La santé avance en Île-de-France

Contamination d’espaces publics extérieurs par le plomb : l’avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire

Actualité
Date de publication
Visuel
Actualité - visuel générique
Suite à la saisine de la Direction générale de la santé et de la Direction générale du travail, sollicitées par l’ARS Île-de-France, l’ANSES a rendu publique aujourd’hui, le 7 février 2020, son avis d’expertise sur la contamination d’espaces extérieurs par le plomb.
Corps de texte

Dans la gestion des suites de l’incendie de Notre-Dame, l’ARS-IDF a en effet mis en œuvre des mesures destinées évaluer et limiter les risques pour la santé liés à la pollution au plomb. Des prélèvements et des dépistages ont notamment été préconisés pour les structures accueillant de jeunes enfants se situant dans un périmètre de 500m autour de la cathédrale, ou dans un périmètre de 300m autour d’un prélèvement sur la voirie révélant une densité supérieure à 5000 µg/m2 de plomb dans les poussières prélevées au sol.

Les recommandations émises par l’ANSES, dans le cadre de cet avis, convergent vers le travail initié par l’ARS Île-de-France au lendemain de l’incendie de la cathédrale Notre-Dame. Les mesures préconisées sont en effet celles qui ont été prises :

  • prendre en compte les poussières déposées sur les surfaces des espaces publics extérieurs comme source possible d’exposition et, plus particulièrement, dans les lieux fréquentés par les enfants, en réalisant des prélèvements sur ces surfaces ;
  • cibler plus particulièrement les lieux fréquentés par les enfants pour réduire durablement la contamination des surfaces ;
  • rappeler les gestes de prévention (respect des gestes d’hygiène des mains, nettoyage humide des surfaces des espaces intérieurs…) ;
  • inciter au dépistage des publics pour lesquels une exposition au plomb représente le risque sanitaire le plus important, c’est-à-dire les enfants et les femmes enceintes, fréquentant des espaces extérieurs contaminés. A ce sujet, l’ANSES relève, comme l’ARS avait déjà pu en faire le constat, que les plombémies effectuées après l’incendie dans les arrondissements proches de Notre-Dame sont comparables à celles des études existantes en population générale.

En soulignant que les actions engagées par l’ARS sont «en phase avec (les) recommandations» de l’ANSES, cet avis vient à apporter un appui scientifique et méthodologique à la démarche visant à documenter le «bruit de fond» existant à Paris. L’ARS va donc poursuivre ce travail et mandater, dans les prochains jours, des experts de différents laboratoires pour réaliser une étude pilote visant à définir une méthode de prélèvements harmonisée.

Parallèlement, l’ARS a demandé à la DGS de saisir le Haut Conseil de Santé Publique pour l’interroger sur une révision, nécessaire ou non, des seuils sanitaires et des mesures de gestion liés au plomb.

«L’ensemble de ces travaux permet de faire progresser notre connaissance de l’exposition au plomb dans notre environnement et d’affiner, si nécessaire, nos réponses sanitaires pour y faire face», commente Aurélien Rousseau, Directeur général de l’ARS. Ils s’inscrivent dans la dynamique portée par l’ARS dès le lendemain de l’incendie et guidée par le principe de précaution, visant à protéger la santé des populations face aux conséquences de cet évènement inédit.