La santé avance en Île-de-France

Appel à innovateurs : les acteurs de la santé d’Île-de-France invités à proposer leurs idées innovantes

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L’Agence régionale de santé Île-de-France lance un appel à innovateurs pour améliorer le service rendu aux usagers et faire tomber des obstacles du quotidien en s’appuyant sur les outils numériques.
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L’Agence régionale de santé Île-de-France s’engage dans une démarche collaborative pour améliorer le système de santé et médico-social en s’appuyant sur l’intelligence collective et les outils numériques. Elle adresse à ses collaborateurs et à tous ses partenaires un appel à innovateurs pour faire émerger des solutions innovantes susceptibles d’améliorer le système de santé et médico-social à l’aide des outils numériques. Les projets sélectionnés bénéficieront d’un accompagnement personnalisé, à travers le dispositif Start-ups d’État, pour permettre leur développement.

Des idées simples pour améliorer le quotidien

L’appel à innovateurs repose sur le fait que, parmi toutes les personnes qui composent le système de santé et médico-social en Île-de-France, certaines ont en tête des idées et des solutions nées de leurs pratiques quotidiennes qui ne demandent qu’à être accompagnées pour voir le jour et être déployées plus largement. Rendre possibles des idées simples imaginées par des acteurs du terrain pour améliorer le service rendu aux usagers et surmonter des obstacles du quotidien est l’ambition de cette démarche.

Les innovateurs ont jusqu’au 17 juin 2019 pour soumettre leur projet. Les candidats présélectionnés présenteront ensuite leurs projets à un jury présidé par Aurélien Rousseau, Directeur général de l’ARS Île-de-France, le 28 juin.

L’appel à innovateurs s’adresse très largement à tous les acteurs franciliens du système de santé : les collaborateurs de l’Agence, les collaborateurs des établissements de santé et médico-sociaux, les acteurs du champ ambulatoire, les professionnels de la prévention et de la promotion de la santé.

Accompagner la concrétisation des idées sélectionnées

Les lauréats sélectionnés par le jury seront accompagnés par les équipes de beta.gouv.fr dans le cadre du programme Start-ups d’État pour mener à bien le développement de leurs solutions. Ils pourront être dégagés de leurs tâches habituelles pour une période pouvant s’étendre à 6 mois, tout en conservant les mêmes modalités de rémunération.

Comment candidater ?

Les candidatures se font via la plateforme de démarche simplifiée beta.gouv.fr. Les innovateurs doivent présenter leur projet de manière synthétique en exposant l’obstacle/le problème à résoudre et la solution proposée. Les projets seront sélectionnés selon des critères liés à l’ampleur du problème de politique publique visé, la faisabilité, l’efficience, les motivations du porteur de projet, etc. 

Candidater sur démarches-simplifiées

« L’appel à innovateurs s’adresse à tous les acteurs du système de santé sur le terrain, comme dans l’administration. Tous les projets n’aboutiront pas, certains ne seront pas réalisables, mais c’est le principe même de notre démarche, tester, expérimenter et permettre aux solutions efficaces de voir le jour », précise Aurélien Rousseau, Directeur général de l’ARS Île-de-France. 

------ Foire aux questions ------

Qui peut déposer un projet en réponse à l’appel à innovateurs ?

L’appel à innovateurs s’adresse très largement à tous les acteurs franciliens du système de santé :

  • les collaborateurs de l’Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France,
  • les collaborateurs des établissements de santé et médico-sociaux,
  • les acteurs du champ ambulatoire,
  • les professionnels de la prévention et de la promotion de la santé.

Ces personnes peuvent être agents publics ou non.

Quelles informations doivent être renseignées pour répondre à l’appel à innovateurs ?

Pour déposer un dossier, le porteur est invité à décrire brièvement :

  • son profil : civilité, nom, prénom, téléphone, profession, structure d’exercice, adresse postale professionnelle,
  • le problème identifié (le nombre de caractères n’est pas limité), 
  • la solution numérique proposée pour y répondre (le nombre de caractères n’est pas limité).

La description du problème et de la solution numérique pour y répondre n’étant pas limitée par un nombre de caractères, il est recommandé d’être le plus précis possible.

Une même personne peut-elle déposer plusieurs projets ?

Une même personne peut déposer plusieurs projets sur la plateforme démarches-simplifiées.fr sans limitation de nombre.

Quel cadre de protection de la propriété intellectuelle s’applique durant le développement de la solution numérique ?

Tous les développements se font en « open source » (ou « code source ouvert ») avec une licence ouverte. Cela signifie que le code est accessible au public, et que tout le monde peut contribuer à son développement.

Conformément à la loi pour une République Numérique, le code est publié sous une des licences libres homologuées. S'il y a un risque de réappropriation nuisible au service, la licence AGPL-3.0 est une licence souvent utilisée. Dans le cas contraire, la licence MIT est un choix fréquent.

Pour en savoir plus, voir une Politique de contribution aux logiciels libres de l’État.

Qu’est-ce qu’une Start-up d’État  ?

Une start-up d’État est une équipe dédiée et autonome (une personne ou une équipe) qui développe une solution à un problème de politique publique avec une approche incrémentale. Cette personne ou équipe est financée par l’administration porteuse de cette démarche, sur la base de l’évaluation de son impact.

Elle n’a pas pour objectif de faire du profit et n’a souvent pas de personnalité juridique propre – même si elle peut devenir une association, un GIP (groupement d’intérêt public) ou un service au sein d’une administration.

Elle dispose de 6 mois pour faire la preuve de son impact et n’est refinancée que si c’est le cas.

Aller plus loin

Le programme Start-ups d’État

Inspirée du mode de fonctionnement des start-ups, beta.gouv.fr, structure rattachée aux services du Premier ministre, propose un appui opérationnel pour faire émerger des solutions innovantes au sein des administrations en appliquant le programme Start-ups d’État.

La méthode Start-ups d’État repose sur le principe d’intrapreunariat pour faire émerger parmi les agents des administrations des équipes autonomes, libérées de leurs taches habituelles, dédiées au développement d’une solution à un problème de politique publique dans une perspective d’amélioration de la réponse aux besoins des usagers.

A travers ce programme, beta.gouv.fr entend sortir des écueils des méthodes traditionnelles de développement, jugées trop longues, au risque d’aboutir après plusieurs années de travail et d’investissement à des résultats qui ne correspondent plus aux besoins des utilisateurs. Le programme Start-ups d’État s’inscrit ainsi dans des méthodes plus agiles, basées sur l’expérimentation.

La méthode Start-ups d’État a pour objectifs - ambitieux - d’améliorer simultanément le service public rendu aux usagers, le quotidien des agents qui le produisent et l’utilisation de l’argent public.

Depuis 2013, 86 start-ups d’État ont été créées parmi lesquelles :

  • La bonne boîte, un outil d'aide au ciblage des candidatures spontanées pour les demandeurs d’emploi qui permet d’identifier les entreprises avec un fort potentiel d’embauche. La solution a été imaginée par deux salariés de Pôle emploi, partant du constat que, alors que Pôle emploi travaillait traditionnellement à partir d’offres d’emploi lui parvenant, les trois quarts des recrutements ont lieu aujourd’hui via des candidatures spontanées, sans publication préalable d’offres.
  • Mes Aides, un outil qui permet de déterminer en moins de sept minutes l'éligibilité à plus de 28 aides sociales, initié par un agent du Secrétariat général pour la modernisation de l’action publique en lien avec Ministère des solidarités et de la santé.
  • Mes remboursements simplifiés (en accélération chez beta.gouv.fr), une plateforme numérique qui permet aux assurés sociaux de se faire rembourser en moins d’une semaine leurs frais d’utilisation de leurs véhicules personnels ou de transports en commun sur prescription médicale.