufflement, difficultés respiratoires) il faut contacter le SAMU-Centre 15.

En cas de doute, il faut donc désormais privilégier l’appel vers son médecin traitant, et ne réserver le 15 qu’aux appels d’urgence. En tout état de cause, il ne faut pas se rendre à l’hôpital, pour ne pas surcharger les équipes médicales et ne pas risquer de transmettre le virus.

Quels sont les symptômes ?

Les symptômes principaux sont la fièvre ou la sensation de fièvre et la toux.

La perte brutale de l’odorat, sans obstruction nasale et disparition totale du goût sont également des symptômes qui ont été observés chez les malades.

Chez les personnes développant des formes plus graves, on retrouve des difficultés respiratoires, pouvant mener jusqu’à une hospitalisation en réanimation et au décès.

Vous pensez avoir été exposé au Coronavirus COVID-19 et avez des symptômes ?

Vous pouvez répondre à un questionnaire en ligne sur le site  https://maladiecoronavirus.fr/

 

Que faire si je suis atteint par le coronavirus ?

 

Automédication et traitement

Si j’ai des questions relatives à mes traitements en cas de COVID-19 : je ne pratique pas l’automédication. Je me renseigne sur https://www.covid19-medicaments.com/

Evitez toute automédication !

Le traitement d’une fièvre ou des douleurs dans le cadre du COVID19 repose sur le paracétamol, sans dépasser la dose de 60mg/kg par jour et de 3g/jour. Les ventes de paracétamol, seul médicament recommandé contre la fièvre et la douleur dans le contexte de l'épidémie de Covid-19, sont limitées par les autorités sanitaires pour éviter la pénurie.

L’ANSM a annoncé ce mardi 17 mars la limitation à une seule boîte par patient en bonne santé et deux boîtes pour ceux qui présentent des symptômes de douleur ou de fièvre. Une mesure pour éviter des achats de précaution qui pourraient déboucher sur une pénurie de ces produits. Par ailleurs, l’ANSM annonce l’arrêt des ventes sur internet du paracétamol ou ibuprofène.

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens doivent être proscrits ! (nurofen, ibuprofen, advil, antadys…).

Evitez la prise de corticoïdes sans indication médicale stricte.

Au moindre doute, appelez votre médecin traitant ou pharmacien pour un avis adapté à votre situation.

Cette recommandation fait suite aux signalements de plusieurs évènements indésirables liés à l’utilisation des anti-inflammatoire non stéroïdiens chez des patients atteints de covid19 et fait écho à une recommandation antérieure datée d’avril 2019 par l’ANSM qui suggérait le rôle aggravant de ces AINS en cas d’infection.

Sont concernés tous les médicaments AINS avec une indication antalgique et/ou antipyrétique: notamment l’acide tiaprofénique, l’acide méfénamique, acide niflumique, l’alminoprofène, le diclofénac, le fénoprofène, le flurbiprofène, l’ibuprofène, le kétoprofène, le morniflumate et le naproxène.

Confinement 

Pourquoi un confinement total ?

Le confinement est un dispositif mis en place pour ralentir la progression du virus, pour éviter que les personnes les plus vulnérables soient touchées et pour que nos établissements de santé ne soient pas surchargés. Il permet de protéger les hôpitaux de la vague qui arrive pour que tous les cas graves n’arrivent pas en même temps.

En fonction des situations, chacun doit appliquer les recommandations suivantes :

  • Je n’ai pas encore été exposé au Covid-19 à ma connaissance : j’applique en permanence les gestes et comportements qui permettent de freiner l’épidémie.
    • Je reste chez moi et je limite mes déplacements au maximum (courses, essence…) et j’évite tous les rassemblements. J’applique les gestes barrières : je me lave régulièrement les mains, je tousse et éternue dans mon coude, j’utilise des mouchoirs à usage unique et les jette immédiatement, je ne salue pas les autres par une poignée de main ou par une embrassade, je respecte une distance de 1 mètre avec toute autre personne.
  • J’ai été en contact avec un cas confirmé de Covid-19 ou je vis avec un cas confirmé de Covid-19 : je m’isole et je surveille mon état de santé.
    • Je reste à mon domicile, je m’isole 2 semaines, je respecte scrupuleusement les gestes-barrières, je surveille ma température 2 fois par jour, je surveille l’apparition éventuelle de symptômes (toux, difficultés respiratoires, fièvre) et j’adopte le télétravail. Si des symptômes surviennent, je peux appeler mon médecin, mais je ne me déplace pas jusqu’à son cabinet, ni au laboratoire ni aux urgences.
  • J’ai des symptômes (toux, fièvre) qui me font penser au Covid-19
    • Je reste à domicile, j’évite les contacts, j’appelle un médecin si besoin et ne me rends pas directement au cabinet, au laboratoire ou aux urgences ou j’appelle le numéro de permanence de soins de ma région. Je peux également bénéficier d’une téléconsultation. Si les symptômes s’aggravent avec des difficultés respiratoires et signes d’étouffement, j’appelle le SAMU-Centre 15.

Quand pourrons-nous voir les effets du confinement ?

Les bénéfices du confinement devraient se faire ressentir à partir de 10 à 14 jours, durée d’incubation du virus. C’est pourquoi, il est important qu’il soit strictement observé par tous. La seule façon d’interrompre la circulation du virus et donc la progression de l’épidémie, c’est d’interrompre la circulation des personnes.

Chaque personne atteinte contamine en moyenne 2 personnes. La courbe est donc exponentielle, elle accélère de plus en plus vite. Aujourd’hui, il est nécessaire de respecter la distanciation sociale pour casser la chaîne de contamination, pour ralentir la progression du virus.

Certaines personnes sont-elles prioritaires pour effectuer le test de dépistage ?

En phase épidémique, le principe est de ne plus tester systématiquement les personnes symptomatiques. Il n’y pas de droit à être dépisté, et pas d’intérêt particulier à le faire pour la population générale. Après consultation du Haut Conseil de Santé Publique (HCSP), les tests ne seront plus réalisés de manière systématique et seront destinés en priorité à quatre types de populations :

  • les personnes fragiles présentant des symptômes évocateurs du COVID-19, à risque de développer des complications (insuffisants respiratoires, immunodéprimés) ;

  • les deux premières personnes présentant des symptômes évocateurs du COVID-19 dans les structures médico-sociales, notamment les maisons de retraites, et dans les structures collectives hébergeant des personnes vulnérables, pour prendre des mesures immédiates afin d’éviter une transmission entre les résidents ;

  • les personnes hospitalisées présentant des symptômes évocateurs de COVID-19 car il faut pouvoir comprendre rapidement l’état du patient et éviter les transmissions ;

  • les professionnels de santé présentant des symptômes évocateurs de COVID-19.

Pourquoi ne plus tester tous les patients avec symptômes ?

Devant l’augmentation du nombre de cas, la recherche systématique de contacts est devenue inutile. Tester tous les patients présentant des symptômes conduirait à saturer la filière de dépistage alors que pour les cas graves et les structures collectives de personnes fragiles, le dépistage permet de prendre des mesures immédiates. Le décompte des cas ne se fonde plus uniquement sur les cas diagnostiqués biologiquement, mais sur des estimations épidémiologiques, comme cela se fait pour la grippe tous les ans (nombre de consultations, nombre de cas graves ou de décès…). Ces modifications reflètent donc une volonté d’adapter la réponse en fonction de l’évolution de la propagation du coronavirus dans les différents territoires.

Comment se passent les tests ?

Pour les populations concernées, il y a plusieurs possibilités :

  • pour les patients diagnostiqués à l’hôpital ou avec signes de gravité, ces tests seront réalisés dans les hôpitaux ;

  • pour les autres patients répondant aux critères de dépistage, il est désormais possible d’être testé dans les laboratoires en ville, après contact du médecin traitant et prescription médicale. Les prélèvements seront réalisés à domicile. Il ne faut en aucun cas se rendre directement dans les laboratoires de biologie, mais les appeler au préalable, et seulement si on a une prescription médicale, car il existe un grand risque de contaminer d’autres malades, notamment les plus fragiles.

Concernant les patients non testés, ils seront diagnostiqués COVID-19 sur signes cliniques par un médecin. Les modalités de prise en charge médicale entre patients testés ou non restent identiques.

Le Haut Comité de Santé Publique considère que les personnes à risque de développer une forme grave d’infection au covid-19 sont les suivantes :

  • Les personnes âgées de 70 ans et plus. Les personnes entre 50 ans et 70 ans doivent être surveillés de façon plus rapprochée que le reste de la population ;

  • Les personnes présentant une insuffisance rénale chronique dialysée et une insuffisance cardiaque ;

  • Les malades atteints de cirrhose au stade B au moins ; 

  • Les patients aux antécédents cardiovasculaires : hypertension arterielle, ATCD d’accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, chirurgie cardiaque ;

  • Les personnes diabétiques insulinodépendants ou présentant des complications secondaires à leur pathologie (micro ou macro angiopathie) ;

  • Les personnes en insuffisance respiratoires chroniques sous oxygénothérapie ou asthme ou mucoviscidose ou toute pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale ;

  •  Les personnes avec une immunodépression :

    • médicamenteuses (chimiothérapie anti cancéreuse, immunosuppresseur, biothérapie et/ou une corticothérapie à dose immunosuppressive) ;

    • liée à une infection au VIH non contrôlé

    • liée à une greffe d’organe solide ou de cellules souche hématopoïétiques, et atteintes d’hémopathie maligne en cours de traitement,

    • présentant un cancer métastasé,

  • Les femmes enceintes ;

  • Les personnes présentant une obésité morbide.

Pour en savoir plus sur les publics spécifiques, rendez-vous sur le site du gouvernement (rubrique “Consignes sanitaires”).

Personnes de plus de de 60 ans et/ou en situation de maladies chroniques

Comme toutes les infections virales, les personnes âgées sont plus exposées aux complications liées aux virus. Il est recommandé de respecter strictement les gestes barrières (se laver régulièrement les mains ; tousser et éternuer dans un mouchoir à usage unique ou dans son coude ; ne pas serrer les mains et éviter les embrassades) et d’appeler le 15 en cas de complications des symptômes (difficultés respiratoires et/ou dégradation de l’état général).

Il est également recommandé aux personnes de plus de 60 ans de :

  • rester, si possible et sauf raison impérative, chez soi ;

  • réduire considérablement les sorties et déplacements au strict minimum ;

  • limiter au maximum les rencontre avec les proches et notamment les plus jeunes.

Pour les personnes prenant un traitement immunosuppresseur (dont le système immunitaire peut être affaibli par des chimiothérapies et radiothérapies, par une greffe d’organes, par une pathologie chronique…), il est recommandé de ne pas suspendre ou reporter les traitements, mais d’appliquer les gestes barrières (se laver régulièrement les mains ; tousser et éternuer dans un mouchoir à usage unique ou dans son coude ; ne pas serrer les mains et éviter les embrassades) et d’appeler le 15 en cas de complications des symptômes (difficultés respiratoires et/ou dégradation de l’état général).

Femmes enceintes

Les femmes enceintes sont plus à risque face aux infections virales.  Au cours du 3e trimestre de la grossesse, elles ont un risque accru de développer une forme sévère de la maladie liée au COVID-19. Les femmes enceintes testées positives au COVID-19 mais sans signe de gravité respiratoire, sans pathologie chronique associée et sans problème obstétrical n’ont pas besoin d’être hospitalisées. Il est recommandé aux personnes enceintes d’être particulièrement attentives à respecter les «gestes barrière» (1. Se laver les mains très régulièrement ; 2. Tousser ou éternuer dans son coude ou son mouchoir ; 3. Utiliser des mouchoirs à usage unique ; 4. Saluer sans se serrer la main et éviter les embrassades), à éviter les contacts rapprochés avec les personnes malades qui présentent des symptômes grippaux. Il leur est également recommandé de limiter les visites à l’hôpital ou dans les lieux de soins aux seules consultations nécessaires à leur suivi et à leur accouchement. Les visites à la maternité sont limitées aux seuls parents des nouveau-nés.

A cette date, l’existence d’une transmission intra-utérine de la mère  à son enfant pendant la grossesse n’a pas été prouvée. Pour éviter les risques de transmission après la naissance, des mesures de protection du nouveau-né sont recommandées (masque pour la mère, lavage des mains…), mais l’allaitement est possible.

Si la personne concernée présente une fièvre, une toux sèche et/ou une difficulté respiratoire, il est recommandé de contacter le médecin traitant ou le référent obstétrical d’abord par téléphone, ou bien le 15. Les directives pour une prise en charge seront indiquées ainsi que la nécessité ou non d’un prélèvement COVID. 

Les recommandations spécifiques pour les femmes enceintes sont élaborées avec la validation du Collège national des gynécologues-obstétriciens français (CNGOF) et sont mises à jour toutes les semaines en lien avec l’évolution de la pandémie COVID-19 sur le territoire. Les recommandations pour les services de néonatologie élaborées par la Société française de néonatologie et validées par la Direction générale de la santé ont été diffusées aux maternités et services de néonatologie d’Île-de-France.

Personnes vivant avec le VIH

Dans l’attente de résultats des études sur le sujet, les experts s’accordent sur l’hypothèse que les personnes infectées par le VIH ne seraient a priori pas plus à risque que les autres, de développer une forme grave de COVID-19 à condition d’avoir des CD4 suffisants (>200/mm3) et un virus contrôlé sous traitement antiviral.

Il est recommandé d’être particulièrement attentif aux « gestes barrières » (1. Se laver les mains très régulièrement ; 2. Tousser ou éternuer dans son coude ou son mouchoir ; 3. Utiliser des mouchoirs à usage unique ; 4. Saluer sans se serrer la main et éviter les embrassades), et d’éviter les contacts rapprochés avec les personnes qui présentent des symptômes grippaux.

Pour rappel, la recommandation de vaccination contre la grippe et le pneumocoque pour les personnes vivants avec le VIH est toujours d’actualité.

Si la personne concernée présente une fièvre et une toux sèche et ou une difficulté respiratoire, il est recommandé de contacter le médecin traitant ou le référent VIH d’abord par téléphone, ou bien le 15.  Les directives pour une prise en charge seront indiquées ainsi que la nécessité ou non d’un prélèvement COVID. 

Afin d’éviter des déplacements et des attentes en salle de consultations, des téléconsultations vont être organisées avec vos médecins par la plupart des hôpitaux. Les équipes médicales restent disponibles pour toute consultation d’urgence. 

Personnes à la rue

Le préfet de région, en lien avec l’ARS Île-de-France, a annoncé le 19 mars l’ouverture de deux centres d’hébergement dédiés à la prise en charge de personnes sans-abri contaminées par le Covid-19 et dont la situation ne nécessite pas d’hospitalisation :

  • dans le 14e arrondissement de Paris, 73 places dédiées aux familles, gérées par l’opérateur Aurore, assisté par le personnel médical de la Protection maternelle Infantile de Paris ;

  • dans le 18e arrondissement de Paris, 70 places pour hommes adultes isolés, gérées par l’opérateur France Horizon, assisté du personnel de la Croix-Rouge.

D’autres centres de ce type ouvriront dans les prochaines semaines dans tout le reste de l’Île-de-France. Deux centres sont déjà en cours d’ouverture à Nanterre (50 places) et à Argenteuil (40 places dans un hôtel) et des travaux sont menés par les préfets de département, en lien avec l’ARS Île-de-France, pour qu’un centre adapté ouvre dans chaque département. 

La ville de Paris a également proposé le recours à des gymnases : 3 gymnases ouvrent dans ce cadre (dans les 11e, 17e et 19e arrondissements), pour pouvoir procéder aux mises à l’abri nécessaires.

L’ouverture de ces centres permettra aux personnes qui vivent soit à la rue, soit dans des structures d’hébergement d’urgence, de bénéficier d’une prise en charge en isolement, tout en diminuant les risques qu’elles contaminent autrui. Les personnes accueillies seront logées en chambre individuelle pendant 14 jours et bénéficieront d’un suivi de santé par du personnel habilité. En cas d’aggravation de leurs symptômes, elles seront transférées vers un centre hospitalier.

Personnes détenues 

Des mesures ont été envoyées aux établissements pénitenciers : prévenir et sensibiliser les personnes détenues, mettre à leur disposition des équipements pour respecter les gestes barrières (savon par exemple), identifier des cellules individuelles pour héberger les personnes détenues concernées par les mesures de prévention ainsi qu’un lieu pour isoler la personne en attendant l’intervention d’une équipe médicale en cas de symptômes.

Lorsque qu’un détenu est positif au COVID-19, il faut se référer aux recommandations nationales pour les établissements de santé en ce qui concerne la gestion des cas confirmés.

Que sont les gestes barrières ? 

Le virus ne circule pas tout seul, c’est l’homme, porteur du virus, qui circule donc les mesures suivantes sont des mesures de bon sens.

Face aux infections respiratoires, il existe des gestes simples pour préserver votre santé et celle de votre entourage :

  • Se laver les mains très régulièrement.
  • Tousser ou éternuer dans son coude.
  • Utiliser des mouchoirs à usage unique.
  • Saluer sans se serrer la main, éviter les embrassades.

Les affiches, déjà traduites en 9 langues, sont téléchargeables sur le site du Ministère. Tous les supports pour le public sont déposés au fil de leur production sur cette page de questions/réponses sur le Coronavirus.

L’ARS Île-de-France mobilise ses partenaires pour diffuser ces supports auprès des publics les plus fragiles.

Le port du masque est recommandé uniquement pour les malades symptomatiques pour éviter de diffuser la maladie.

Suivi en ligne

Voir aussi Coronavirus (Covid-19) : où trouver des informations fiables ? (affiches, sources de références..)

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