La santé avance en Île-de-France

Attractivité des professions de santé en Île-de-France : l’ARS engage une dynamique collective

Communiqué de presse
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Communiqué de presse
L’attractivité des métiers médicaux et paramédicaux est un enjeu majeur pour renforcer l’offre de soins et améliorer la prise en charge des patients. C’est dans cet objectif que l’ARS Île-de-France a réuni le 10 juillet, en partenariat avec le Conseil régional, les fédérations hospitalières du public et du privé et l’AP-HP pour un séminaire consacré aux ressources humaines en santé.
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L’ARS Île-de-France se mobilise pour renforcer l’attractivité des professions de santé et des établissements de santé de la région, en initiant une mobilisation collective inédite en matière de RH en santé, qui a pour objectifs de coordonner les actions et de mutualiser les leviers de chacun afin de les rendre plus efficaces. Elle a ainsi réuni, avec le Conseil régional, ses partenaires (fédérations hospitalières du public et du privé – FHF, FEHAP, FHP et AP-HP) le 10 juillet dans le cadre d’un séminaire, première pierre à un plan d’actions commun ambitieux.

En préparation de ce séminaire, une enquête a été menée au cours du mois de juin auprès des établissements de la région sur les vacances de postes paramédicaux, afin d’objectiver un diagnostic commun de l’état des ressources humaines en santé de la région. Les remontées déclaratives confortent l’idée que quelques métiers concentrent la majeure partie des difficultés de recrutement.

Résultats de l’enquête sur les postes paramédicaux vacants*

  • masseurs-kinésithérapeutes (16,9% de postes de vacants)
  • infirmiers de blocs opératoires (12,8%)
  • orthophonistes (11,1%)
  • manipulateurs radio (6,0%)
  • infirmiers anesthésistes (6,6%)
  • infirmiers (4,7%)
  • aides-soignants (3,5%)

*données moyennes, issues des déclarations d’établissements volontaires

Une deuxième enquête, menée sur la même période auprès des étudiants en fin de formation dans les instituts de formation paramédicaux de la région, a permis de mieux identifier les attentes de ces futurs professionnels de santé ainsi que les atouts de la région Île-de-France. Elle a mis en évidence le caractère déterminant des stages réalisés au cours de la formation pour le choix du premier lieu d’exercice professionnel.

Ces deux enquêtes ont conduit à dégager 3 axes de travail prioritaires, desquels seront déclinées des actions portant sur :

  • l’attractivité des métiers paramédicaux et de leur exercice en établissement de santé
  • la conciliation vie professionnelle / vie privée
  • l’amélioration des conditions de travail

Les établissements franciliens font face à des difficultés d’attractivité des formations, de recrutement, de fidélisation et de bonne répartition sur le territoire des professionnels de santé. Ces difficultés sont hétérogènes selon les professions, avec des causes qui peuvent être spécifiques à un métier, comme l’attrait de l’exercice libéral pour les masseurs-kinésithérapeutes, ou plus générales (coût de la vie en Île-de-France, difficultés de logement, de transport…).

Les ressources humaines en santé sont au cœur de Ma Santé 2022 et constituent à ce titre une mission prioritaire pour l’Agence, qui, par sa connaissance fine des difficultés et ses liens avec les différents acteurs, est la plus à même de coordonner efficacement ce travail.

Ce séminaire a permis de mobiliser les fédérations et l’AP-HP, autour de l’ARS et du Conseil régional, pour engager des travaux notamment sur :

  • la mise en place d’un observatoire régional permettant d’avoir une meilleure connaissance des professions paramédicales en tension ;
  • la formation, afin de renforcer l’accompagnement des étudiants pendant leur cursus, notamment par l’amélioration de la politique des stages des établissements,  l’exploration de dispositifs pédagogiques innovants ou une mobilisation forte des partenaires pour promouvoir l’attractivité des formations paramédicales ;
  • la fidélisation des professionnels, avec notamment le partage et la diffusion de bonnes pratiques en faveur de la fidélisation des professionnels (horaires adaptés, organisation de prises en charge, etc.), le développement des délégations d’activités entre professionnels de santé, ou encore le développement de l’exercice partagé entre plusieurs structures ;
  • la conciliation vie publique vie privée avec une attention particulière portée au logement, aux modes de garde d’enfant et aux transports.

Le séminaire du 10 juillet, concentré sur les établissements de santé, est la première session d’un travail plus large qui concerne tous les personnels soignants, paramédicaux et médecins, et qui continuera à la rentrée par une réflexion plus spécifique sur le secteur médico-social.

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